L’Iran reçoit une aide de la Russie alors que le blocus naval américain continue de perturber les échanges de Téhéran. Le président russe Vladimir Poutine l’a confirmé mardi 1er septembre 2026 à Bichkek, lors d’un entretien avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian, en marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).
Le dirigeant russe a indiqué que Moscou fournissait à Téhéran des biens nécessaires pour traverser la période actuelle. « Nous nous efforçons de vous apporter l’aide nécessaire. Nous en avons discuté avec vous et nous vous fournissons les biens nécessaires », a déclaré Poutine lors de cette rencontre.
Poutine confirme le soutien russe à Téhéran
Cette annonce intervient alors que la situation économique et maritime de l’Iran s’est fortement dégradée. Selon Reuters, le blocus naval américain, instauré le 14 juillet, a contribué à interrompre presque totalement les exportations significatives de pétrole iranien via le détroit d’Ormuz depuis près de sept semaines. Les exportations quotidiennes d’or noir seraient tombées entre 220 000 et 255 000 barils en août, contre environ 2 millions de barils par jour en mars.
Poutine a également rejeté l’idée d’une stabilisation durable du conflit entre Washington et Téhéran. Il a rappelé que Moscou avait accueilli favorablement le mémorandum conclu en juin, mais que celui-ci n’avait pas permis d’installer une trêve durable. La reprise des affrontements et les tensions autour du détroit d’Ormuz ont depuis compliqué les perspectives de règlement.
Le président russe a aussi exprimé sa solidarité avec la population iranienne. Il a déclaré admirer « le courage et la détermination » des Iraniens dans la défense de leurs intérêts nationaux.
Un partenariat stratégique entre Moscou et Téhéran
La rencontre de Bichkek intervient dans le cadre d’une relation russo-iranienne renforcée depuis la signature du traité de partenariat stratégique global en janvier 2025. Ce texte est entré en vigueur le 2 octobre 2025 et constitue depuis le cadre juridique d’une coopération élargie entre les deux pays.
Le traité couvre plusieurs domaines, allant de l’énergie et des transports à la finance, à l’industrie, aux sciences et à la sécurité. Il est prévu pour une durée initiale de 20 ans, avec une possibilité de prolongation automatique par périodes de cinq ans.
Poutine et Pezeshkian ont ainsi consacré leur entretien à l’évolution de cette coopération bilatérale et à la situation au Moyen-Orient. Moscou présente ce partenariat comme un axe durable de ses relations avec Téhéran.
Le soutien annoncé mardi reste toutefois décrit par le président russe sous un angle principalement économique et matériel. Aucune annonce officielle de livraison d’armes ou d’engagement militaire russe direct dans le conflit n’a été faite lors de cette rencontre. Cette précision est importante : quelques mois plus tôt, en juin 2026, Poutine avait déclaré que l’Iran n’avait pas demandé d’armes à la Russie et que Moscou n’en avait pas fourni.



