Guerre en Iran : Téhéran met les États-Unis au défi d'envoyer des troupes au sol

Aucune force terrestre américaine n’a été engagée en Iran depuis le début du conflit fin février 2026. Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaei, a interpellé Washington sur ce point samedi, lors d’un entretien accordé à Al Jazeera.

Un défi lancé sur les frappes aériennes

Rezaei reproche à l’armée américaine de se limiter à des bombardements sans engagement au sol. « Pourquoi les divisions aéroportées ne viennent-elles pas ? Pourquoi les forces terrestres américaines n’entrent-elles pas en Iran ? », a-t-il demandé, cité par le média indien Free Press Journal. Selon lui, les forces américaines se contentent de « bombarder depuis le ciel puis de repartir ».

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Le responsable affirme que l’armée iranienne a revu sa doctrine face aux frappes aériennes américaines et se dit désormais mieux équipée pour y répondre. Toute nouvelle offensive américaine entraînerait, selon lui, une réplique iranienne plus lourde visant les bases et intérêts américains dans la région.

Un dialogue tenu en parallèle avec Doha

Le défi militaire s’accompagne d’un volet diplomatique. Rezaei a indiqué que Téhéran avait transmis, par l’intermédiaire du médiateur qatari, ses conditions pour mettre fin au conflit. Trois exigences ont été formulées : l’arrêt des combats sur tous les fronts, le déblocage des fonds iraniens gelés et la levée du blocus naval américain.

L’Iran attend désormais une réponse du président américain Donald Trump, a précisé Rezaei, selon des propos rapportés par Al Jazeera. Le Pakistan participe également aux consultations engagées avec les autorités américaines depuis l’expiration du précédent accord de désescalade.

Une guerre entamée en février 2026

Le conflit a débuté le 28 février 2026, après des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. Un protocole d’accord signé en juin, censé encadrer une désescalade entre les deux pays, a expiré le mois dernier sans être renouvelé.

Depuis, les tensions se sont concentrées autour du détroit d’Ormuz, que l’Iran maintient fermé, tandis que Washington poursuit son blocus des ports iraniens du sud. Le Brent est repassé au-dessus des 100 dollars le baril pour la première fois depuis juillet, les attaques répétées contre des pétroliers empruntant ce passage stratégique ayant réduit le trafic maritime dans la zone. Rezaei occupe le poste de secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien depuis début août 2026, succédant à Mohammad Bagher Zolghadr.

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