Le vice-président JD Vance a refusé jeudi 3 septembre 2026 de qualifier de « guerre » le conflit qui oppose les États-Unis à l’Iran, malgré la reprise des frappes américaines et les représailles iraniennes dans la région. Le vice-président JD Vance n’a également avancé aucune échéance pour mettre fin aux hostilités.
Lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, Vance a estimé que les opérations militaires actuelles ne correspondaient plus à une guerre au sens où l’entend l’administration américaine. « Je n’appellerais pas cela une guerre. Pour l’instant, il n’y a pas de tirs actifs », a-t-il déclaré, selon les rapports de plusieurs médias.
Cette déclaration intervient pourtant après une nouvelle série de frappes américaines contre des positions iraniennes. L’Iran a répondu par des attaques dans la région, dont une visant le Koweït, allié de Washington. Ces échanges ont ravivé les tensions après une période durant laquelle les principales opérations militaires avaient diminué.
Vance ne fixe aucune date pour la fin des hostilités
Le vice-président américain n’a pas voulu prévoir quand les combats prendraient fin. Selon Reuters, il a lié la perspective d’une sortie de crise à l’arrêt des attaques iraniennes contre les navires commerciaux qui empruntent le détroit d’Ormuz. Washington affirme également qu’aucune négociation avec Téhéran n’est actuellement prévue tant que ces attaques se poursuivent.
Cette position intervient alors que le conflit dure depuis près de sept mois. Selon l’Associated Press, Donald Trump avait initialement évoqué une campagne militaire limitée à quelques semaines. La durée actuelle des hostilités dépasse donc largement cette première estimation.
Vance a également contesté la fiabilité des informations diffusées par les médias d’État iraniens concernant une frappe américaine ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Il a indiqué que les autorités américaines menaient une enquête sur les circonstances de cette attaque.
Le trafic maritime reste inférieur au niveau habituel
Le détroit d’Ormuz constitue un autre indicateur de la situation. Vance a affirmé que les volumes de pétrole et de gaz transitant par cette voie étaient presque revenus à leur niveau d’avant le conflit. Les données disponibles montrent toutefois que la circulation maritime reste perturbée. Reuters rapporte que le trafic demeure inférieur à sa moyenne récente, malgré les déclarations américaines sur une amélioration de la situation.
L’importance stratégique du passage explique les efforts de Washington pour sécuriser sa navigation. Selon l’Energy Information Administration américaine, environ 20 millions de barils de pétrole par jour transitaient par Ormuz en 2024, soit près de 20 % de la consommation mondiale de liquides pétroliers. Le détroit concentrait aussi environ un cinquième du commerce mondial de gaz naturel liquéfié.
Pour l’administration Trump, la reprise du trafic constitue donc un enjeu militaire et économique. Pour l’heure, malgré les déclarations de Vance sur l’absence de « guerre », les frappes américaines, les représailles iraniennes et les perturbations persistantes de la navigation montrent que les tensions entre Washington et Téhéran restent actives.



