En 1825, la France imposa à Haïti une rançon colossale en échange de la reconnaissance de son indépendance, acquise de haute lutte en 1804. Cette dette, qualifiée d’illégitime par de nombreux historiens, fut le prix exorbitant exigé par l’ancienne puissance coloniale pour accepter la liberté d’un peuple qui s’était affranchi par les armes. Pendant des décennies, Haïti dut consacrer une part considérable de ses ressources au remboursement de cette dette, entravant son développement et hypothéquant son avenir. Cette ponction financière massive a plongé le pays dans une spirale d’appauvrissement dont il peine encore à s’extraire, deux siècles plus tard.
Politique
Afrique – Russie – Ukraine – France – OTAN – USA – Chine – Toute l’actualité politique en Afrique et dans le monde
Bénin : « Toute velléité de déstabilisation, intérieure ou extérieure, sera vaincue », selon Shegun Bakary
Le patron de la diplomatie béninoise a pris part au débat général entrant dans le cadre de la 79e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies ce samedi 28 septembre à New-York. Dans un contexte où le Bénin fait face aux attaques terroristes et à une affaire relative à une tentative de Coup d’Etat, Shegun Bakary Adjadi rassure les uns et les autres. Pour lui, le Bénin est résolument en marche vers le développement et rien ne pourrait l’en empêcher.
Bénin-Niger : Rencontre entre les deux ministres des Affaires Etrangères à New-York
Les signes d’un retour progressif à une relation stable entre le Bénin et le Niger. C’est du moins l’une des choses à retenir de la 79ème Assemblée Générale des Nations Unies qui s’est tenue à New-York aux Etats-Unis. En effet, en marge de cette rencontre internationale, les ministres des Affaires Etrangères du Bénin et du Niger ont eu une séance d’échange. Depuis le début de crise entre ces deux pays voisins, il s’agit de la deuxième rencontre entre ces deux personnalités.
Rivalités au Maghreb : vers de nouvelles tensions diplomatiques
Les relations entre le Maroc et l’Algérie ont connu de nombreuses fluctuations depuis l’indépendance des deux pays dans les années 1960. Des différends territoriaux, notamment autour du Sahara occidental, ont souvent compliqué leurs rapports diplomatiques. Au fil des décennies, diverses mesures ont été prises par les deux parties, telles que la fermeture des frontières terrestres en 1994 et la rupture des relations diplomatiques en 2021. Ces événements ont contribué à maintenir une certaine distance entre les deux nations voisines.
Afrique: une célèbre influenceuse emprisonnée
L’arrestation de Denise Mukendi, figure controversée des réseaux sociaux en République démocratique du Congo (RDC), a secoué la scène politique et médiatique du pays. Cette influenceuse pro-gouvernementale, connue pour son soutien indéfectible au président Félix Tshisekedi, se trouve aujourd’hui derrière les barreaux de la prison centrale de Makala à Kinshasa, accusée d’avoir orchestré des actes de violence contre un opposant politique.
ONU: le Mali critique ouvertement l'Algérie
Les relations diplomatiques entre le Mali et l’Algérie connaissent une nouvelle période de turbulences. Depuis la fin de l’accord d’Alger en janvier 2024, les tensions n’ont cessé de s’exacerber entre les deux pays voisins. La récente intervention du colonel Abdoulaye Maïga à la tribune de l’ONU marque un nouveau palier dans cette escalade verbale, avec des accusations directes et sans précédent envers Alger.
USA: Trump vante ses relations avec Poutine… devant Zelensky
Le conflit en Ukraine, qui perdure depuis plus d’un an, a profondément marqué les relations internationales et redéfini les alliances géopolitiques. Avec plus de 11 000 morts, cette guerre a non seulement affecté le pays mais aussi cristallisé les tensions entre la Russie et l’Occident. Dans ce contexte, l’Ukraine, sous la direction du président Volodymyr Zelensky, cherche des soutiens diplomatiques et militaires, tandis que les États-Unis et leurs alliés tentent de trouver un équilibre entre appui à Kiev et évitement d’une escalade directe avec Moscou.
OTAN : la Turquie refuse de participer à un exercice militaire
L’Alliance atlantique, fondée en 1949 pour assurer la sécurité collective de ses membres face à la menace soviétique, a connu de nombreuses crises internes au fil des décennies. Des désaccords stratégiques entre les États-Unis et leurs alliés européens aux conflits bilatéraux entre pays membres, l’OTAN a dû surmonter de multiples défis pour maintenir sa cohésion. Le retrait de la France du commandement militaire intégré en 1966, les divergences sur l’intervention en Irak en 2003, ou encore les tensions récurrentes entre la Grèce et la Turquie illustrent la complexité des relations au sein de l’alliance. Ces frictions, loin d’être nouvelles, témoignent de la difficulté à concilier les intérêts nationaux avec les objectifs collectifs de l’organisation. Le refus récent de la Turquie de participer à l’exercice Ramstein Flag 24 s’inscrit dans cette longue histoire de désaccords, mettant en lumière les défis persistants auxquels l’OTAN est confrontée pour maintenir l’unité et l’efficacité de ses opérations.
La Russie critique l'assassinat du chef du Hezbollah par Israël
Le conflit qui embrase la bande de Gaza depuis plusieurs mois a pris un tournant dramatique ce 28 septembre. L’armée israélienne a mené une frappe aérienne dévastatrice sur la banlieue sud de Beyrouth, ciblant une réunion des hauts dirigeants du Hezbollah. Cette attaque a entraîné la mort de Hassan Nasrallah, figure emblématique du mouvement chiite libanais, ainsi que celle du général Abbas Nilforoushan, commandant adjoint des Gardiens de la révolution iraniens. L’opération, menée avec des bombes aériennes de forte puissance, a provoqué l’effondrement de plusieurs bâtiments adjacents, faisant de nombreuses victimes parmi les civils.
BRICS+ : furieux, ce pays du Maghreb renonce à intégrer le groupe
Le groupe des BRICS, acronyme désignant initialement le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, a connu une expansion significative en 2023. Lors de leur sommet en Afrique du Sud en août, les membres ont accueilli six nouveaux pays : l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Éthiopie, l’Arabie Saoudite, l’Argentine et l’Iran. Cette décision d’élargissement a marqué un tournant dans l’histoire de cette alliance économique, qui se positionne comme une alternative aux institutions financières occidentales dominantes telles que le FMI et la Banque mondiale. L’attrait des BRICS ne se dément pas, même auprès des nations occidentales, qui observent avec intérêt cette montée en puissance d’un bloc représentant une part croissante de l’économie mondiale.