Un contrat d’armement entre Moscou et Téhéran aurait été signé en novembre 2023, quatre semaines après l’attaque du Hamas contre Israël, selon des documents consultés par le Financial Times. Ce programme, baptisé C430L, viserait à doter l’Iran d’un système de propulsion par statoréacteur capable de faire voler des missiles de croisière à plusieurs fois la vitesse du son.
Un programme piloté par deux entités russes
L’accord aurait été négocié par Rosoboronexport, l’exportateur d’armement public russe, en lien avec NPO Machinostroyenia, un grand fabricant de missiles. Des correspondances divulguées montrent que des responsables russes se seraient rendus à plusieurs reprises en Iran avant même la signature officielle du contrat avec le ministère iranien de la Défense. Parmi les ingénieurs cités figurerait Alexander Dergachev, alors directeur adjoint de l’entreprise et concepteur en chef de systèmes de missiles navals. En avril 2025, Rosoboronexport aurait proposé l’envoi d’une vingtaine de spécialistes supplémentaires pour des consultations techniques.
Un statoréacteur permet à un missile de croisière de maintenir une vitesse supersonique tout en volant à basse altitude, ce qui réduirait le temps de réaction des systèmes de défense antiaérienne adverses. « C’est le transfert d’une technologie militaire hautement sensible que l’Iran cherche à obtenir depuis des décennies », a déclaré Fabian Hinz, spécialiste des missiles iraniens à Conflict Armament Research, cité par le Financial Times.
Une coopération qui se serait poursuivie pendant la guerre
Selon l’enquête, l’assistance russe se serait maintenue au-delà de la seule phase de conception. Elle aurait notamment continué durant les affrontements entre Israël, les États-Unis et l’Iran en février, ainsi que lors des attaques iraniennes visant des États du Golfe. L’Iran travaillerait sur cette technologie de propulsion depuis 2019 au moins, année où le guide suprême Ali Khamenei avait été photographié sur un site de développement ; des prototypes de statoréacteurs avaient ensuite été testés dès août 2023, soit avant même la signature du contrat russe.
Le pays a d’ores et déjà construit et testé en vol un système de propulsion de ce type, mais aucun élément ne confirme à ce stade qu’un missile supersonique issu de cette coopération ait été déployé sur le terrain. « Cette technologie donnerait à Téhéran une arme stratégique d’un nouveau type, capable de menacer les navires de la marine américaine », estime Jim Lamson, ancien analyste militaire de la CIA spécialisé sur l’Iran, désormais chercheur au James Martin Center for Nonproliferation Studies.
Une relation militaire à double sens
Ce rapprochement s’ajouterait à d’autres échanges déjà documentés entre les deux pays. L’Iran a fourni à la Russie des drones Shahed, aujourd’hui produits en partie sur le sol russe et employés dans la guerre en Ukraine. Un accord distinct de 500 millions d’euros, signé à Moscou en décembre, prévoirait la livraison à l’Iran de 500 systèmes de défense antiaérienne portables Verba et de 2 500 missiles 9M336, afin de reconstituer les défenses aériennes iraniennes affaiblies par les frappes israéliennes de juin. Pour la chercheuse Nicole Grajewski, de Sciences Po, la Russie chercherait à étendre le conflit ukrainien vers d’autres théâtres afin d’y disperser l’attention américaine.




« une coopération secrète entre la Russie et l’Iran remonterait à un mois après le 7 octobre 2023 »
Noooooon … mais quelle surprise !
Dis-moi pas que c’est pas vrai !
Il en pense quoi le bouffon russophobe rabique (@_@) qui braille comme un veau et à longueur de journée que la Russie laissait tomber ses alliés