Depuis plus de trois décennies, les relations entre l’Algérie et le Maroc oscillent entre tension et méfiance. Les deux voisins, autrefois liés par des échanges culturels et économiques, restent aujourd’hui séparés par des frontières fermées et un climat de suspicion mutuelle. La question du Sahara occidental, qui oppose Rabat au Front Polisario soutenu par Alger, alimente régulièrement des frictions diplomatiques, et chaque déclaration officielle semble raviver ces rivalités historiques. Les récentes déclarations du président algérien Abdelmadjid Tebboune viennent donc rappeler que toute détente semble encore lointaine.
Maghreb
ONU : le Polisario en difficulté face au plan marocain
Le plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental, proposé dès 2007, continue de gagner du terrain sur la scène internationale. S’appuyant sur une approche pragmatique de développement et de stabilité, il reçoit désormais un soutien croissant de plusieurs puissances mondiales, qui voient dans cette solution une manière de sécuriser la région tout en offrant un cadre de protection et de dignité pour les populations locales. Cette dynamique met de plus en plus le Front Polisario sous pression, notamment sur le plan diplomatique et humanitaire.
Algérie - Maroc : une tentative de médiation finit en queue de poisson
Les relations entre l’Algérie et le Maroc demeurent l’une des rivalités les plus anciennes du Maghreb. Depuis la guerre des Sables en 1963, la méfiance s’est installée entre les deux pays, alimentée par des différends territoriaux et politiques. La question du Sahara occidental, les divergences diplomatiques et la fermeture prolongée des frontières terrestres ont façonné un climat de tension persistant. Les récentes initiatives visant à apaiser les rapports n’ont, jusqu’à présent, produit que peu d’effets concrets.
Défense : pourquoi l’Algérie fait sauter le plafond de son budget en 2026
Depuis 2020, les dépenses militaires de l’Algérie progressent sans relâche. Le pays a consacré environ 18 milliards de dollars à sa Défense en 2023, puis 21,8 milliards en 2024, avant d’atteindre près de 25 milliards de dollars en 2026 — le plus haut niveau jamais enregistré. Cette montée en puissance illustre une volonté constante de … Lire la suite
Après les frappes à Doha, un pacte militaire inédit entre le Qatar et les États-Unis
Le 9 septembre 2025, des frappes aériennes israéliennes ont touché un site à Doha où se tenaient des réunions de hauts responsables du Hamas, causant plusieurs victimes et blessés. Cet événement a exposé la fragilité du Qatar face aux tensions du Moyen-Orient et a poussé les États-Unis à réagir rapidement. Le président Donald Trump a alors signé un décret promettant que toute agression contre le Qatar serait traitée comme une menace directe pour la sécurité américaine. Quelques semaines plus tard, un nouvel accord a été annoncé, matérialisant cette protection par une coopération militaire concrète.
Maroc : pourquoi l’Espagne renforce son dispositif militaire dans le nord
Depuis plusieurs semaines, le Maroc et l’Espagne multiplient les manœuvres militaires entre les îles Canaries et le détroit de Gibraltar. Sur mer, dans les airs et à terre, les deux voisins affichent une vigilance accrue dans une zone où les tensions ne s’éteignent jamais vraiment. Dans ce climat de méfiance mutuelle, Madrid a franchi une nouvelle étape en déployant à Ceuta ses systèmes d’artillerie et de défense antiaérienne les plus performants.
Algérie vs Maroc : qui gagne la bataille du dessalement
L’eau douce est devenue un enjeu stratégique au Maghreb, où la sécheresse récurrente et la pression démographique accentuent la rareté des ressources. Face à ce défi, les pays de la région misent sur une technologie autrefois réservée aux zones désertiques du Golfe : le dessalement de l’eau de mer. Longtemps perçu comme un pari coûteux, ce procédé s’impose désormais comme une solution incontournable pour garantir la sécurité hydrique. L’Algérie et le Maroc, chacun à son rythme, multiplient les projets d’usines et rivalisent d’ambition pour transformer l’eau salée en or bleu.
Manifestations au Maroc : le Roi presse pour des réformes urgentes
Depuis fin septembre 2025, plusieurs villes marocaines ont été le théâtre de manifestations principalement menées par des jeunes du collectif GenZ 212. Ils réclament des réformes urgentes dans l’éducation et la santé, la lutte contre la corruption, et la création d’emplois, dénonçant également les choix budgétaires jugés défavorables aux besoins sociaux. Face à cette mobilisation, le roi Mohammed VI a appelé le 10 octobre le gouvernement à accélérer ces réformes, marquant un signal fort pour répondre aux attentes de la jeunesse et aux défis sociaux du pays.
Croissance en Algérie : la Banque annonce une bonne nouvelle
La Banque mondiale a revu à la hausse ses prévisions pour l’économie algérienne, tablant sur une progression du PIB réel plus soutenue en 2025 et 2026. Cette mise à jour, publiée début octobre, salue la résilience des secteurs non pétroliers et la maîtrise progressive de l’inflation. L’institution financière internationale souligne néanmoins que la durabilité de cette dynamique dépendra du rythme des réformes structurelles. L’Algérie voit ainsi ses perspectives économiques s’éclaircir à moyen terme, selon les nouvelles projections.
Algérie : cinq mégaprojets stratégiques qui façonnent la nouvelle économie du pays
Les grands chantiers nationaux constituent depuis toujours un moteur de croissance. Dès leur phase de construction, ils génèrent des milliers d’emplois, dynamisent la production locale de matériaux et renforcent les échanges régionaux. Une fois opérationnels, ils soutiennent la diversification économique et attirent de nouveaux investisseurs. L’Algérie mise sur cette logique à travers plusieurs projets d’envergure qui transforment ses infrastructures et redéfinissent ses priorités économiques.