Tariq Ramadan, un intellectuel musulman influent et respecté, a exprimé publiquement ses inquiétudes quant à la situation politique de plus en plus préoccupante au Sénégal. Au cœur de ses préoccupations, la possibilité que le président actuel, Macky Sall, reporte les élections de 2024 dans le contexte d’une tension politique et sociale croissante. Ramadan, connu pour sa perspicacité et son engagement envers les causes sociales et politiques, décrit un Sénégal à la croisée des chemins. L’arrestation d’Ousmane Sonko, l’opposant majeur à Sall et fervent candidat à l’élection présidentielle de 2024, a provoqué une vague d’indignation et une montée de la tension.
Une
CEDEAO: la menace de trop avec le Niger ? Quel risque pour l'organisation ?
Face à la crise politique au Niger, la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est confrontée à un défi sans précédent. La décision de l’organisation de recourir à des sanctions et de proposer une intervention militaire au Niger a déclenché des réactions violentes de la part des nations africaines voisines. Le Mali et le Burkina Faso ont même évoqué la possibilité d’une intervention armée pour soutenir le Niger, tandis que la Guinée a mis en garde la CEDEAO contre les conséquences potentiellement catastrophiques de ses actions.
Le Mali et le Burkina prêts à défendre le Niger et menacent la CEDEAO (et la France?) (Vidéo)
Avec les tensions régionales croissantes, les gouvernements de transition du Mali et du Burkina Faso ont affirmé leur soutien inébranlable au Niger, un pays voisin qui est actuellement en proie à des troubles politiques. Cette annonce a été faite à la suite des conclusions des sommets extraordinaires de la CEDEAO et de l’UEMOA, qui ont eu lieu le 30 juillet 2023 à Abuja. Selon les gouvernements du Burkina Faso et du Mali, leur position est principalement motivée par une solidarité panafricaine envers le Niger. Ils condamnent l’approche punitive adoptée par la CEDEAO et l’UEMOA, qui, selon eux, ne fait qu’accroître la souffrance des peuples et met en péril l’esprit de panafricanisme. Ce message adressé à la CEDEAO est également un message adressé à la France accusée par les putschistes de vouloir lancer une intervention militaire pour libérer Bazoum.
Gouvernance au Bénin: Boni Yayi dénonce des "infamies" et appelle au dialogue politique
Dans un message adressé à ses compatriotes, l’ancien président du Bénin, Boni Yayi, a exprimé de vives critiques sur la situation socio-politique actuelle du pays sous la gouvernance de son successeur, le président Patrice Talon. Boni Yayi, qui a dirigé le Bénin de 2006 à 2016, a pointé du doigt l’exclusion politique, démocratique, institutionnelle, économique et sociale sévissant dans le pays, et a appelé à un dialogue politique national. Les tensions entre Yayi et Talon ne sont pas nouvelles. Depuis l’élection de Talon en 2016, les divergences entre les deux leaders ont connu un pic avant une période d’accalmie.
Niger : les putschistes avertissent la France accusée de vouloir libérer Bazoum
La France serait sur le point de lancer une opération dans le but de libérer le président nigérien déchu. C’est du moins la déclaration qui a été récemment faite par le colonel-major Amadou Abdramane, le CNSP, par le canal d’un communiqué. Les nouvelles autorités du Niger indiquent que « la France a tenu une réunion à l’état-major de la Garde nationale pour obtenir les autorisations politiques et militaire nécessaires ». Des documents auraient été signés par les anciens dirigeants du pays pour donner caution à cette intervention française.
Niger: voici pourquoi Talon ne s'y est plus rendu, de nouveaux émissaires bientôt désignés
Ce n’est plus un secret. Le Niger, pays d’Afrique de l’Ouest a connu un autre putsch la semaine écoulée et le président Bazoum est depuis séquestré par les militaires. Lorsque les événements ont commencé à se dérouler au Niger, les dirigeants de la région ont réagi en souhaitant envoyer une délégation de haut niveau pour tenter de résoudre la crise politique qui s’était installée. Cette mission devait permettre un retour rapide à l’ordre constitutionnel, et c’est le président Patrice Talon qui a été désigné pour mener cette action. Finalement le président Talon ne s’y est plus rendu. Récemment, le chef de la diplomatie béninoise a expliqué la raison.
Nigeria : une grève générale dans le pays à partir du 02 août
Le président Tinubu est sur la sellette. Préoccupée par la situation politique ouest-africain avec le coup d’Etat au Niger, le président nigérian Bola Ahmed Tinubu a le feu aux fesses au plan national. En effet, réuni au sein du Conseil exécutif le 27 juillet dernier, le Congrès du Travail du Nigéria (Nigeria Labour Congress). Ca craint pour la stabilité sociale et politique du Nigéria dans les tous prochains jours. En effet, réuni en Conseil exécutif le 27 juillet dernier à Abuja, le Nigeria Labour Congress(NLC), le plus grand syndicat du pays, a décidé de déclencher une grève pour s’insurger contre Ia cherté de la vie.
Coup d’Etat au Niger: Que vaut l’ultimatum de la Cedeao ?
Réunis hier dimanche à Abuja en « sommet spécial », les dirigeants de la Cedeao tentent de mettre la pression sur la junte militaire qui a pris le pouvoir au Niger. Ils envisagent recourir à la force si dans un délai d’une semaine, le président nigérien déchu Mohammed Bazoum n’est pas rétabli dans ses prérogatives. Faisant ainsi courir pour ce pays et toute la sous-région, un bain de sang inutile et une transposition sur la terre africaine, la confrontation entre le bloc occidental et celui de la Russie. Outre la menace du défunt et ancien président de la Commission de la CEDEAO, le Béninois Marcel de Souza en décembre 2016, de faire usage de la force en Gambie, si l’ancien président de ce pays Yaya Jammeh ne quittait pas le pouvoir, c’est la première fois que les dirigeants de l’organisation sous régionale de l’Afrique de l’ouest menacent ouvertement et directement un de ses membres d’une confrontation militaire.
En effet, le sommet extraordinaire de la Cedeao qui s’est tenu hier dimanche 30 juillet s’est achevé par un ultimatum d’une semaine donnée à la junte militaire pour réinvestir dans ses fonctions, le président démocratiquement élu il y a deux ans maintenant Mohammed Bazoum et déposé il y quelques jours. Dans son communiqué final, la Cedeao indique, en dehors des sanctions économiques et financières prises contre le pays et l’exigence d’une « libération immédiate et sans condition du président Mohammed Bazoum, que « toutes les options sont envisagées », y compris une intervention militaire, si celui-ci n’est pas rétabli dans ses fonctions passé ce délai. Quant à la junte militaire dirigée par le général Abdourahamane Tchiani, elle n’a pas attendu la fin de ce sommet extraordinaire pour réagir. Dans un communiqué publié la veille, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp) a mis en garde contre toute tentative d’intervention militaire. Selon la junte au pouvoir, l’objectif de la rencontre d’Abuja est de « valider un plan d’agression contre le Niger à travers une intervention militaire imminente en collaboration avec les pays africains non membres de l’organisation ainsi que des pays occidentaux ». Et le porte-parole de la junte d’ajouter avec fermeté : « nous rappelons une fois de plus à la Cedeao ou tout autre aventurier, notre ferme détermination à défendre notre patrie ». Comme on peut donc le constater, le ton monte dans les deux camps. D’un côté, une armée régulière nigérienne aguerrie par plusieurs années de lutte contre le terrorisme et de l’autre, une armée de la Cedeao qui n’existe pas. Ou plutôt, elle n’existe que de nom.
Ecomog en lambeau et pas d’alternative
C’est en 1990, au moment de la guerre civile au Liberia, qu’est créée l’Ecomog en Français, Brigade de surveillance du cessez-le-feu de la Cedeao, la force armée de la Cedeao. Une force qui avait pour objectifs de superviser le cessez-le-feu, le maintien de la paix à l’instar des Casques bleus des Nations-Unies, le déploiement préventif dans des zones de conflits ou encore le désarmement des forces armées non régulières.
Niger: le possible recours à la force de la CEDEAO, une dangereuse menace pour la stabilité sous-régionale?
En réaction à la crise politique actuelle au Niger, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé sa détermination à restaurer l’ordre constitutionnel. Ses dirigeants ont fixé un ultimatum d’une semaine aux autorités actuelles du Niger, avec la menace sous-jacente d’un « recours à la force« . Cette déclaration marque un tournant potentiellement … Lire la suite
Le Maroc appelle l'Algérie à une réconciliation après des mois de tensions
Entre le Maroc et l’Algérie, les tensions sont restées tendues depuis 1994 avec la fermeture des frontières, et la récente rupture des relations diplomatiques en août 2021. Aujourd’hui, y a-t-il un nouvel espoir de réconciliation et de normalisation des relations entre ces deux pays du Maghreb qui se profile? En tout cas c’est la volonté du roi Mohammed VI du Maroc. L’histoire tumultueuse entre l’Algérie et le Maroc a été marquée par des divergences politiques et territoriales, et le sujet le plus épineux reste le conflit autour du Sahara occidental. Cependant, le roi Mohammed VI a manifesté un souhait de rétablir la fraternité entre les deux nations et d’apaiser les craintes de l’Algérie vis-à-vis d’éventuelles intentions malveillantes du Maroc.