Elle était prévisible; cette cassure au sein du bloc de la dynamique républicaine. La formation politique la plus importante de ce bloc, le Prd a décidé de claquer la porte pour dire non à cette fusion ou regroupement de partis politiques qui ressemble à un marché de dupes.Il était prévu que le piège se referme sur le PRD. Tout portait à croire que l’idée de constituer les blocs de partis politiques qui soutiennent le chef de l’Etat n était qu’un prétexte pour effacer de la scène politique l’un des partis politiques, qui né au lendemain de l’avènement de la démocratie, marque le terrain politique à travers sa présence.
Opinion
Dépôts d'ordures au Bénin : des condamnations oui, mais des solutions d'abord
Les 24 personnes présentées au procureur de la république puis condamnées à la suite d’un procès tenu ce jour 21 novembre 2018 au tribunal de première instance de Cotonou, ont reçu des sanctions diverses. Mais avant de procéder à de telles condamnations, il aurait d’abord fallu proposer des solutions aux populations. Des peines de condamnation ont été prononcées à l’endroit des 24 personnes qui ont été assignées en justice pour dépôts d’ordures sur la voie publique. Certains ont reçu des peines d’emprisonnement ferme pendant que d’autres seulement des condamnations avec sursis assorties des amendes.
La révolution du « gari »
Donnons notre tête à couper : tout Béninois connaît le « gari ». C’est cette farine blanche tirée du manioc. Elle entre dans l’alimentation de nombre de nos compatriotes, des régions méridionales à celles du centre de notre pays, voire au-delà. Le « gari » se consomme sous diverses formes. On peut manquer de tout. On se garde bien de manquer de « gari ». Il a accompagné nos années d’études à l’extérieur, comme si sa seule présence nous soulageait de la nostalgie du pays. Les étudiants de l’université d’Abomey-Calavy, créatifs et inventifs à souhait, ont mis en place un cercle d’excellence dénommé « Association des délayeurs nocturnes » (ADN). Le cercle met en compétition les amis du « gari ».
Regroupement de l'opposition au Bénin : signe annonciateur ?
On la pensait désemparée face aux nombreuses secousses qui menacent son organisation. Mais les leaders de l’opposition béninoise ont surpris plusieurs observateurs de la vie politique en prouvant qu’ils peuvent taire leurs dissensions du passé au nom de l’ intérêt supérieur de la nation.C’est pour certains un signe qui annonce la fin de la souffrance des populations sous le régime de la rupture. Face à un gouvernement où le leader proclame que » je n’ai peur de rien, je ne recule devant rien« , ou encore » lorsqu’un dirigeant arrive au pouvoir, laissez-le faire ce qu’il veut et attendez votre tour« , il y a lieu de s’inquiéter et le Bénin qui pensait avoir tourné la page de ce genre de gouvernance ne peut pas accepter le retour de ce système politique qui rappelle un passé douloureux.
Les blocs politiques : ombres et limites
Le tsunami est annoncé. La scène politique nationale s’en trouvera bientôt chamboulée.Les petits clubs électoraux, qui n’ont de partis que le nom, vont disparaître au profit de grands blocs. Par quel processus ? Effervescence dans les états-majors politiques où s’échafaudent plans et stratégies. Les jours prochains nous édifieront. Mais une chose est sûre, l’avenir de ces grands blocs politiques se joue et se jouera sur au moins quatre lignes de visibilité. Quelles sont-elles ?
Diplômes académiques, diplômes de la vie
Le culte du diplôme. Le mythe du diplôme. Vous ne vous êtes pas trompés d’adresse. Vous êtes bel et bien au Bénin, autrefois Dahomey. Nous avons affaire à un héritage bien établi. De l’époque coloniale à nos jours, cet héritage se transmet d’une génération à l’autre. Pensons à ce compatriote. Etudiant au Pays des Blancs, il accumula mille et un diplômes. Rentré au Bénin, il se promenait chargé d’une valise de diplômes. En veux-tu, en voilà ! Nous n’avons rien contre les diplômes. Mais face aux multiples défis qui nous environnent, sommes-nous sûrs, avec nos seules références académiques, d’avoir les parchemins qu’il faut pour conduire notre vie comme il faut ? L’école formelle délivre un nombre infini de diplômes. L’école de la vie n’en délivre que quelques uns. Faisons en le tour.
Bénin : Après la condamnation d’Ajavon à 20 ans de prison, quels avenirs pour Ajavon et l’Usl ?
En veilleuse depuis sa création en mars dernier, l’Union social Libéral(Usl) qui affutait ses armes pour les législatives de mars 2019 pourrait voir son avenir politique hypothéqué pour les années à venir.A l’instar de son président d’honneur et leader charismatique Sébastien Ajavon condamné à vingt ans de prison ferme, l’Usl risque d’entrer dans une zone de turbulence. Seulement, il n’est pas exclu que le parti réalise aussi un bon score si sa participation-encore hypothétique- pour les prochaines élections était effective. Ceci, au regard des données irrationnelles dont la politique béninoise raffole. Analyse.
Mi-mandat du régime de Talon au Bénin : Deux ans et demi de gouvernance mitigée
Ce samedi 6 octobre 2018 fait exactement deux ans et demi que le gouvernement de la rupture est aux affaires. Ce moment correspondant à ce qu’on appelle traditionnellement la période de mi-mandat qui désigne la moitié de la durée du mandat. Il est de coutume que l’atteinte de mi-mandat donne lieu à une évaluation objective de la gouvernance du pouvoir aux affaires. Et pour le cas du régime de la rupture, les observations les plus conciliantes évoquent un bilan mitigé.L’évaluation de la gouvernance d’un régime à l’occasion de la période de mi-mandat a pour objectif de faire le bilan de sa gestion mais aussi de prédire à partir de ce bilan les possibilités de ce régime à réaliser les engagements pris au départ.
Que sont-ils devenus ?
Mémoire trouée ? Déficit de suivi ? Négligence coupable ? Nombre de nos concitoyens, pour mille et une raisons, disparaissent de nos écrans de contrôle.Sans que cela nous émeuve. Sans que cela nous trouble. Ils sombrent dans le néant. Ils disparaissent de nos mémoires. Tentons de les remonter des profondeurs où nous les avons abandonnés pour les exposer brièvement à la lumière de l’actualité. Que sont-elles devenues les 2763 jeunes filles dont la grossesse a été constatée et signalée par le ministère de l’Enseignement secondaire au cours de l’année scolaire 2017-2018 ? Le fait a beaucoup ému et a bénéficié de la publicité qu’il mérite. La confusion entre l’école et la maternité a été stigmatisée.
Les marathoniens de l’espoir
Ont-t-ils raison d’être aussi pessimistes ? Ils sont, en effet, nombreux, ceux de nos compatriotes qui ont tiré un trait sur l’avenir de notre pays. Ils peignent tout en noir. Ils broient du noir. Pour eux, tout est « gâté », tout est « gnankami », tout est « foutu », pour emprunter ces mots à la rue. Pourtant, dans cette grisaille têtue où seul Dieu reconnaîtra les siens, il y a des hommes et des femmes qui, en dépit de tout, tiennent haut levé le flambeau de l’espoir. Avons-nous affaire à des fous à la tête mal timbrée ou à des illuminés à convoyer dans un asile psychiatrique ? Nous les appelons, quant à nous, « les marathoniens de l’espoir ». Qui sont-ils ? Que font-ils ? En quoi se démarquent-ils des autres ?
Taxes sur l'internet au Bénin : Le comble !
Depuis le mardi 18 septembre 2018, les nouveaux tarifs des forfaits internet sont mis en application. Ces nouveaux tarifs comparés à ceux qui étaient pratiqués jusque-là, laissent penser que le gouvernement, initiateur de ces nouveaux tarifs, a atteint le comble de la méchanceté. On a toujours admis que l’une des préoccupations essentielles de tout gouvernement, est d’assurer le bien-être physique, psychologique, matériel et environnemental des citoyens. En dehors des services publics qui sont gratuits au sens administratifs du terme, le gouvernement veille aussi de s’assurer que les autres services qui sont assurés par les privés sont de bonne qualité et fournis à des prix accessibles au grand nombre.
Cotonou : un mois pour changer la ville
Rien. On ne peut rien en tirer. C’est l’opinion plutôt sévère d’une majorité d’habitants de Cotonou. Leur cité, pensent-ils, ne peut rester durablement la vitrine du Bénin. Arguments : le site de la ville est insalubre. Les zones inondables, par leur importance, sont une menace pour aujourd’hui et pour demain. Quant à l’érosion marine, Dieu est grand ! Cotonou serait-elle un nœud de problèmes insolubles ? A cette question, il ne peut y avoir une réponse tranchée, définitive. Entre en ligne de compte une foule de déterminants. Qui répond à la question ? Sous quel angle de vue l’appréhende-t-il ? Dans quel état d’esprit l’aborde-t-il ? Fort de quoi et en ce qui nous concerne, nous portons la conviction forte qu’en quatre semaines, une action citoyenne conséquente peut commencer à offrir à Cotonou, le visage souriant d’une cité propre et agréable. Comment ?
La force des chiffres, la fumée des mots
Pourquoi préférer les chiffres aux mots ? Les chiffres, dans leur éloquence sèche, ont une force de vérité à nulle autre pareille. Les mots, portés par une phraséologie creuse, masquent souvent la vérité.Un vrai rideau de fumée ! 2 763 : retenez ce chiffre. C’est le nombre des grossesses enregistrées dans nos écoles au cours de l’année scolaire 2017-2018. Source : le ministère de l’Enseignement secondaire. L’information est chiffrée. Sa source est identifiée. Elle prend, du coup, une place particulière dans nos consciences.
La francophonie à la sauce africaine
Il y a une école dans la rue. Elle a son code. Elle fonctionne selon ses règles. Elle forge, chaque jour que Dieu fait, la langue française sur l’enclume des besoins de communication des populations. Il faut y voir une manière de réinventer la langue de Molière. C’est la contribution de l’Afrique, pourrait-on dire, à la Francophonie. Allons à la quête de quelques mots et expressions de la rue. En voici un échantillon. « Moi, je ne suis pas dedans ». Une manière de botter en touche pour dégager sa responsabilité d’une affaire. On fait savoir que l’on n’est en rien concerné. Ni de près, ni de loin.
Les ambitions hégémoniques de Patrice Talon sur le Bénin
Avec le récent vote de la loi sur le code électorale, Patrice Talon est en train de poser les derniers échafaudages d’une entreprise de domination qu’il entend assurer sur le Bénin. Autopsie d’une hégémonie à venir.À moins d’un miracle auquel Patrice Talon lui-même n’y croit guère, on peut déjà à mi-parcours de son mandat présidentiel conclure à un échec cuisant de celui-ci. Patrice Talon a échoué dans la capacité à assurer un bien-être aux Béninois et à faire du Bénin une société meilleure. Toutefois, s’il y a un point positif à mettre à son actif, c’est d’être parvenu à assurer sa réussite individuelle. Mais cette réussite n’est qu’une étape vers un projet personnel plus ambitieux, parvenir à imposer son hégémonie sur le Bénin tant sur le plan politique qu’économique.
Des ponts pour un autre développement
Nos soucis, besoins et aspirations se condensent en un seul mot : développement. Le mot fait l’objet de programmes, de projets, de plans. Tout un arsenal stratégique est ainsi déployé, assorti d’expertises diverses et pointues. En faut-il vraiment tant pour développer le Bénin ? Qu’il suffise que dix millions de Béninois décident d’affirmer leur vocation de constructeurs de ponts, s’engagent à se donner les moyens de construire des ponts.
Bénin : A l’école de la politique
Tous les vieillards qui encombrent les allées du pouvoir, dehors ! Si cela n’est pas dit aussi impoliment, on n’en est pas loin. « Et esse in modo » disent les Latins. Tout est dans la manière.
Ainsi nos jeunes gens et nos jeunes filles éructent des menaces. Ils piaffent d’impatience de prendre d’assaut l’espace public. Ils tiennent à rajeunir la classe politique. Les élections ne sont plus loin. Les paris sont ouverts. Rien de bien nouveau sous le soleil. Mais le verbe est de plus en plus haut, le ton de plus en plus radical. Doit-on s’en offusquer ? Plutôt avoir affaire à une jeunesse qui a du caractère, une jeunesse qui sait donner de la voix qu’à une jeunesse amorphe, indifférente. La sagesse des nations ne dit pas autre chose : « Il faut que jeunesse se passe ».
« Bwa Kayiman » ou le réveil d’une race
14 Août 1791 une magnifique page historico-culturelle mondiale, une page exceptionnelle et unique dans toute l’histoire universelle, a été écrite à Bwa Kayiman, lorsque des milliers de nos frères emmenés de partout en Afrique (du Sénégal, du Congo, du Niger, du Nigeria, du Dahomey, aujourd’hui le Bénin et d’ailleurs), tous victimes de l’odieuse traître négrière, avaient décidé de s’unir pour, dans une cérémonie rituelle, dire NON à l’esclavage : C’était le RéVEIL DE LA RACE NOIRE ET LE point de départ du Panafricanisme.Huit jours plus tard, c’était le soulèvement général des esclaves et le début d’une e une longue et difficile guerre de 13 ans contre la plus puissante armée de l’époque, celle de Napoléon, la guerre qui allait, le 1er janvier 1804, placer sur l’échiquier mondial le Premier Etat Noir indépendant du monde : HAITI, la fille aînée de la diaspora africaine;
Afrique francophone : psychologie des dirigeants de 1960 à nos jours
Comment ont évolué les mentalités des dirigeants africains de 1960 à nos jours? Retour sur un poste qui a su s’ajuster aux avancées des technologies, mais aussi des mentalités sur le continent noir. En Afrique, on retrouve toutes sortes de dirigeants. Depuis les indépendances à nos jours, les populations africaines ont dû faire face à différentes personnalités à la tête de leurs états. Des plus patriotiques, aux plus cruels, tout a été testé sur les africains. Nous verrons dans ce bref article, les principaux types de dirigeants qu’a connus le continent noir.
Bénin : décryptage du message de Patrice Talon par Léonce Houngbadji
Après le message à la nation du président béninois Patrice Talon, un de ses opposants, Léonce Houngbadji a décidé de réagir. Lire ci-dessous sa déclaration. Quand on préside une République inquiète, «parler aux Béninois» est un exercice à hauts risques. Il ne fallait pas attendre monts et merveilles de l’intervention télévisée du chef de l’État. Fidèle à sa manière, il n’a pas dit un mot plus haut que l’autre, et il a expliqué en substance qu’une politique qui ne marche pas peut, qui sait, marcher un jour. Nul ne s’attendait à des annonces fracassantes. Mais beaucoup espéraient plus qu’un souffle, un vent de colère ou de révolte face à la crise, au chômage, au désarroi des plus démunis, à la violation des Droits de l’Homme… Et, au bout de quelques heures, dans son message à la Nation et au cours de l’entretien qu’il a accordé à certains médias locaux, il n’y eut ni l’un ni l’autre.
Pratique abusive de la détention provisoire au Bénin : Richard Boni Ouorou accuse la justice
Dans sa récente interview, le politologue Richard Boni Ouorou mettait en cause l’application de la détention provisoire telle que pratiquée par la justice béninoise. Ce Béninois de la diaspora n’entend visiblement pas en resté à ce simple constat.Par le truchement d’une lettre ouverte, il interpelle des acteurs judiciaires connus pour leur engagement syndical afin que ces derniers puissent s’expliquer sur l’usage systématique de cette mesure judiciaire d’exception. Dans un contexte politico-judiciaire assez riche, le moins que l’on puisse affirmer c’est que sa démarche tombe à propos. Lire ci-dessous la lettre ouverte.
Le débat sur l'équipe de France : Un problème français ?
Un peu d’histoire.Cela fait des siècles que des Africains vivent en France et contribuent à la grandeur de ce pays. Dans tous les domaines. Le sport au XXe et au XXIe siècle n’est que la partie visible de l’iceberg noir. La population française dans sa majorité n’a jamais eu de problèmes avec cela. Même durant les douloureux siècles où le Royaume de France devint une grande nation esclavagiste sous les tropiques dans les Amériques déportant par millions les Africains, légiférant l’ignominie en 1685 via un Code noir qui déshumanisait le nègre devenu bien meuble. Comme dans toute l’Europe esclavagiste et « négrière », on proclamait chez soi les droits de l’homme et on les bafouait allègrement dans les colonies.
Révision de la constitution au Bénin : Le décryptage du Professeur Augustin AINAMON
Au Bénin, le débat sur la révision de la constitution enfle dans l’opinion publique. Alors que les députés ont procédé il y a quelques jours au vote d’une proposition d’amendement de la loi fondamentale, une nouvelle voix s’invite dans le débat. Il s’agit du Professeur Augustin AINAMON. Il propose un décryptage que nous vous invitons à lire ci dessous.
Création de la cour des comptes au Bénin : Des vérités au delà des mélodies imposées à nos tympans
Parmi les points controversés dans la proposition d’amendement constitutionnel à polémique figure l’érection d’une Cour des comptes.Cinq (5) articles dans la proposition disposent en ce qui concerne ladite juridiction.La plupart sont logés au niveau du titre VI bis.En voici quelques dispositions :
Article 138 bis-1 : La Cour des comptes est la plus haute juridiction de l’Etat en matière de contrôle des comptes publics. Elle est l’institution supérieure de contrôle des finances publiques.
21e édition de la coupe du monde : A l’heure du bilan
Depuis ce dimanche 15 juillet 2018 à Ninjni, la 21e édition de la coupe du monde a pris fin sur le sacre de la France devant la Croatie (4-2). Maintenant l’heure du bilan est venue, et il faut tirer les grandes leçons de cette fête planétaire.La Russie de Vladmir Poutine, vient d’écrire une page de l’histoire du football mondial avec l’organisation réussie de la 21e édition de la coupe du monde. Avec de belles infrastructures sportives, un bel accueil réservé aux différentes délégations, tous ceux qui y étaient sont presque unanimes sur le fait que c’est l’une des plus belles coupes du monde en termes d’organisation. La Russie a frappé un grand coup dans les rapports de force du point de vue géopolitique. Elle peut aussi se satisfaire de la bonne performance de son équipe nationale.
Richard B. Ouorou : “Ce n’est pas le pouvoir de Talon qui est trop fort, ce sont les députés (...) qui ont démissionné ‘’
Dans le cadre de ce qu’il faut désormais considérer comme un rendez-vous mensuel avec les Béninois, le politologue Richard Boni Ouorou livre, depuis Montréal au Canada où il vit, ses réflexions sur le paysage politique de son pays. Ce spécialiste en conception, évaluation et conseil stratégique pour la mise en œuvre des politiques publiques dresse un constat très pertinent sur les rapports de pouvoir au sein de la société politique béninoise. De plus, il livre un verdict sans complaisance sur la pratique judiciaire de la détention provisoire.
Le sable, deuxième ressource mondiale : les défis d’une surexploitation
Le sable est une ressource clé dans la construction, sans sable il n’y a pas de ciment. Le monde s’est construit sur l’extraction du sable, malheureusement cette ressource vient à manquer et les conséquences sont catastrophiques pour l’humanité.
Décision DCC 18-141 : quand la cour constitutionnelle invalide ses propres décisions
Saisie d’une requête en interprétation et en réexamen des décisions DCC 18-001 du 18 janvier 2018, 18-003 du 22 janvier 2018 et 18-004 du 23 janvier 2018, la Cour constitutionnelle, suivant décision DCC 18-141 du 28 juin 2018, a décidé :
«Article 1er : La requête de Monsieur Souliou Ismaël ADJOUNVI et Madame Juliette KAYASSI est irrecevable ;
Article 2 : La Cour se prononce d’office ;
Institutions et réformes électorales : Pourquoi la Céna est née d'une fausse évidence
L’interview accordée à la presse béninoise par Richard Boni Ouorou, expert en stratégie politique, portant sur les institutions et les réformes électorales, avait suscité la réaction du Dr Fidèle Sonon, consultant en management des élections dans la parution du 18 juin 2018 du quotidien »La Dépêche ». Ce dernier remettait en cause une partie des arguments développées dans l’interview. Richard Boni Ouorou revient à la charge pour apporter des précisions. Ma dernière interview consacrée aux institutions et aux réformes électorales a suscité plusieurs réactions. Au titre de ces dernières il y a celle, non moins remarquable, du Dr Fidèle Sonon. Je considère sa tribune comme une contribution majeure pour la réinstauration d’une culture de débat intellectuel fort absente ces dernières années dans l’espace public béninois.
Les faits divers, miroir de notre société
Les faits d’actualité barrent la « Une » de nos journaux. Les journalistes savent les articuler en des titres accrocheurs et en des caractères marqués. Les faits divers quant à eux sont relégués à l’arrière-plan. Ils sont à la périphérie de l’essentiel. Lumière sur les faits d’actualité. Ombre sur les faits divers.
Trump, dans une énième déclaration jupitérienne, fait trembler le monde. Un chef d’Etat africain abat ses cartes. Il veut jouer les prolongations au pouvoir. La Cour pénale internationale (CPI) juge et se déjuge. A grand renfort d’arguments aussi savants qu’obscurs. La légendaire rivalité entre Ronaldo du Real Madrid et Messi de Barcelone, en cette saison chaude de coupe du monde, déchaîne des passions et fait monter les enchères. Partout, le terrorisme frappe. La guerre économique divise les alliés d’hier. La guerre des migrants prend la figure d’un bateau-cimetière en errance sur les océans.