Le cacao, pilier de l’économie ghanéenne, est au cœur d’une profonde mutation. Sous la pression des producteurs et des autorités, le système de gestion actuel, piloté par l’Office du cacao (Cocobod), est vivement critiqué. Face à cette situation, le nouveau président élu, John Dramani Mahama, a annoncé des réformes ambitieuses pour revitaliser cette filière. Parmi les mesures envisagées, la restructuration du Cocobod est une priorité. Accusé d’inefficacité et de lourdeur administrative, l’organisme devrait voir ses prérogatives réduites et le secteur privé davantage impliqué. L’objectif est clair : permettre aux producteurs de bénéficier directement des fruits de leur travail. Mahama s’interroge ainsi : « Pouvons-nous concevoir une entreprise publique qui encadre la qualité, tout en garantissant un paiement direct aux agriculteurs ? »
Hervé Ahanto
Japon - Afrique : 1 milliard $ pour financer le développement
Abidjan accueille depuis le lundi 16 décembre 2024, la troisième édition du Forum économique public-privé Japon-Afrique (JAFEF) sous le thème « Collaborer avec l’Afrique pour créer de nouvelles valeurs et développer notre avenir« . Cette édition du JAFEF met en avant une vision collaborative et novatrice du partenariat avec la participation de plus de 100 entreprises japonaises. Cet événement majeur a été l’occasion pour le Japon de réaffirmer son engagement en faveur du développement du continent africain.
Sénégal : Barthélémy Dias conteste sa destitution en justice
Barthélémy Dias, l’ancien maire de Dakar, est au cœur d’une crise politique. Démis de ses fonctions le 13 décembre dernier à la suite d’une condamnation pour homicide, il ne compte pas se laisser faire. Malgré sa destitution, l’ancien maire a tenté de maintenir une activité normale en se rendant à Keur Gorgui pour inaugurer une route. Mais les forces de l’ordre, déployées en nombre, ont empêché toute manifestation. Les soutiens de l’élu dénoncent une manœuvre politique visant à paralyser la gestion de la ville de Dakar.
Maghreb: le gazoduc africain atlantique se concrétise
Un pas de géant vient d’être franchi dans la réalisation du Gazoduc Africain Atlantique (GAA). Ce méga projet énergétique, qui reliera le Nigeria au Maroc en passant par plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, devrait révolutionner le secteur énergétique de la région. Lors de la récente session du Conseil des ministres de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, président de la Commission, a annoncé la fusion du projet d’extension du gazoduc de l’Afrique de l’Ouest avec celui du gazoduc Nigeria-Maroc. Cette décision indique une nouvelle avancée dans la concrétisation de ce projet ambitieux. » La CEDEAO a réalisé des progrès dans la fusion du projet d’extension du gazoduc de l’Afrique de l’Ouest avec le projet de gazoduc Nigeria-Maroc« , a-t-il déclaré.
Lutte contre l'exploitation minière illégale : 19 condamnations dans un pays d'Afrique
La lutte contre l’exploitation minière illégale en Afrique du Sud vient de marquer un tournant significatif. Dix-neuf mineurs clandestins, surnommés « Zama Zama », ont été condamnés à deux ans de prison avec sursis. Ces individus, originaires principalement du Lesotho, du Mozambique et du Zimbabwe, s’étaient infiltrés dans des mines abandonnées pour extraire de l’or de manière illégale.
Retrait de la CEDEAO : l'AES a six mois pour revoir sa position
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a officiellement acté le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger le dimanche 15 décembre 2024 à Abuja au Nigéria lors du 66ᵉ sommet ordinaire des chefs d’État de la CEDEAO. Ces trois pays, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), avaient annoncé leur départ en janvier dernier, reprochant à l’organisation sous-régionale d’être sous l’influence de puissances étrangères et de ne pas les soutenir dans leur lutte contre le terrorisme. Les dirigeants de l’AES, tous issus de coups d’État, avaient également dénoncé les sanctions économiques imposées par la CEDEAO.
Afrique : bientôt un tribunal spécial pour juger les crimes d'un ex-président
Lors de sa 66ᵉ session à Abuja, le dimanche 15 décembre 2024, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a approuvé la création d’un tribunal spécial chargé de juger les crimes commis en Gambie entre 1994 et 2017, sous le régime de Yahya Jammeh. Ce tribunal, basé en Gambie, combinera des éléments de droit national et international, tout en prévoyant des audiences dans des pays tiers si des enjeux sécuritaires l’exigent.
Afrique: voici le 1er importateur de carburant de la raffinerie de Dangote
La raffinerie de l’homme d’affaire Aliko Dangote, l’une des plus grandes d’Afrique, vient de franchir une nouvelle étape en renforçant ses liens avec le Cameroun. En effet, ce pays d’Afrique centrale est désormais le principal client de l’essence produite par cette gigantesque usine de raffinage située au Nigeria. Ce partenariat stratégique, officialisé le mercredi 11 décembre 2024, a été rendu possible grâce à un accord entre le groupe Dangote et la société Neptune Oil, un acteur majeur de la distribution de produits pétroliers au Cameroun. En s’approvisionnant directement auprès de la raffinerie de Dangote, le Cameroun renforce sa sécurité énergétique.
Marché financier : la BRVM franchit un nouveau cap
La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a atteint un jalon historique en clôturant l’année 2024 avec une capitalisation boursière record de plus de 10 000 milliards de francs CFA, soit plus de 16 milliards de dollars américains. Depuis sa création en 1998, où elle affichait une capitalisation initiale de 836,19 milliards de FCFA, la BRVM a connu une augmentation spectaculaire de plus de 1 100 %, grâce à la vision stratégique de ses fondateurs et au soutien des autorités de l’Union. Ce résultat sans précédent témoigne de la vitalité de cette place financière commune aux huit pays de l’UEMOA et de sa croissance soutenue depuis sa création.
Mali : près de 81 milliards de FCFA pour les élections de 2025
Le gouvernement malien a décidé d’allouer une enveloppe budgétaire conséquente de près de 81 milliards de francs CFA pour les élections prévues en 2025. Cette somme importante, intégrée au projet de loi de finances pour l’année prochaine, témoigne de la volonté politique de mener à bien la transition en cours et de rétablir un ordre constitutionnel.