En 2024, le champ pétrolier de Sangomar, situé à environ 100 km au sud de Dakar, a marqué une étape importante pour l’industrie pétrolière sénégalaise. Exploité par Woodside Energy en partenariat avec la société nationale Petrosen, ce projet en eaux profondes a permis d’extraire 13,3 millions de barils équivalent pétrole au cours de l’année. La commercialisation de 12,9 millions de barils a généré un chiffre d’affaires d’environ 950 millions de dollars, soit environ 595 milliards FCFA. Grâce à une mise en production rapide et efficace, la production a atteint son rythme de croisière en moins de neuf semaines, avec un taux de fiabilité dépassant 94 % au dernier trimestre. Ce succès repose sur des infrastructures performantes et une gestion optimisée des ressources.
H. A.
Afrique : 435 millions $ attendus pour l’énergie solaire et éolienne dans ce pays
Le Niger ambitionne de renforcer son secteur énergétique grâce aux énergies renouvelables afin de répondre à la demande croissante en électricité et de réduire sa dépendance aux énergies fossiles. Pour y parvenir, le pays prévoit de mobiliser 435 millions de dollars auprès du secteur privé dans le but de financer trois projets majeurs d’ici 2030. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Compact Energétique national, un programme présenté en collaboration avec la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale. L’objectif est d’exploiter pleinement les ressources solaires et éoliennes du pays pour améliorer l’électrification, en particulier dans les zones rurales où l’accès à l’électricité demeure limité.
Nucléaire en Afrique : vers une nouvelle coopération internationale
L’Afrique du Sud est le seul pays du continent à exploiter une centrale nucléaire, Koeberg, située près du Cap. Mise en service dans les années 1980, elle fonctionne avec deux réacteurs à eau pressurisée et fournit environ 5 % de l’électricité nationale. Pour faire face à la crise énergétique persistante, le gouvernement cherche à développer de nouvelles capacités nucléaires et ambitionne d’atteindre 14 500 MW d’ici 2050. Plusieurs partenaires internationaux sont envisagés, y compris la Russie et la Chine, malgré les débats suscités par le coût élevé de l’énergie nucléaire et les défis liés à la gouvernance d’Eskom, l’entreprise publique de production et de distribution d’électricité.
RDC : appel urgent à l’aide militaire tchadienne pour contrer le M23
Depuis sa réapparition en 2022, le Mouvement du 23 mars (M23) a intensifié ses offensives dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), menaçant la stabilité régionale. En janvier 2025, ce groupe armé a lancé une avancée fulgurante, s’emparant des villes de Goma et de Bukavu. Cette situation a forcé des centaines de milliers de civils à fuir, aggravant une crise humanitaire déjà critique. Le gouvernement congolais accuse le Rwanda de soutenir activement ces rebelles, ce que Kigali rejette catégoriquement. Face à la montée en puissance du M23 et à l’incapacité des forces nationales à contenir l’offensive, Kinshasa cherche à renforcer ses capacités militaires en sollicitant l’appui de partenaires africains, notamment le Tchad.
Conflit en RDC : Kigali accuse Bruxelles et suspend la coopération
La Belgique et le Rwanda entretiennent depuis plusieurs décennies une coopération au développement qui s’est traduite par des investissements dans des secteurs clés tels que l’éducation, l’agriculture et la gouvernance. Encadrée par Enabel, l’agence belge de développement, cette collaboration visait à améliorer les conditions de vie des Rwandais et à renforcer les capacités institutionnelles du pays. Toutefois, ces relations ont été régulièrement mises à l’épreuve par des tensions diplomatiques, souvent liées à des désaccords sur des questions historiques et politiques. Le 18 février 2025, le gouvernement rwandais a annoncé la suspension de cette coopération, invoquant la position de la Belgique sur le conflit à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Kigali accuse Bruxelles d’avoir mené une campagne diplomatique visant à bloquer son accès aux financements internationaux, une attitude perçue comme une tentative de pression politique inacceptable par les autorités rwandaises.
Uranium du Niger : vers un dialogue avec le canadien Goviex
Le Niger est un acteur clé du marché mondial de l’uranium, un minerai indispensable à la production d’énergie nucléaire. Depuis les années 1970, l’exploitation de l’uranium constitue un pilier de son économie, avec des gisements situés principalement dans la région d’Arlit. Toutefois, cette industrie est marquée par des défis majeurs, notamment des tensions avec les compagnies étrangères. En juillet 2024, les autorités nigériennes ont annulé le permis d’exploitation du projet Madaouela, détenu par la société canadienne GoviEx, en raison de retards dans son développement. En réponse, GoviEx a engagé une procédure d’arbitrage international en décembre 2024, affirmant que cette révocation contrevenait aux engagements pris par le Niger dans un accord signé en 2007. Cette situation a aggravé l’incertitude autour des investissements étrangers dans le secteur minier nigérien, alors même que le pays cherche à maximiser les bénéfices tirés de ses ressources naturelles.
Afrique : voici les 3 sportifs les mieux rémunérés
Le sport africain ne cesse de gagner en influence sur la scène mondiale, et certains athlètes du continent figurent désormais parmi les mieux rémunérés au monde. En tête de ce classement en 2024, le basketteur camerounais Joel Embiid s’est imposé comme l’athlète africain le plus fortuné. Jouant pour les Philadelphia 76 ers en NBA, il a perçu 58,4 millions de dollars, dont 48,4 millions en salaires et primes, et 10 millions grâce à divers contrats de sponsoring. Son talent et son influence sur le jeu lui ont permis de s’imposer parmi les plus grandes stars du basket-ball. Grâce à ses performances en club et à sa participation aux Jeux olympiques de 2024, où il a remporté une médaille d’or, il a consolidé son statut de joueur incontournable, attirant ainsi d’importants revenus hors des terrains.
Afrique : les investissements chinois propulsent la production de cuivre raffiné de ce pays
La République démocratique du Congo (RDC) joue un grand rôle dans la production de cuivre raffiné à l’échelle mondiale, notamment dans la région du Katanga, où les provinces du Haut-Katanga et de Lualaba abritent certaines des plus grandes réserves de cuivre au monde. Ces zones sont au cœur de l’industrie minière du pays, dont l’activité est essentielle pour des secteurs variés comme la construction, la production de technologies avancées et la fabrication d’alliages métalliques. En 2023, la RDC a produit plus de 2 millions de tonnes de cuivre raffiné, un chiffre qui devrait continuer d’augmenter avec des projets majeurs comme la mine Kamoa-Kakula, gérée par Ivanhoe Mines, et la mise en place de nouvelles infrastructures. La production de cuivre raffiné s’est également accélérée grâce aux investissements étrangers, notamment en provenance de Chine, qui cherchent à sécuriser l’approvisionnement en matières premières.
Pétrole en Afrique : les réserves d’un champ évaluées à la hausse
Le champ pétrolier de Sangomar, situé à environ 100 km au sud de Dakar, est le premier projet d’exploitation pétrolière en eaux profondes du Sénégal. Découvert en 2014 et mis en production en juin 2024, il contient approximativement 630 millions de barils de pétrole récupérables. Woodside Energy, qui en détient 82 % des parts aux côtés de la société nationale Petrosen (18 %), pilote le développement de ce projet. L’entreprise a annoncé le 17 février 2025 une révision à la hausse des réserves du site. Dès le démarrage, la production a dépassé les attentes grâce à l’exploitation efficace des réservoirs. Une nouvelle évaluation des réserves prouvées a ajouté 16,2 millions de barils aux prévisions initiales, tandis que les réserves probables ont été revues à la hausse de 15,4 millions de barils. Cette augmentation des ressources disponibles renforce la stabilité de la production, maintenue à un niveau cible de 100 000 barils par jour.
Afrique : Dangote va investir 400 millions $ dans ce pays
Le groupe Dangote, acteur majeur de l’industrie cimentière en Afrique, renforce sa présence en Éthiopie avec un investissement de 400 millions de dollars. Cet engagement vise à doubler la capacité de production de sa cimenterie de Mugher, passant de 2,5 à 5 millions de tonnes par an. Cette expansion s’inscrit dans une dynamique de croissance qui consolide la position du groupe sur le marché africain. Aliko Dangote, fondateur du conglomérat, a annoncé ce projet le 15 février 2025 lors d’une conférence de presse à Addis-Abeba, en compagnie du PDG d’Ethiopian Investment Holdings, Brook Taye. La nouvelle ligne de production, qui devrait être opérationnelle d’ici 30 mois, reflète la volonté du groupe de répondre à la demande croissante en ciment et de participer au développement des infrastructures locales.
Niger : un ancien responsable entre les mains des terroristes
Le Niger, situé au cœur du Sahel, est confronté à des attaques fréquentes de groupes terroristes opérant principalement dans deux zones d’insécurité. À l’ouest du pays, les régions de Tillabéri et Tahoua sont particulièrement touchées par des groupes affiliés à Al-Qaïda et à Daech, tels que le Groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans (Jnim) et l’État Islamique au Grand Sahara (EIGS). À l’est, la menace est assurée par Boko Haram et sa faction dissidente, l’État Islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), qui œuvrent à déstabiliser les zones proches du Nigeria et du lac Tchad. Ces groupes mènent des attaques visant à affaiblir l’État nigérien, et l’enlèvement de personnalités publiques est devenu une méthode privilégiée pour exercer une pression sur le gouvernement.
Énergie en Afrique : Dangote sollicité dans ce pays
Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a rencontré Aliko Dangote, homme d’affaires nigérian, et Benedict Oramah, président d’Afreximbank, pour discuter de partenariats visant à renforcer l’économie nationale. Cette rencontre, tenue le 16 février 2025, s’inscrit dans le cadre des efforts du Sénégal pour mobiliser des investissements dans des secteurs clés. L’accent a été mis sur le financement et le développement industriel, notamment dans l’énergie, la production d’engrais et l’industrie. L’objectif principal est d’augmenter la capacité de production nationale et de soutenir le Plan national de développement 2024-2029, qui vise à renforcer la compétitivité du pays sur la scène régionale et internationale. « Au cours de cet entretien, le Chef de l’État a réaffirmé l’engagement du Sénégal à créer un environnement propice aux investissements structurants et à développer des partenariats stratégiques avec le secteur privé africain afin d’accélérer la transformation économique du pays », a déclaré Afreximbank sur son compte X.
Passeport AES : le Mali réagit à propos des problèmes de reconnaissance
Depuis le 29 janvier 2025, la Confédération des États du Sahel (AES) a mis en circulation un nouveau passeport biométrique pour faciliter les déplacements des citoyens des pays membres tout en renforçant leur intégration régionale. Cependant, certains détenteurs de ce passeport signalent des difficultés lors de ses présentations dans des consulats, notamment à celui de la France à Bamako. Bien que des témoignages aient été rapportés, aucune plainte formelle n’a été déposée à ce jour. Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile du Mali a pris acte de ces incidents et a entamé une enquête pour mieux comprendre les causes de ces refus. Parallèlement, des discussions sont en cours avec le ministère des Affaires étrangères afin de clarifier la situation et d’assurer le bon déroulement des procédures administratives.
Afrique : mise en service d'une nouvelle raffinerie de pétrole dans ce pays d'ici fin 2025
La République du Congo, dotée d’importantes réserves pétrolières, s’efforce de renforcer son industrie du raffinage pour mieux répondre aux besoins nationaux en carburants et autres dérivés pétroliers. Jusqu’à présent, la Congolaise de Raffinage (CORAF), située à Pointe-Noire, est la seule raffinerie en activité. Mise en service en 1982, elle traite environ 1 million de tonnes de pétrole brut par an. Son rôle est essentiel pour l’approvisionnement en carburants du pays, couvrant près de 70 % de la demande nationale. Elle produit divers hydrocarbures, notamment l’essence, le kérosène, le gasoil et le fioul lourd, destinés à la consommation locale et industrielle. Cependant, avec une capacité limitée et une demande en constante augmentation, cette raffinerie ne suffit plus à garantir l’autosuffisance du pays, ce qui pousse le gouvernement à diversifier et à moderniser son infrastructure pétrolière.
Nigeria : Dangote veut transformer totalement ce secteur
L’Afrique produit du sucre principalement à partir de la canne à sucre, avec une contribution plus limitée de la betterave sucrière. Ce secteur joue un rôle important dans l’économie de nombreux pays en générant des emplois et en soutenant les exportations. Plusieurs nations, dont le Nigeria, peinent à répondre à la demande locale, obligeant les gouvernements et les entreprises à investir dans le développement de la filière. La consommation de sucre au Nigeria dépasse 1,5 million de tonnes par an, tandis que la production locale reste largement insuffisante, avec environ 100 000 tonnes annuelles. Cette importation, en particulier du Brésil, est un problème économique important que les autorités cherchent à résoudre par des réformes et des investissements.
Afrique : après ses déboires au Mali, Barrick relance son exploration aurifère au Sénégal
Après avoir cédé son projet Massawa en 2020, Barrick Gold avait largement réduit ses activités au Sénégal, ne conservant que quelques permis d’exploration. Aujourd’hui, la compagnie canadienne change de cap et annonce un investissement de 22,5 millions de dollars pour intensifier la recherche aurifère dans le pays. Cette décision intervient alors que Barrick est confrontée à des tensions croissantes au Mali, où son complexe minier Loulo-Gounkoto, essentiel à sa production, est à l’arrêt. Pour renforcer sa présence en Afrique de l’Ouest, l’entreprise a conclu un partenariat avec le groupe marocain Managem, ciblant les permis de Daorala, Noumoufoukha et Faraba, situés dans une région au fort potentiel minier. L’objectif est d’identifier des ressources exploitables, avec l’espoir d’atteindre au moins 2 millions d’onces d’or, un chiffre qui pourrait justifier d’importants investissements futurs.
Objectif 2030 : la CEDEAO veut améliorer son capital humain
Le dernier rapport sur le développement du capital humain (DCH) dans la CEDEAO révèle une progression notable dans plusieurs secteurs clés. L’indice global a augmenté de 12 %, atteignant 0,27 contre 0,24 précédemment. L’économie numérique, l’inclusion financière et l’entrepreneuriat affichent la plus forte croissance avec une hausse de 50 %, traduisant une adoption croissante des nouvelles technologies et une amélioration des opportunités économiques. Le secteur de la santé et de la nutrition progresse également, avec une augmentation de 10 %, illustrant les effets positifs des efforts déployés pour renforcer les systèmes de soins. Par ailleurs, l’inclusion du genre avance plus lentement avec une amélioration de 3 %, soulignant la nécessité de politiques plus ambitieuses pour réduire les inégalités.
Afrique : ce pays exige un visa aux Européens dès avril 2025
À partir du 1ᵉʳ avril 2025, la Namibie mettra fin à l’exemption de visa dont bénéficiaient jusqu’ici les ressortissants de 33 pays, parmi lesquels la France, l’Allemagne, le Canada, les États-Unis et le Japon. Désormais, les voyageurs en provenance de ces nations devront obtenir un visa pour entrer sur le territoire namibien. Ce visa pourra être délivré à l’arrivée dans certains points d’entrée ou obtenu en ligne avant le départ. Cette mesure s’inscrit dans une volonté d’harmonisation avec les politiques migratoires des pays qui imposent déjà des restrictions aux citoyens namibiens. Par ailleurs, elle vise à mieux contrôler les flux migratoires et à optimiser les revenus liés au tourisme. Le coût du visa sera de 1600 dollars namibiens, soit environ 84 euros.
Afrique : ce pays cherche des alternatives après la suspension de l'USAID
Le gouvernement de Trump a récemment ordonné un gel quasi total de l’aide étrangère américaine, affectant directement l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). Cette décision a entraîné la fermeture du siège de l’agence à Washington, la mise en congé de nombreux employés et l’interruption soudaine de plusieurs programmes internationaux. Parmi les initiatives touchées figurent des interventions essentielles en matière de santé publique, notamment la distribution de médicaments antirétroviraux et les campagnes de prévention contre le VIH. Au Ghana, la suspension de ces financements crée un manque à combler pour le maintien des services de santé, alors que le pays intensifie ses efforts contre le paludisme et la mortalité maternelle et infantile.
Uranium en Afrique : Global Atomic avance vers la construction de sa mine malgré les défis financiers
Global Atomic Corporation, société cotée en bourse, développe un projet d’extraction d’uranium au Niger, avec une ambition claire : exploiter le potentiel du gisement Dasa. Découvert en 2010, ce site de haute qualité a obtenu toutes les autorisations nécessaires pour son développement. Le 5 novembre 2022, la première phase des travaux a été officiellement lancée et l’usine de transformation devrait entrer en service au premier trimestre 2026. Lors de l’African Mining Indaba, grand rendez-vous du secteur minier en Afrique, la société a échangé avec le ministre nigérien des Mines, Abarchi. Ce dernier a réaffirmé le soutien du gouvernement au projet, confirmant qu’aucune nationalisation n’était envisagée. Cette position rassure les investisseurs et témoigne d’une volonté de stabilité pour favoriser les investissements étrangers dans le secteur.
Paris et Dakar coordonnent le retrait des forces françaises
La France prévoit de retirer ses troupes du Sénégal d’ici au 1ᵉʳ juillet 2025, conformément à la demande du gouvernement sénégalais visant à mettre fin à toute présence militaire étrangère sur son sol. Pour encadrer ce retrait, Paris et Dakar ont mis en place une commission conjointe chargée de définir les modalités de départ des soldats français. Cette initiative s’inscrit dans une volonté commune de redéfinir leur partenariat en matière de défense et de sécurité, en tenant compte des priorités stratégiques des deux nations. Actuellement, entre 300 et 350 militaires français sont déployés au Sénégal, principalement dans le cadre de la coopération militaire bilatérale. Leur départ marque une nouvelle étape dans la recomposition des relations de défense entre les deux pays, qui entendent bâtir une collaboration adaptée aux enjeux sécuritaires régionaux.
Afrique : un État enquête sur 81 000 employés fantômes
Réélu à la présidence du Ghana en décembre 2024, John Dramani Mahama s’est engagé à combattre la corruption et à restaurer la confiance des citoyens dans l’administration publique. Le mercredi 12 février 2025, il a ordonné une enquête approfondie sur l’Autorité du service national après la découverte de plus de 81 000 noms fictifs sur la liste de paie. Cette fraude massive a été révélée lors d’un contrôle destiné à régulariser les arriérés de paiement des allocations des bénéficiaires légitimes. À la suite de cette vérification, le ministère des Finances a confirmé le versement de 226 millions de Ghana cedis (14,6 millions de dollars) à un peu plus de 98 000 personnes éligibles. L’ampleur de cette affaire souligne les défis auxquels le pays fait face en matière de gestion des fonds publics.
Mali : bientôt l'intégration de combattants alliés dans l'armée nationale
Le programme « désarmement, démobilisation, réinsertion » au Mali vise à réduire la présence de groupes armés et à favoriser la stabilité du pays. Lancé en 2015 dans le cadre de l’Accord de paix d’Alger, il a connu de nombreuses difficultés avant d’être officiellement relancé le 11 février par le gouvernement de transition. Cette nouvelle phase, baptisée DDR-1, prévoit l’intégration dans l’armée de combattants issus de groupes armés du nord et du centre du pays, mais uniquement ceux ayant choisi de coopérer avec les autorités maliennes. Contrairement à la première tentative, qui s’adressait à toutes les factions signataires de l’accord de paix, cette initiative exclut les groupes dissidents en conflit avec le gouvernement.