A l’instar de la plupart des projets et réformes entrepris par le gouvernement, le Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip), est entouré de mystères. Selon un membre de la Commission nationale de supervision, le gouvernement en avait fait son affaire personnelle et ne voulait associer personne à ce projet.
Quelques jours après son lancement, on se rend compte au fil des jours que le Ravip est un autre scandale d’Etat. Il en réunit tous les ingrédients. De la conception du projet à la réalisation, tout a été caché soigneusement au peuple. En dehors de l’opérateur technologique Safran choisi dans des conditions non encore élucidées, le montant du projet n’est pas dévoilé. Même le jour du lancement du projet et de l’installation de la Commission nationale de supervision a été gardé secret.
Le grand monde ne savait pas avant ce vendredi 29 septembre 2017, que le Ravip serait installé ce jour. Ces nombreuses inquiétudes ont été confirmées par un membre de la Cns qui a requis l’anonymat. Rencontré hier pour en savoir un peu sur le projet et le mystère entretenu autour de son exécution, il affirme sans ambages que le gouvernement n’avait, au debut, fait l’option d’associer d’autres institutions à ce projet.
« Le gouvernement voulait faire son recensement sans associer l’Assemblée nationale. Il avait conçu son projet seul, choisit l’opérateur