À Dakar, la fiscalité foncière peine à tenir ses promesses. Selon les estimations, à peine 12 à 20 % des parcelles de la capitale sont régulièrement imposées, et les montants effectivement collectés couvrent à peine 9 à 20 % du potentiel fiscal projeté. Cette faiblesse structurelle, liée à la fois à l’absence de déclarations spontanées, à la vétusté des bases de données cadastrales et à la lenteur des procédures administratives, a des conséquences lourdes sur les capacités budgétaires des collectivités locales. Le manque de mise à jour des valeurs locatives et le faible taux de conformité affaiblissent l’efficacité de la fiscalité immobilière, censée pourtant alimenter des investissements publics urgents en assainissement, éclairage, routes ou sécurité.
Economie
Banques au Maghreb : Forbes encense deux établissements
Le magazine Forbes est reconnu pour ses analyses précises et rigoureuses des performances économiques et financières des grandes entreprises à travers le monde. Chaque année, son classement Global 2000 met en lumière les acteurs les plus influents, en se basant sur des critères solides tels que le chiffre d’affaires, les bénéfices, les actifs et la capitalisation boursière. Ce palmarès sert de référence pour évaluer la santé et la puissance économique des entreprises sur la scène internationale. Cette année, deux établissements marocains ont réussi à s’illustrer parmi les 2000 plus grandes entreprises mondiales, une reconnaissance qui souligne la robustesse et l’évolution du secteur bancaire au Maghreb.
Fortunes : Aliko Dangote franchit une nouvelle étape
Pendant des années, le Nigeria a vécu une contradiction frappante : premier producteur de pétrole en Afrique, mais toujours tributaire d’importations pour alimenter ses voitures, ses avions, ses usines. Cette incohérence structurelle, Aliko Dangote a décidé de la résoudre à sa manière — en construisant la plus vaste raffinerie du continent. Situé dans la zone industrielle de Lekki, le complexe, d’une capacité théorique impressionnante, vise à transformer le pétrole brut extrait localement en produits finis destinés au marché intérieur et régional. Ce projet colossal, piloté avec la rigueur d’un capitaine d’industrie aguerri, est devenu au fil du temps une pièce maîtresse du redressement énergétique du pays. Là où d’autres voyaient un gouffre financier ou un défi logistique insurmontable, Dangote a vu une opportunité de souveraineté économique. Aujourd’hui, cette raffinerie n’est plus un simple chantier : elle est devenue une force opérationnelle.
Blé au Maghreb : une autosuffisance annoncée en 2026
Dans les pays du Maghreb, le blé représente bien plus qu’une simple céréale. Aliment de base, il joue un rôle essentiel dans la stabilité sociale et économique des nations. Longtemps dépendants des importations pour satisfaire leurs besoins, ces pays ont dû composer avec les aléas des marchés internationaux, ce qui a souvent fragilisé leurs économies. Le ministre algérien de l’Agriculture, Youcef Chorfa, a récemment déclaré une avancée majeure : l’Algérie prévoit l’autosuffisance en blé dur en 2026, grâce à une production locale renforcée.
Automobile au Maghreb : une marque locale de camions lancée
Le Maghreb ne se contente plus d’accueillir des chaînes d’assemblage ou de produire des pièces pour les marques étrangères. Une mutation plus profonde est en cours : les ambitions régionales s’orientent désormais vers la création de marques locales, avec une volonté de contrôler l’ensemble de la chaîne de valeur. Le Maroc a donné le ton avec ses hubs d’exportation, la Tunisie s’est spécialisée dans les équipements électroniques et mécaniques, et l’Algérie, jusqu’ici à la traîne sur le plan de l’innovation de marque, vient de franchir un cap majeur avec un événement inédit dans le secteur des véhicules industriels.
Maghreb : la Banque mondiale alerte sur le ralentissement économique de ce pays
Pendant plus d’une décennie, la Tunisie a oscillé entre espoirs démocratiques et impasses institutionnelles. Les promesses de la transition politique ont vite été rattrapées par une réalité socio-économique rude : instabilité gouvernementale, dégradation des services publics, montée des inégalités, endettement croissant et fuite des cerveaux. L’économie, déjà vulnérable, a été successivement ébranlée par des chocs exogènes comme la pandémie de Covid-19 ou encore la crise énergétique mondiale. Les attentes de la population se sont heurtées à l’incapacité des gouvernements à impulser une dynamique de redressement durable. C’est dans ce climat d’impasse généralisée que la Banque mondiale tire un signal d’alarme sur l’état de santé économique du pays.
Énergie au Maghreb : rude bataille entre deux géants ?
Le Maghreb reste un pivot énergétique incontournable, surtout pour les pays européens en quête de nouvelles sources d’approvisionnement. Dans cette zone, deux acteurs dominent le paysage : l’Algérie, solidement installée dans le secteur gazier, et la Libye, riche en pétrole mais minée par des années d’instabilité. Aujourd’hui, ces deux pays se lancent dans une course stratégique pour consolider ou retrouver leur poids dans l’ordre énergétique mondial. Si leurs approches diffèrent, les ambitions sont claires et les moyens mobilisés en disent long sur la dimension de cette rivalité.
Croissance au Maghreb : du changement pour les entreprises publiques de ce pays
Dans les économies en développement, les entreprises publiques jouent un rôle vital, non seulement en assurant des services essentiels, mais aussi en agissant comme leviers de croissance et d’emploi. Au Maroc, ces établissements et entreprises publics (EEP) représentent un poids économique important qui influe directement sur la dynamique nationale. Pour maintenir et renforcer leur impact, une évolution de leur gouvernance et de leur gestion est devenue indispensable face aux exigences de transparence, de performance et de durabilité.
Aviation au Maghreb : cette compagnie dévoile sa stratégie face aux low-cost
Sur les lignes du Maghreb, la pression monte pour les compagnies aériennes traditionnelles. La montée en puissance des transporteurs low-cost bouscule les équilibres : prix très attractifs, modèles économiques allégés, multiplication des destinations point-à-point… Le modèle classique est mis à l’épreuve. Royal Air Maroc (RAM) ne se contente pas de suivre la tendance. Lors de son passage dans l’émission Quest Means Business sur CNN, son PDG Abdelhamid Addou a détaillé les axes d’une stratégie pensée pour dépasser la logique du billet le moins cher.
Cryptomonnaies : un jackpot pour Donald Trump
Autrefois perçues comme des outils marginaux échappant aux circuits bancaires classiques, les cryptomonnaies se sont progressivement imposées dans les échanges commerciaux, les investissements institutionnels et les stratégies électorales. Ce qui n’était qu’un pari technologique à ses débuts est aujourd’hui un levier économique central. Face à cette montée en puissance, de nombreuses figures politiques ont réévalué leur position. C’est le cas de Donald Trump.