La Chambre des représentants américaine a adopté mardi 15 septembre une nouvelle résolution visant à retirer les forces américaines des hostilités avec l’Iran. Le texte a recueilli 220 voix contre 204, dont celles de sept républicains, un nombre supérieur à celui enregistré lors des précédentes tentatives.
Sept républicains votent pour le retrait
La résolution, portée par le démocrate Seth Moulton, s’appuie sur la War Powers Resolution, la loi qui encadre les pouvoirs du président en matière d’engagement militaire. Elle demande au président Donald Trump de retirer les forces américaines des hostilités avec l’Iran.
Les sept républicains ayant voté pour sont Nancy Mace, Mariannette Miller-Meeks, Zach Nunn, Tom Barrett, Brian Fitzpatrick, Warren Davidson et Thomas Massie. Les quatre derniers avaient déjà soutenu les précédentes résolutions sur les pouvoirs de guerre. Mace, Miller-Meeks et Nunn rejoignent donc pour la première fois ce groupe sur ce dossier. Le vote a reçu le soutien des 213 démocrates ayant participé au scrutin, tandis que 203 républicains et un indépendant ont voté contre.
Il s’agit du troisième vote de la Chambre visant à limiter les pouvoirs de guerre de Trump concernant l’Iran. Une résolution similaire avait été approuvée le 23 juillet par 214 voix contre 208.
Le texte adopté mardi ne met toutefois pas directement fin aux opérations militaires américaines. Son éventuel examen par le Sénat reste incertain, alors qu’une précédente résolution adoptée par la Chambre en juillet n’a pas encore abouti dans cette chambre.
Des bases américaines endommagées par les frappes iraniennes
Le nouveau vote intervient alors que les conséquences militaires du conflit se poursuivent. Des images obtenues et vérifiées par CBS News montrent des dégâts sur plusieurs positions américaines au Moyen-Orient après des frappes iraniennes de missiles et de drones.
À la base aérienne de Prince Sultan, en Arabie saoudite, l’une des images montre un avion E-3 Sentry lourdement touché. L’arrière de l’appareil, qui emporte un système radar utilisé pour la surveillance aérienne et le renseignement, apparaît détruit, avec le fuselage fortement brûlé. D’autres clichés montrent des bâtiments et des baraquements endommagés.
Des dégâts avaient également été signalés quelques jours auparavant sur la base de Muwaffaq Salti, en Jordanie. Selon CBS News, un A-10 aurait perdu une aile après une frappe iranienne, tandis qu’environ huit F-15 auraient subi des dommages légers avant d’être remis en service.
Le coût militaire du conflit augmente
Le vote intervient aussi alors que le coût des opérations américaines fait l’objet de nouvelles estimations. Le Congressional Budget Office évalue à environ 38 milliards de dollars les dépenses directes engagées entre le 28 février et le 1er août. Cette estimation exclut les réparations des bases endommagées. Le CBO estime également que le conflit pourrait coûter 2 à 3 milliards de dollars supplémentaires par mois s’il se poursuit.
L’organisme souligne que les munitions représentent une part importante de ces dépenses. L’utilisation intensive de missiles intercepteurs a également réduit les stocks disponibles aux États-Unis, laissant un inventaire inférieur à son niveau habituel pour plusieurs années.



