Le bras de fer judiciaire Mbappé-PSG connaît un nouveau rebondissement

Kylian Mbappé doit verser 60 000 euros au Paris Saint-Germain, selon une décision rendue le 3 septembre par la cour d’appel de Paris et révélée ce lundi par L’Équipe. Cette somme compense les 45 jours durant lesquels les comptes du club sont restés bloqués au printemps 2025.

Une saisie jugée coûteuse pour le club

L’origine du litige remonte à avril 2025, lorsque les avocats de l’attaquant du Real Madrid avaient obtenu le gel de plusieurs comptes bancaires parisiens, à hauteur de 55 millions d’euros. Cette mesure conservatoire visait à garantir le paiement de salaires et primes que le joueur réclamait à son ancien employeur, dans un différend financier ouvert depuis son départ libre pour l’Espagne durant l’été 2024. Dans les faits, seuls 14 millions d’euros avaient pu être effectivement immobilisés, les établissements bancaires ayant opposé une résistance à l’exécution de la mesure.

Le club francilien avait dû, selon la décision, mobiliser un financement bancaire exceptionnel pour couvrir ses dépenses courantes pendant cette période. C’est ce préjudice financier que la juridiction a reconnu, en condamnant le joueur français à indemniser son ancien club. Les magistrats ont rejeté la demande du PSG portant sur un préjudice moral, ainsi que sa requête d’un euro symbolique pour atteinte à l’image et à la réputation.

Une procédure distincte du litige salarial

Cette décision s’ajoute à une série d’épisodes judiciaires opposant les deux parties depuis plus d’un an. La saisie conservatoire de 55 millions d’euros avait déjà été annulée par la justice le 26 mai 2025, une annulation confirmée en appel le 9 décembre suivant. Sur le fond du différend salarial, le conseil de prud’hommes de Paris avait de son côté tranché en faveur de l’international français en décembre 2025, condamnant le club à lui verser près de 61 millions d’euros au titre de salaires, primes et congés impayés. Le club avait dû se plier à cette décision et publier le jugement sur son site internet pendant un mois.

Les deux procédures restent juridiquement indépendantes : l’une porte sur les sommes dues au joueur pour la fin de son contrat, l’autre sur la légitimité des saisies pratiquées durant l’instruction du dossier. Le montant obtenu par le club en septembre reste sans commune mesure avec celui accordé au joueur quelques mois plus tôt.

Un contentieux né dès l’été 2024

Le litige entre les deux parties remonte à septembre 2024 : saisie par le joueur, la commission juridique de la Ligue de football professionnel avait tranché en sa faveur pour cette même somme de 55 millions d’euros, une décision confirmée un mois plus tard par la commission paritaire des recours de l’instance. Le club parisien avait alors refusé de s’exécuter et porté l’affaire devant le tribunal judiciaire, ouvrant la voie à près de deux ans de procédures croisées entre les deux camps. D’autres volets du dossier, dont un examen devant les instances disciplinaires, restent en cours.

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