Les 59 députés du Bloc de la Majorité Parlementaire (BMP) n’ont pas en projet de supprimer la Commission électorale nationale Autonome. C’est en tous cas l’avis du député Nassirou Arifari Bako qui l’a claironné ce mardi 03 octobre 2017C’était sur l’émission Actu Matin de la chaîne de télévision privée Canal 3 Bénin. « Le Bloc de la Majorité Parlementaire auquel j’appartiens n’a jamais discuté du maintien ou de la suppression de la Cena » a affirmé d’emblée l’ancien chef de la diplomatie béninoise, qui répondait ainsi aux allégations de ses collègues de la minorité parlementaire. En effet,ces parlementaires anti-Talon accusent leurs collègues du BMP de préparer une réforme du code électoral dont la finalité sera la suppression de la Cena.
Année : 2017
Bénin : Les inquiétudes légitimes de l’opposition parlementaire
Depuis le mercredi 27 septembre 2017, les députés de la minorité parlementaire ont fait une déclaration au sein de l’hémicycle. Cette déclaration qui s’adressait à tous les parlementaires d’une part et à l’ensemble des citoyens béninois d’autre part, constitue un plaidoyer à l’endroit du régime.
Elle met en lumière des griefs portés à l’endroit du gouvernement. Lesquels résument la perception que l’opinion en général se fait du pouvoir actuel. Nous nous proposons ci-dessous d’en ressortir la pertinence.
Parmi les griefs que les députés du bloc de la minorité parlementaire ont formulés à l’endroit du régime au pouvoir, figure en bonne place ce qu’ils ont appelé : « les conflits d’intérêts au sommet de l’Etat ». Ils ont illustré ce conflit d’intérêtspar différentes manifestations dont le retour du Pvi dit de nouvelle génération. Leretour du programme de vérification des importations, annoncé à la suite d’un conseil des ministres, a suscité l’émoi et l’indignation auprès d’une partie de l’opinion. Ceux qui s’en offusquaient, trouvaient que cette structure qui a comme bras séculier ‘’Benin control’’, appartient à l’homme d’affaires Patrice Talon devenu chef de l’Etat.
Mais le gouvernement avait justifié le retour du Pvi comme étant simplement l’application des décisions de justice. Lesdéputés du bloc de la minorité parlementaire reprochent particulièrement au Pvi de bénéficier d’exonérations fiscales et douanières, au moment où le gouvernement soumet certains opérateurs économiques à des redressements fiscauxexorbitants. Une pression fiscale à leur endroit que ces députés considèrent comme étant «un plan de destruction des opérateurs économiques ».
Le développement de l’affairisme d’Etat
Les députés ont aussi décrié « l’achat des domaines de l’Etat non mis en vente ». Ils font certainement allusion à la parcelle achetée par le chef de l’Etat après autorisation de la Cour constitutionnelle. Les personnes qui trouvent à redire sur cette vente, allèguent que la loi prévoit que la Cour constitutionnelle se réfère à une loi spécifique qui selon ces derniers n’existe pas jusqu’ici. Sur un autre plan, cet achat du domaine de l’Etatpar l’actuel président de la République, risquerait de constituer un mauvais exemple pour les dirigeants du pays.
Les députés ont aussi déploré le monopole exercé par les entreprises appartenant au chef de l’Etat ou à ses proches sur le coton et l’anacarde. Certains politiciens n’hésitent pas à affirmer sans ambages que tous les secteurs liés à la production du coton se rapportent à une seule personne. Ils allèguent que c’est cette même personne à travers ces prête-noms, qui contrôle la filière anacarde.
La filière des marchés de gré à gré
Les députés du bloc de la minorité parlementaire accusent aussi le régime d’avoir fait prospérer les marchés de gré à gré. En effet, la note du président de la république à l’endroit du ministre des finances au mois d’août dernier, dans laquelle il demandant à ce ministre de mettre fin aux marchés de gré à gré dans l’administration, ressemblait pour certains à un discours de diversion. Puisque le gouvernement avait auparavant transformé le Conseil des ministres en direction de passation des marchés publics. C’est ce Conseil qui a attribué de nombreux marchés rentables à des entreprises proches du pouvoir, sans appel d’offre.
Et l’affaire Ofmas, considérée comme l’un des plus grands scandales politico-financiers du régime de la rupture, est venu mettre à nu cette pratique récurrente des marchés de gré à gré. Etle processus ayant abouti à la mise en concession des parcs de la Pendjari et du W à l’Ong sud-africaine Apn, demeure un mystère.
Les travers de la politique de la rage
La déclaration de ces députés a aussi relevé la traque des
RAVIP : Les membres de la commission installés en fin de semaine dernière
Les membres de la commission nationale de supervision du recensement initial à vocation d’identification de la population (Cns/Ravip), ont été officiellement installés le vendredi dernier au palais de la République, par le président Patrice Talon, entouré de quelques présidents d’institutions de la République. Cette commission présidée par le ministre de la Justice Garde de Sceaux, Joseph Djogbénou, sera chargée de faire des recommandations à l’agence de traitement et à l’opérateur technologique en lien avec le ministère de l’Economie et des Finances, qui sera le bras financier du recensement.
Crise anglophone au Cameroun : Gouvernement et manifestants privilégient la violence
Bientôt onze mois que dure ce qu’on appelle aujourd’hui la crise anglophone au Cameroun. Ce qui avait commencé comme de simples revendications corporatistes des citoyens d’expression anglaise, est devenu par défaut de dialogue, une véritable tension sociale, avec comme conséquence déplorable l’escalade de la violence. C’était le cas le 1er octobre dernier, jour de la commémoration douloureuse de la réunification par la partie anglophone du pays. Votre journal vous retrace ici l’origine, le développement et l’actualité de cette crise.
Mesures sécuritaires au Cnhu (Bénin) : Un nouvel accès attribué aux piétons et autres usagers
Pour des raisons d’assainissement du cadre de vie et de sécurité, le Dr Alexandre Sossou administrateur des hôpitaux et directeur général du Cnhu, a pris les mesures qui s’imposent. Un accès libre et en même temps sécurisé à l’hôpital, est dorénavant possible pour le personnel et les usagers du Cnhu. Raison pour laquelle depuis le 18 septembre 2017, l’entrée principale de l’hôpital est interdite aux piétons et visiteurs qui doivent désormais prendre par le petit portail situé du côté du Camp-Guézo. Une mesure diversement appréciée par les usagers.
Fin de la gratuité des inscriptions dans les universités publiques : Une décision « saugrenue »
La décision du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Marie-Odile Attanasso, relative à la suppression de la gratuité des inscriptions dans les universités publiques du Bénin, a été diversement appréciée. Si certains estiment que cette décision est en phase avec les exigences de l’Uemoa, les étudiants la trouvent plutôt « saugrenue ». C’est le constat fait hier mardi 03 octobre 2017, dans l’enceinte de l’Université d’Abomey-Calavi.
Remise d’équipements à l’OCERTID : Allocution de Mme Lucy Tamlyn, Ambassadeur des USA
Bonjour,
- Excellence Monsieur le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique,
- Monsieur le Directeur général de la police nationale,
- Distingués invités,
- Mesdames et Messieurs,
Franc CFA : le gouverneur de la BCEAO apporte sa part de vérité (vidéo)
Alors que le débat a pris de l’ampleur sous le leadership de l’activiste franco-béninois Kemi Seba, le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Tiémoko Meyliet Kone, a décidé de réagir au micro de la radio française RFI. « Ce qui me gène c’est de devoir expliquer et convaincre des pays africains après leur indépendance, qui ont délibérément décidé d’avoir une monnaie africaine (…) qu’on soit obligé de dire que c’est leur monnaie. » a lancé M. Tiémoko Meyliet Kone face au journaliste de l’émission « Le débat africain » de RFI.
Awards du coupé décalé: dans une vidéo en direct, Debordo démolit son trophée
Il était mécontent de l’organisation des Awards du coupé décalé. Cérémonie au cours de laquelle son rival, Dj Arafat a remporté un prix. Face donc à cette situation, l’artiste ivoirien Debordo Leekunfa a décidé de démolir le trophée reçu en 2016 sur une vidéo en direct sur Facebook.
Le 2e tome des récits de Sylvain Akindes sur l’histoire politique du Bénin
Le deuxième volume, «1972-1990, L’équipée révolutionnaire», du livre «Essai d’histoire du temps présent au Bénin postcolonial, problématique d’un engagement politique», du professeur et ancien ministre Adékpédjou Sylvain Akindes, a été officiellement lancé vendredi dernier à Cotonou. Le professeur Adékpédjou Sylvain Akindes poursuit sa mission de mémoire sur l’histoire politique et institutionnelle du Bénin, qu’il s’est assignée à travers des publications sous le titre «Essai d’histoire du temps présent au Bénin postcolonial, problématique d’un engagement politique».