Le mercredi 6 mars 2019, le Président de la République, Monsieur Patrice Athanase Guillaume TALON avait solennellement constaté que le pays était dans l’impasse du fait que, par l’inapplicabilité des lois électorales, seuls deux partis politiques, le Bloc Républicains et l’Union progressiste, tous deux proches de lui, avaient été retenus par la CENA pour concourir lors des prochaines élections législatives devant conduire à l’installation de la huitième Législature de l’ère du Renouveau démocratique.
Opinion
Bénin : les raisons de l'échec de la recherche du consensus selon Me Salami
C’est désormais un secret de polichinelle ! Le président de l’Assemblée a échoué dans le difficile exercice de trouver le consensus entre les partis politiques pour des élections législatives inclusives. La mission à lui confiée par le président de la République s’est révélée plus difficile que cela ne paraissait. La crise née de la publication par la CENA des deux partis créés récemment par les membres du gouvernement et les proches du président de la République comme étant les seuls en règle pour prendre part aux élections législatives est toujours aussi présente et les partis peinent à trouver un accord pour des élections incluant tous les parties et tendances politiques du pays.
Ils n’ont jamais aimé le Bénin et ils n’aident pas Patrice Talon !
L’amour du pays est le fondement de l’engagement politique ; il est le socle de toute volonté politique et la boussole des actes juridiques et politiques. La majorité de ceux qui soutiennent Patrice Talon a soutenu Boni Yayi, et nous savons leur prédation et leur cupidité. Nous avons décrié le populisme de Boni Yayi et la fanfaronnade de ses thuriféraires. Nombreux sont ceux qui traînent des casseroles et vivent honteusement leur législature d’honorable. Il semble bien que ces députés de la mouvance présidentielle tiennent absolument à revenir au Parlement sans concurrence. Cette Législature reste dans sa logique d’institution de petits esprits.
Gabon : « Au secours ! ACCROMBESSI les rend fous »
Le « Forum citoyen » organisé par le journal Libération à Libreville, il y’a 4 ans, du 9 au 10 octobre 2015, est revenu au-devant de l’actualité ces derniers jours à la faveur des révélations de la presse faisant état d’une enquête préliminaire du parquet financier de Paris sur les flux financiers entre le Gabon et « Libération ».
Sortir de l’impasse au Bénin: Ni vainqueur, ni vaincu
Cela fait exactement quinze jours (du 6 au 20 Mars 2019) que le Président de la République, Monsieur Patrice Athanase Guillaume TALON est apparu dans une posture dans laquelle on aimerait le voir plus souvent. En effet, à l’occasion d’un entretien qu’il eut avec les partis politiques de l’opposition au sujet de ce qu’il qualifia lui-même « d’impasse », il est apparu soucieux de la crédibilité de notre démocratie, refusant l’idée de voir se dérouler sous sa présidence des élections législatives sans l’opposition.
Parti politique et système partisan au Bénin: la méthode Ouorou
C’est douloureux à dire mais il faut pourtant l’admettre, le Bénin traverse depuis peu une crise politique inédite dans l’histoire de sa démocratie post-Conférence nationale. Cette crise se traduit par l’incertitude qui plane sur l’organisation et la tenue des prochaines législatives prévues en principe pour le 28 avril prochain.
Manipulations et consensus démocratique sous le régime Talon
Les derniers évènements relatifs à l’enregistrement des candidatures aux prochaines élections législatives suscitent dans l’opinion publique des interrogations sur l’état de notre démocratie. Les partis opposés au régime Talon dénoncent une volonté de les exclure des prochaines joutes électorales. On assiste cà et là à des protestations de certains secteurs de la population. Le président, lors de la première rencontre avec l’opposition, comme lors de ses précédentes sorties à la faveur des récentes crises de notre société, a fait un quasi monologue ponctué de déclarations définitives, de leçons de droit, et de la réaffirmation de sa méthode qui est de « forcer un peu » pour dit-il reformer le pays.
Abêtissement réussi : L’EPMB « NOUVEAU DEPART »
L’Eglise protestante méthodiste du Bénin (EPMB) est par terre. Le Synode qui vient de se terminer en est la preuve. Quelqu’un qui cherche Dieu aura du mal à le trouver à l’EPMB telle qu’elle fonctionne aujourd’hui. Il y trouvera par contre un Président toujours sûr de lui, même quand il se trompe, un Président qui se fait appeler « Eminence » en se prévalant des décisions d’un synode qui n’a jamais existé, et qui proclame fièrement qu’il n’exécutera jamais les décisions de justice sans proposer, en lieu et place de ces décisions, une alternative digne d’une communauté fraternelle, soucieuse de vérité et de justice, qui entreprendrait de régler elle-même ses problèmes par un dialogue franc et sincère, sous le regard du Christ.
L’économie du Bénin sous Talon: Miracles ou Mirages ?
Trois ans après l’arrivée au pouvoir de Monsieur Talon et
son gouvernement de “rupture”, quel est l’état réel de
l’économie béninoise ? Nous vous proposons ci-dessous une contribution de M Jean Folly
Tension entre l'Italie et la France : les enseignements pour l'UE, Rome et Paris
En Europe, situation de crise! la France a décidé de rappeler son ambassadeur en Italie après des attaques sans précédent de l’Italie contre le pays de Macron. Au-delà de toute l’agitation médiatique autour de l’affaire, il convient de tirer les conclusions que nous allons énumérer dans la suite de l’article. Pour rappel, face à la réaction française, les deux leaders italiens ont décidé de changer de ton il y a quelques heures.
Tentative de coup d'état au Gabon : Des mutins arrêtés, un est en fuite
Très tôt ce matin, des militaires gabonais, se disant issus du Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS), auraient dans une tentative avortée de coup d’état, pris d’assaut la radio Nationale du Pays et déclaré le président Ali Bongo, inapte à diriger.Un ‘’conseil National de restauration’’ c’est ce que les militaires patriotes comme ils se désignent eux-mêmes disaient vouloir installer dans les heures qui auraient suivi. Dans un communiqué diffusé à la Radio Nationale Gabonaise, et retransmis par Radio France Internationale, les militaires patriotes lançaient un appel à certaines forces vives de la nation, personnalités politiques, anciens militaires, mouvements de jeunes , syndicaliste et représentants de la société civile à se rendre à L’assemblée nationale pour la formation dudit ‘’conseil National de restauration’’.
L’enjeu de l’autonomie et du leadership
Avec l’idée qu’il ne sert à rien de répondre au coup de pied de l’âne. « Les chiens aboient, la caravane passe ». Par recul calculé ? Histoire de donner du temps au temps pour être en capacité de frapper fort. La vengeance, en effet, est un plat qui se mange froid. Un dicton populaire tient l’insulteur pour un ignorant. Il serait à l’image de l’arroseur arrosé. « Celui qui t’insulte, dit ce dicton, n’insulte que l’idée qu’il se fait de toi, donc il n’insulte finalement que lui-même. »
Noël : l’envers et l’endroit de la fête
Noël frappe à nos portes. Elle ne frappe pas moins à nos porte-monnaie. Une réclame, à Cotonou, de manière insistante, nous rappelle la vérité du jour : « la fête aura lieu ». (FAL). Mais quelle fête ? D’abord et avant tout la fête des enfants. Les traditions l’ont ainsi voulu. Les pratiques et les habitudes … Continuer la lecture
De quoi meurent-elles les démocraties ?
Elles peuvent disparaître corps et biens, tel un navire pris dans la tourmente des éléments déchaînés. Ce que nous tenons pour « Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » n’est donc pas frappé du sceau de l’éternité. Au moins trois virus mortels peuvent sceller le sort de toute démocratie. Quels sont-ils ces virus ?
Il y a d’abord l’ignorance. C’est la mère de toutes les tares. Qui ne réussit pas à prendre pied sur le théâtre du savoir et de la connaissance se condamne à être et à rester un être fantomatique. Un être qui s’enfonce, chaque jour davantage, dans les ténèbres. Celui-là ne peut se sentir concerné par les choses d’ici, étant plutôt un être de là-bas. Celui-là ne peut peser sur le cours des choses, s’étant installé dans la stérilité d’un exil qui le tient loin de l’essentiel. Celui-là ne peut compter en quoi que ce soit, étant bouché à tout.
L’ignorance des citoyens, voilà le rideau de fumée derrière lequel la plupart des politiciens jonglent et manipulent à loisir. Ils font croire aux citoyens que leur bulletin de vote ne vaut pas plus qu’un bol de riz ou qu’un modeste billet de banque. Ils font applaudir, tresser une couronne de gloire à ceux qui, pourtant, affament et assoiffent des populations entières, privent celles-ci de soins de santé ou de la chance de s’instruire. Tout ce cirque s’orchestre à coups de marches de soutien, de cultes d’action de grâce, de meetings géants pour cheptel bêlant, pour hordes gueulantes.
C’est la preuve par neuf que l’ignorance n’aide pas à voir le monde à l’endroit. L’ignorance est un mal absolu qui enterre absolument vivant celui qui en est atteint.
Il y a, ensuite, le silence. Il ne s’agit pas seulement du fait de ne pas se faire entendre, de ne pas s’exprimer. Le silence, ici, recouvre plusieurs formes et se pare de divers sens.
Le silence de ceux qui, contraints et forcés, sont réduits à devoir la boucler. En somme, on leur fait ravaler leur vérité pour que triomphe « la voix de son maître ». On le sait : le silence des cimetières n’offre même pas aux morts la possibilité d’exercer leur droit à la parole.
Le silence de l’indifférence, synonyme d’inconscience et d’irresponsabilité. On se tait dès lors qu’on limite tout à soi ; qu’on réduit le vaste monde aux frontières de son propre monde ; qu’on ne veut pas voir plus loin que le bout de son nez ; qu’on laisse tout glisser sur soi, sur son corps et sur son esprit, comme l’eau sur les plumes d’un canard.
Le silence complaisant ou complice qui confine à la conspiration du silence. Il s’agit de ce hold-up parfait opéré par certains individus, contre tous et à l’insu de tous, en se barricadant dans le couvent de leur vérité. Ces individus ferment les yeux sur tout pour plaire. Ils se bouchent les oreilles pour chérir le statu quo, synonyme de régression. Ils laissent courir et pourrir pour sauvegarder d’éphémères privilèges et avantages.
Il y a, enfin, la parodie. A définir comme une peinture fausse. C’est de l’imitation. C’est de la contrefaçon grotesque. On joue à être démocrate ou à être en démocratie. On met en place, dans un désert de démocratie, toutes les apparences démocratiques : l’appareillage, le rituel, la liturgie, les institutions, les élections, le discours… Comme on le voit, tout est formellement en place pour simuler une démocratie. Mais rien n’est substantiellement en mouvement pour vivre une démocratie ou pour être dans une démocratie.
Il ne reste plus qu’à se laisser couler dans le moule d’un dispositif démocratique en trompe l’œil. On a affaire à un contenant sans contenu, à une démocratie sans démocrates. En somme, une coquille vide.
Oui, les démocraties sont mortelles. Elles meurent quand elles sont privées des lumières de la pensée. Elles meurent quand elles sont sevrées des flux vibratoires de la parole qui libère. Elles meurent quand elles sont déconnectées de toutes réalités, de l’action efficace qui construit. C’est sûr : la guérison est à la porte de qui sait là où il a mal.
Réconciliation Yayi-Azannai Un levier important dans l'unité de l'opposition
Surtout au moment où les partis de l’opposition clament de se présenter autour d’un grand regroupement lors des législatives de 2019. Ce serait une grave imprudence pour l’opposition que de négliger la poursuite et l’aboutissement de ce processus de réconciliation.
Eglise protestante méthodiste du Bénin : Vers une nouvelle crise ?
La résolution de la crise au sein de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin semble superficielle. Dans un article que nous avons reçu, Nestor DARBOUX, un membre de cette église, parle d’une sortie de crise qui n’avait aucun fondement spirituel. « Avons-nous réussi une véritable réconciliation évangélique des cœurs ? Hélas- Trop de paroles, trop de signes, trop d’actes montrent que les cœurs sont encore meurtris », écrit-t-il. Lire ci-dessous l’intégralité de son texte.DIEU NOUS PARLE
A la diète de Spire en 1529, l’empereur CHARLES QUINT a promulgué un édit pour imposer la religion catholique à tout le monde.
Devant cette atteinte à leur liberté de conscience, les princes catholiques favorables aux réformes en cours ont opposé un refus. Au nom de leur conscience, ils ont dit non au pouvoir civil et au pouvoir religieux.
Bénin : La situation du pays contraint les leaders de l'opposition à l'unité
C’est désormais un impératif catégoriqque pour l’opposition béninoise de coaliser ses forces et ses potentialités pour affronter la machine de la mouvance qui s’organise autour de deux grands partis politiques dont le second a vu le jour.Selon le pôle unifié de la jeunesse de l’opposition, Pujo, au cours d’un point de presse que ce mouvement politique a donné ce vendredi 7 décembre 2019 à la bourse du travail, un nombre important de partis politiques de l’opposition béninoise ont déclaré clairement et publiquement leur accord pour le regroupement des partis de l’opposition dans le cadre des élections législatives de mars 2019.
Bipartisme au sein de la mouvance au Bénin: La nuit des longs couteaux s’annonce
Dans l’incapacité de former un seul bloc, les partis politiques qui soutiennent la mouvance ont plutôt constitué deux grands partis politiques. Le premier, le parti Union progressiste a vu le jour au palais des sports à Cotonou le samedi dernier pendant que le second, le parti républicain annonce sa naissance aux termes du congrès constitutif qui est prévu le samedi 8 novembre 2018 à Parakou. Des observateurs estiment que dans le cadre des élections législatives qui s’annoncent, il y a lieu d’envisager un climat délétère au sein de la mouvance.
Retrait de la Can 2019 au Cameroun : Au-delà du patriotisme stérile, remercier plutôt Ahmad Ahmad
Le retrait de l’organisation de la coupe d’Afrique des nations de football par la confédération africaine de football, Caf, deux courants de pensée sont nés au Cameroun. Le premier qui repose sur le réflexe patriotique, juge comme humiliant et injuste la décision du comité exécutif de la Caf. En face de lui, un autre groupe de compatriotes estiment éviter de faire dans la complaisance pour saluer à juste titre la décision de la Caf. Comme cela s’observe auprès de toutes les personnes qui ne savent pas assumer leur responsabilité, l’annonce par la Caf le vendredi 30 novembre 2018 du retrait de l’organisation de la coupe d’Afrique des nations, a suscité auprès d’une partie de l’opinion camerounaise une vague d’indignation.
C’est sur nos voies, c’est dans nos rues
Nous roulons sur nos voies. Nous marchons dans nos rues. Nous sommes dans un environnement familier. Aussi ne voyons-nous pas toujours les mille et une bizarreries et anomalies qui auraient dû pourtant nous interpeller.
C’est l’accoutumance par l’habitude. Pour une fois, ouvrons grand les yeux et les oreilles. Indignons-nous de ce que nous voyons. Désolons-nous de ce que nous entendons. Les bêtises qui hantent nos voies et nos rues doivent aider à une prise de conscience salutaire. En voici un échantillon.
Le Bénin au rythme de ses contradictions
On peut contredire le témoignage de quelqu’un. A l’effet d’aider à la manifestation de la vérité. Mais celui qui se contredit lui-même a quelques soucis à se faire. Il faut interroger la cohérence de ses idées, la logique de ses pensées, l’ordonnancement de ses arguments. Nous, Béninois, sommes passés maîtres dans l’art de nous contredire. Le montrent à suffisance ces quelques échantillons d’attitudes et de postures. Des comportements contradictoires à tous égards. Ils nous identifient. Ils affichent et clament notre « béninité ».
Bénin : Et si nos voisins nous inspiraient
Le mal développement trouve son meilleur terreau dans au moins trois attitudes. Soit que ni on ne sait ni on ne fait ce qu’on doit. Soit qu’on va chercher loin ce qu’on a pourtant à portée de main.Soit qu’on copie mal, parfois jusqu’à la caricature, ce que les autres font. Pour autant, il n’est pas interdit de s’inspirer des bons exemples des autres. Les bonnes pratiques ont, en effet, une portée universelle. Point n’est besoin de les réinventer. Qu’il nous suffise de lever la tête, de regarder par-dessus nos frontières, du côté de nos voisins. Voici quelques exemples. Ils pourraient donner, sur notre sol et sous nos cieux, de beaux et bons fruits.
Présidentielle de 2010 en Côte d'Ivoire : Un journaliste congolais affirme savoir qui a réellement gagné
Belhar Mbuyi, un journaliste congolais, vient de publier aux éditions Jets d’Encre en France un livre sur la présidentielle ivoirienne de 2010. A travers ce livre de 388 pages intitulé «Qui a (réellement) remporté la présidentielle ivoirienne de 2010 ? Vérité des urnes et de jure», ce journaliste congolais de Kinshasa a donc l’ambition de trancher, scientifiquement, le débat sur le « vrai » vainqueur de cette élection qui avait tant passionné l’Afrique, et déchiré la Côte d’Ivoire. A ce jour, l’un des protagonistes de la crise ivoirienne est jugé à la CPI pour crimes présumés lors de la crise post-électorale, et l’autre est à la tête de la Côte d’Ivoire.
Bénin : est-ce le début des ennuis pour Adrien Houngbedji ?
Elle était prévisible; cette cassure au sein du bloc de la dynamique républicaine. La formation politique la plus importante de ce bloc, le Prd a décidé de claquer la porte pour dire non à cette fusion ou regroupement de partis politiques qui ressemble à un marché de dupes.Il était prévu que le piège se referme sur le PRD. Tout portait à croire que l’idée de constituer les blocs de partis politiques qui soutiennent le chef de l’Etat n était qu’un prétexte pour effacer de la scène politique l’un des partis politiques, qui né au lendemain de l’avènement de la démocratie, marque le terrain politique à travers sa présence.
Dépôts d'ordures au Bénin : des condamnations oui, mais des solutions d'abord
Les 24 personnes présentées au procureur de la république puis condamnées à la suite d’un procès tenu ce jour 21 novembre 2018 au tribunal de première instance de Cotonou, ont reçu des sanctions diverses. Mais avant de procéder à de telles condamnations, il aurait d’abord fallu proposer des solutions aux populations. Des peines de condamnation ont été prononcées à l’endroit des 24 personnes qui ont été assignées en justice pour dépôts d’ordures sur la voie publique. Certains ont reçu des peines d’emprisonnement ferme pendant que d’autres seulement des condamnations avec sursis assorties des amendes.
La révolution du « gari »
Donnons notre tête à couper : tout Béninois connaît le « gari ». C’est cette farine blanche tirée du manioc. Elle entre dans l’alimentation de nombre de nos compatriotes, des régions méridionales à celles du centre de notre pays, voire au-delà. Le « gari » se consomme sous diverses formes. On peut manquer de tout. On se garde bien de manquer de « gari ». Il a accompagné nos années d’études à l’extérieur, comme si sa seule présence nous soulageait de la nostalgie du pays. Les étudiants de l’université d’Abomey-Calavy, créatifs et inventifs à souhait, ont mis en place un cercle d’excellence dénommé « Association des délayeurs nocturnes » (ADN). Le cercle met en compétition les amis du « gari ».
Regroupement de l'opposition au Bénin : signe annonciateur ?
On la pensait désemparée face aux nombreuses secousses qui menacent son organisation. Mais les leaders de l’opposition béninoise ont surpris plusieurs observateurs de la vie politique en prouvant qu’ils peuvent taire leurs dissensions du passé au nom de l’ intérêt supérieur de la nation.C’est pour certains un signe qui annonce la fin de la souffrance des populations sous le régime de la rupture. Face à un gouvernement où le leader proclame que » je n’ai peur de rien, je ne recule devant rien« , ou encore » lorsqu’un dirigeant arrive au pouvoir, laissez-le faire ce qu’il veut et attendez votre tour« , il y a lieu de s’inquiéter et le Bénin qui pensait avoir tourné la page de ce genre de gouvernance ne peut pas accepter le retour de ce système politique qui rappelle un passé douloureux.
Les blocs politiques : ombres et limites
Le tsunami est annoncé. La scène politique nationale s’en trouvera bientôt chamboulée.Les petits clubs électoraux, qui n’ont de partis que le nom, vont disparaître au profit de grands blocs. Par quel processus ? Effervescence dans les états-majors politiques où s’échafaudent plans et stratégies. Les jours prochains nous édifieront. Mais une chose est sûre, l’avenir de ces grands blocs politiques se joue et se jouera sur au moins quatre lignes de visibilité. Quelles sont-elles ?
Diplômes académiques, diplômes de la vie
Le culte du diplôme. Le mythe du diplôme. Vous ne vous êtes pas trompés d’adresse. Vous êtes bel et bien au Bénin, autrefois Dahomey. Nous avons affaire à un héritage bien établi. De l’époque coloniale à nos jours, cet héritage se transmet d’une génération à l’autre. Pensons à ce compatriote. Etudiant au Pays des Blancs, il accumula mille et un diplômes. Rentré au Bénin, il se promenait chargé d’une valise de diplômes. En veux-tu, en voilà ! Nous n’avons rien contre les diplômes. Mais face aux multiples défis qui nous environnent, sommes-nous sûrs, avec nos seules références académiques, d’avoir les parchemins qu’il faut pour conduire notre vie comme il faut ? L’école formelle délivre un nombre infini de diplômes. L’école de la vie n’en délivre que quelques uns. Faisons en le tour.
Bénin : Après la condamnation d’Ajavon à 20 ans de prison, quels avenirs pour Ajavon et l’Usl ?
En veilleuse depuis sa création en mars dernier, l’Union social Libéral(Usl) qui affutait ses armes pour les législatives de mars 2019 pourrait voir son avenir politique hypothéqué pour les années à venir.A l’instar de son président d’honneur et leader charismatique Sébastien Ajavon condamné à vingt ans de prison ferme, l’Usl risque d’entrer dans une zone de turbulence. Seulement, il n’est pas exclu que le parti réalise aussi un bon score si sa participation-encore hypothétique- pour les prochaines élections était effective. Ceci, au regard des données irrationnelles dont la politique béninoise raffole. Analyse.