Bénin: Mardi de tous les dangers à l’Assemblée nationale

Le rapport de la commission des lois relatif au projet de loi portant modification de la constitution du 11 décembre 1990, va-t-il recueillir la majorité des trois quarts (3/4) que requièrent les dispositions de l’article 154 de la loi fondamentale, qui dispose : « Pour être pris en considération, le projet ou la proposition de révision, doit être voté à la majorité des trois quarts des membres composant l’Assemblée nationale » ?

Tous les regards sont tournés aujourd’hui vers les députés de la 7è législature au palais des gouverneurs à Porto-Novo, qui sont appelés à prendre cette première décision fatidique sur le projet de révision de la constitution. Les députés, malgré les amendements non favorables de leurs mandants sur ce projet de révision de la constitution, arriveront-ils à recueillir éventuellement les ¾, autrement dit le vote favorable de 63 élus du peuple ?

Ce n’est qu’à cette seule occasion que ledit projet passera à l’étape de l’étude proprement dite, et des amendements. Mais pour l’heure, les tractations vont bon train au sein des différents groupes parlementaires. On ignore encore le sort qui sera réservé à ce projet. Il faut préciser que ledit rapport sur le projet de révision de la constitution a été examiné et adopté en commission le 30 mars 2017 dernier.

Dans sa conclusion, ce rapport suggère que le projet en question soit pris en considération. Les députés dans leur majorité,  vont-ils se soumettre à cette conclusion ou la rejeter ? Wait and See

Les députés se prononcent ce jour sur la recevabilité du projet

L’Assemblée nationale ouvre ce jour la session sur le projet de révision de la constitution. Au regard de l’avalanche de contestations enregistrée ces derniers jours-ci au sujet du projet, cette session s’annonce très risquée pour les députés mais aussi pour l’avenir de notre pays.

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Soirée politique à la Fondation Friedrich Ebert: Le projet de révision au scanner des experts

La Fondation Friedrich Ebert a initié hier 30 mars 2017, une soirée politique à son siège autour de la révision de la Constitution. Me Ibrahim Salami enseignant à l’Uac.Mathias Hounkpè, politologue ; Orden Alladatin, député et membre de la mouvance et Abraham Zinzindohoué, ancien président de la Cour Suprême ont constitué le panel. Différents aspects du texte qui est sur la table des députés ont  été abordés de fond en comble avec des critiques et contributions.

Toutes les voix qui s’élèvent dans l’opinion publique et qui abordent la révision de la Constitution ne sont pas contre le projet, mais fustigent une initiative qu’on veut réaliser au pas de charge, et en catimini, comme l’avait martelé le Professeur Frédéric Joël Aïvo sur Soleil Fm. La consultation populaire s’impose donc aux yeux de beaucoup d’observateurs, pour  donner plus de légitimité au projet.

En faisant référence à l’article 3 de la loi organique, Me Ibrahim Salami explique qu’à partir du moment où le gouvernement n’a pas mentionné qu’il s’agit d’un projet de loi destiné au référendum, on ne pourra plus aller au référendum ; et c’est l’un des points importants du débat. Parce que la révision n’est pas qu’une question juridique, elle est aussi une question de légitimité, de contexte politique dont il faut tenir compte. A l’en croire, dans les démocraties les plus fragiles comme la nôtre, il faut prendre les précautions les plus importantes.

Sur le sujet, Orden Alladatin, député UN et membre de la mouvance présidentielle, insiste sur le fait que la seule alternative actuellement, c’est d’abord l’option parlementaire. C’est donc clair que c’est le parlement qui définira l’issue du projet. Parce que si on doit aller au référendum nous informe-t-il, ce serait avec le texte brut du chef de l’Etat sans amendement et ce serait suicidaire pour

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Zik et sagesse : Savoir garder son chéri avec «Yon nu» de Kèmy

Trop de couples se brisent et il devient récurrent d’entendre des femmes dire que leur partenaire  va  «voir ailleurs». Les secrets pour y remédier sans avoir recours à des charlatans comme certaines, l’artiste rossignol  des affaires de couples, Olouwa Fèmy Kèmy, en donne la substance dans son morceau «Yon nu».

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