Selon Axios, la Maison-Blanche pourrait lever une partie des sanctions et de rendre à Téhéran des avoirs bloqués, si et seulement si l’Iran pose des actes vérifiables sur son programme nucléaire. L’offre arrive au moment où le Qatar et le Pakistan s’efforcent de relancer le dialogue entre les Etats-Unis et l’Iran.
Un responsable américain a, par ailleurs, indiqué à Axios lundi 28 septembre que Donald Trump était prêt à échanger un assouplissement des sanctions et la restitution de fonds gelés contre des « progrès concrets » de l’Iran sur le nucléaire. Washington venait pourtant d’écarter la dernière proposition de cessez-le-feu iranienne.
Les deux parties n’ont cependant pas les mêmes objectifs initiaux. L’Iran voudrait d’abord régler les tensions autour du détroit d’Ormuz. Quant à elle, l’administration Trump place le dossier nucléaire en tête et en fait la condition de tout accord.
Des négociations indirectes sous médiation
Des émissaires qataris doivent rencontrer des responsables américains en début de semaine, et le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, doit s’entretenir avec eux à New York, selon l’agence IRNA. Le Pakistan participe aussi à la médiation. Côté américain, l’on salue un climat « positif et constructif » et affirme que Téhéran se montre souple sur le nucléaire. Elle reconnaît que des divergences subsistent et qu’aucun accord ne sera possible tant que ce sujet ne sera pas réglé. Aucune réaction officielle de l’Iran n’a été relevée, et l’information repose sur une seule source américaine anonyme.



