La richesse culinaire des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) s’invite désormais sur la scène publique avec un festival entièrement dédié aux saveurs et aux savoir-faire gastronomiques de la région. Organisé à Ouagadougou du 25 au 28 février, cet événement rassemble artisans, chefs et passionnés de cuisine venus présenter la diversité des recettes et techniques héritées des générations passées. Selon les organisateurs, l’objectif principal est de valoriser ce patrimoine immatériel, mais aussi d’en faire un outil de transmission culturelle pour les jeunes générations. « La cuisine, c’est plus que des plats, c’est une mémoire collective », a rappelé le ministre burkinabè de la Communication lors de la cérémonie d’ouverture. Expositions culinaires, conférences thématiques et concours de chefs rythment cette première édition placée sous le thème : « Gastronomie et tradition : vecteur de cohésion et de développement durable dans l’espace AES ». Ce rendez-vous culinaire est aussi une occasion de renforcer les échanges entre les pays membres à travers les ressemblances et les spécificités qui façonnent leur identité culinaire commune.
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Afrique : l'Inde accélère sa quête de minéraux critiques
Longtemps discrète dans la course mondiale aux ressources minières, l’Inde affiche désormais des ambitions claires pour sécuriser son approvisionnement en minéraux critiques en Afrique. Dans un contexte de transition énergétique et de forte demande pour les technologies vertes, New Delhi intensifie ses relations avec plusieurs pays africains riches en ressources. En Zambie, les autorités locales ont déjà octroyé un vaste périmètre de 9000 km² pour que l’Inde explore le sous-sol à la recherche de cuivre et de cobalt, deux éléments essentiels pour la fabrication de batteries. L’intérêt de l’Inde ne se limite pas à la Zambie : la République démocratique du Congo et la Tanzanie figurent également parmi ses partenaires prioritaires pour sécuriser l’accès à d’autres minerais comme les terres rares et le graphite. Face à la compétition accrue entre puissances pour le contrôle de ces ressources, l’Inde entend jouer un rôle de plus en plus actif.
Pétrole en Afrique: une nouvelle flotte de navires-citernes attendue
La Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) ambitionne de moderniser sa flotte de pétroliers afin d’améliorer la logistique du transport des hydrocarbures. Cette initiative vise à répondre aux besoins croissants de l’industrie pétrolière nigériane, qui produit environ 1,7 million de barils de brut par jour et joue un rôle clé dans l’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL). Pour concrétiser ce projet, la filiale NNPC Shipping s’est associée à Caverton Marine, une entreprise maritime nigériane, ainsi qu’au groupe suédois Stena Bulk. Un accord a été signé à Londres entre ces partenaires afin de créer une coentreprise spécialisée dans le transport du pétrole brut, des produits raffinés et du GNL en Afrique de l’Ouest et à l’international. Cette flotte devrait non seulement assurer l’acheminement des cargaisons de la NNPC, mais également être accessible à d’autres producteurs et négociants de la région.
Électricité en Afrique : Trump met fin à une importante initiative
Lancé en 2013, le programme Power Africa visait à accélérer l’accès à l’électricité en Afrique en mobilisant des investissements privés et publics. Conçu comme un partenariat public-privé, il a permis le financement et la mise en œuvre de nombreux projets énergétiques sur le continent, facilitant l’électrification de millions de foyers. Cependant, l’administration Trump a décidé d’y mettre un terme après plus d’une décennie d’existence. Cette initiative, qui dépendait de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), figurait parmi les programmes américains de coopération les plus ambitieux dans le domaine de l’énergie. Mais afin de recentrer les financements sur des initiatives jugées prioritaires pour les intérêts des États-Unis, le gouvernement américain a décidé de la suspension de ce projet. La majorité du personnel associé à Power Africa a été licenciée, et certains projets encore en cours pourraient être transférés à d’autres agences américaines ou partenaires internationaux.
Diamant en Afrique : une entreprise sud-africaine renouvelle son partenariat jusqu’en 2034
Le Botswana a récemment scellé un nouvel accord avec le géant minier De Beers, prolongeant ainsi leur collaboration pour l’exploitation des diamants sur une période de dix ans. Ce partenariat, conclu après plusieurs années de négociations, offre au Botswana des conditions plus avantageuses, notamment en ce qui concerne la commercialisation de sa production. Désormais, le pays pourra vendre 30 % des diamants extraits par la coentreprise Debswana durant les cinq premières années, contre 25 % auparavant. Ce pourcentage augmentera à 40 % pour la seconde moitié du contrat et pourrait atteindre 50 % lors d’une éventuelle prolongation de cinq ans, sous réserve de certaines conditions. En plus de ces modifications contractuelles, De Beers s’engage à contribuer à un fonds de développement économique, avec un versement initial d’un milliard de pulas (environ 75 millions de dollars) et des contributions annuelles indexées sur les bénéfices de la coentreprise. Cette disposition vise à diversifier l’économie nationale et à stimuler la création d’emplois.
Or en Afrique : un investissement émirati de 375 millions $ annoncé
Ambrosia, un fonds d’investissement des Émirats arabes unis, a signé un accord avec la société canadienne Allied Gold pour renforcer la production d’or au Mali, en se concentrant sur la modernisation de la mine de Sadiola. Cette collaboration, dans laquelle Ambrosia obtient 40 % de la mine en investissant 375 millions de dollars, vise à accroître la capacité de production et à développer les infrastructures nécessaires à l’exploitation. Le projet inclut la formation d’une coentreprise, avec Allied Gold et Ambrosia détenant chacun 50 % des parts sur les 80 % contrôlés par la société canadienne. Le gouvernement malien conserve une participation de 20 % dans l’exploitation du site. Le partenariat pourrait jouer un rôle dans la relance de la production aurifère au Mali, où la production industrielle d’or a diminué ces dernières années.
Uranium en Afrique : plus de parts pour les nationaux dans ce pays
La production d’uranium au Niger est un élément important de l’économie du pays, car il est l’un des principaux producteurs mondiaux de cette ressource. L’uranium, principalement utilisé pour la production d’énergie nucléaire, est extrait dans des mines situées dans le nord du Niger, particulièrement dans les régions d’Agadez et d’Arlit, où les gisements sont abondants. Le Niger cherche à accroître l’implication des acteurs nationaux dans l’exploitation de son uranium. Le 22 février, le Conseil des ministres a validé la conversion du permis de la Compagnie minière de recherche et d’exploitation (COMIREX SA), jusque-là limitée à une exploitation semi-mécanisée, en une autorisation pour une petite exploitation minière. Cette société, détenue à 60 % par des investisseurs nigériens et à 40 % par l’État, prévoit d’extraire 300 tonnes d’uranium métal par an sur cinq ans, avec une possibilité d’extension.
Transition énergétique en Afrique : ce pays mise sur l’hydrogène vert
Le développement de l’hydrogène vert représente une nouvelle opportunité économique pour plusieurs pays africains, notamment en réponse à la demande croissante en Europe. Le Nigeria, par l’intermédiaire d’une collaboration entre la société nigériane APPL Hydrogen Limited (AHL) et la filiale européenne du groupe chinois LONGi, s’apprête à franchir un pas décisif dans ce secteur. Un investissement de 7,6 milliards d’euros (environ 7,9 milliards USD) a été décidé pour établir une production d’hydrogène vert dans l’État d’Akwa Ibom. Le Nigeria cherche à diversifier ses sources d’énergie et à se positionner sur un marché stratégique, porté par les ambitions européennes. Ce partenariat pourrait renforcer la position du pays comme un acteur clé dans la région de l’Afrique de l’Ouest en matière d’énergies renouvelables.
Pétrole en Afrique : une compagnie américaine investit 60 millions USD dans ce pays
Face à un déclin de sa production pétrolière, la Guinée équatoriale s’engage résolument à revitaliser son secteur pétrolier pour faire face à une récession économique persistante. Le pays, qui connaît une réduction progressive de ses réserves en raison de la maturation des puits, voit dans l’exploration de nouveaux gisements une occasion clé de relancer son économie. À cet égard, le vice-président Teodoro Obiang Nguema Mangue a récemment révélé l’initiative du gouvernement visant à conclure un partenariat avec la société américaine Searcher pour des travaux de recherche de pétrole offshore. Le projet, évalué à 60 millions USD, consiste en une série d’études sismiques 2D et 3D sur des zones inexplorées de ses eaux territoriales. Ce programme s’inscrit dans une stratégie plus large du gouvernement pour augmenter la production d’hydrocarbures et attirer de nouveaux investissements dans ce secteur stratégique.
Afrique : Volkswagen va produire des tracteurs électriques pour l’agriculture dans ce pays
Le secteur agricole nigérian, représentant 22,7 % du PIB et employant environ 34 % de la population active, reste encore largement sous-mécanisé. Le pays a longtemps fait face à des défis concernant la modernisation de l’agriculture, un secteur essentiel pour son développement économique. En dépit de son importance, la mécanisation y reste insuffisante et les rendements agricoles demeurent faibles, en partie à cause de l’utilisation limitée d’équipements modernes. Dans ce contexte, le constructeur automobile allemand Volkswagen a annoncé son intention de fabriquer et de commercialiser des tracteurs électriques au Nigeria, une initiative qui pourrait transformer le paysage agricole. Ce projet a été révélé par le ministre nigérian des Affaires étrangères, Yusuf Tuggar, lors d’une réunion du G20, le 22 février dernier, où il a souligné l’importance de l’Allemagne en tant que partenaire du pays.