Bénin : à Dogbo, il agresse sexuellement une fillette de 8 ans, la CRIET confirme 7 ans de prison

La chambre d’appel de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a confirmé, en dernière instance, la condamnation d’un homme reconnu coupable d’agression sexuelle sur une enfant de 8 ans, selon les informations rapportées le 3 septembre par la chronique « Les Échos de la CRIET ». La peine initiale a été ramenée de 10 à 7 ans de prison, dont 5 ans ferme, pour atteinte sexuelle sur mineure.

Les faits reprochés

Selon les éléments de la procédure, les faits se sont déroulés le 19 novembre 2023 à Rédogli, localité de la commune de Dogbo, dans le département du Couffo. Une fillette de 8 ans se trouvait avec deux camarades lorsqu’un homme de 30 ans, identifié comme MASSAEDE Maurice, se serait approché du groupe et l’aurait injurié. Les deux autres enfants auraient pris la fuite, laissant la victime seule face à l’agresseur, qui l’aurait alors immobilisée avant de commettre l’agression sexuelle.

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Le verdict rendu par la justice

Le dossier a été porté devant le ministère public, aux côtés de l’Institut national de la femme (INF) et de la victime, contre Massaèdè Maurice. Une première décision, rendue le 24 avril 2024, avait condamné l’accusé à 10 ans d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende d’un million de francs CFA et de 200 000 francs CFA de dommages et intérêts. En appel, la peine a été ramenée à 7 ans de prison, dont 5 ans ferme, pour atteinte sexuelle sur mineur de moins de 13 ans.

Selon les données de la Cinquième Enquête Démographique et de Santé du Bénin (EDSB-V, 2017-2018), 10 % des femmes âgées de 15 à 49 ans déclarent avoir subi des violences sexuelles à un moment de leur vie, dont 4 % avant l’âge de 18 ans et 2 % avant 15 ans, d’après une étude publiée en 2024 par la Faculté des sciences de la santé de l’Université d’Abomey-Calavi. Les chercheurs relèvent que les conséquences de ces violences sur les victimes mineures touchent aussi bien la sphère psychologique que physique, avec un risque de stress post-traumatique et de troubles durables.

L’INF a rappelé, dans sa déclaration qu « aucun adulte n’a le droit de porter atteinte à l’intégrité d’un enfant ». L’institut a insisté sur la nécessité d’une vigilance partagée entre parents, enseignants, voisins et autorités locales pour prévenir ce type d’agression.

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