Donald Trump s’est moqué mercredi 2 septembre à la Maison-Blanche de l’effet d’un traitement amaigrissant pris par un ami qu’il décrit comme obèse et influent à Wall Street. Le président américain, qui ne révèle pas l’identité de cet homme, a associé son récit à Ozempic et à d’autres traitements destinés à la perte de poids.
Devant des élus républicains réunis dans la Rose Garden, Trump a expliqué avoir interrogé son ami sur son traitement. Après avoir obtenu une réponse affirmative, il affirme lui avoir répondu : « Ça ne marche pas. Tu as une sale tête. » Trump a ensuite répété que le traitement ne semblait pas fonctionner sur cet homme.
Trump n’a toutefois pas remis en cause l’efficacité générale d’Ozempic. Lors d’une intervention en novembre 2025 consacrée aux médicaments GLP-1, il les avait au contraire présentés comme très efficaces et avait déclaré n’avoir jusque-là entendu que des commentaires positifs à leur sujet.
Un ami dont Trump refuse toujours de révéler l’identité
L’homme évoqué par le président reste anonyme. Trump le présente désormais comme une personnalité importante de Wall Street vivant à New York et assure que son ami lui demande de ne pas divulguer son nom.
Cette histoire avait déjà été racontée à plusieurs reprises. En janvier 2026, Trump expliquait connaître depuis longtemps un homme très riche qui avait essayé un traitement de ce type. Il précisait alors que son ami lui demandait avec insistance de ne pas permettre son identification. Le président estimait déjà que le traitement n’avait pas produit le résultat attendu dans son cas.
En mai, il avait de nouveau raconté cet échange en évoquant les résultats obtenus par son ami avec son traitement. Un mois plus tard, lors d’un discours en Pennsylvanie, il le décrivait comme un homme d’affaires brillant souffrant d’un important problème de poids. Aucun élément public ne permet actuellement d’établir l’identité de cette personne.
Une différence de prix entre Londres et New York
Trump utilise aussi cette histoire pour défendre sa politique sur les prix des médicaments. Selon son récit, son ami lui aurait indiqué avoir payé environ 86 dollars pour de l’Ozempic à Londres, contre environ 1 300 dollars à New York. Le président affirme avoir demandé une vérification de cette différence de prix. Il soutient que les produits achetés dans les deux villes provenaient du même site de fabrication.
L’administration américaine cherche depuis 2025 à réduire les écarts entre certains prix pharmaceutiques pratiqués aux États-Unis et ceux observés dans d’autres pays développés. En novembre 2025, elle avait conclu des accords avec Novo Nordisk, fabricant d’Ozempic et Wegovy, et Eli Lilly, qui commercialise entre autres Zepbound. Pour certains médicaments concernés, les prix proposés directement aux consommateurs devaient descendre autour de 350 dollars par mois, avec des modalités différentes pour les bénéficiaires de Medicare et Medicaid.
Les médicaments amaigrissants au centre de plusieurs accords
Cette politique a continué en 2026. Le 31 août, deux jours avant les déclarations de Trump sur son ami, son administration a annoncé de nouveaux accords sur les prix avec plusieurs laboratoires pharmaceutiques.
Les traitements GLP-1 représentent un marché important aux États-Unis. Ozempic, développé par Novo Nordisk, est autorisé pour le traitement du diabète de type 2. Son principe actif, le sémaglutide, est également commercialisé à une dose différente sous la marque Wegovy pour la gestion du poids.
Dans ses différentes interventions, Trump a utilisé l’expérience qu’il attribue à son ami pour illustrer les écarts de prix des médicaments entre les États-Unis et l’étranger. Ses remarques sur le résultat du traitement concernent cet homme en particulier et ne constituent pas une affirmation selon laquelle Ozempic serait inefficace de manière générale.



