Au lendemain des festivités marquant son centième anniversaire, l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade a adressé un message aux Sénégalais et à l’ensemble du continent africain, diffusé le 12 juin 2026 par la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS). Né le 29 mai 1926, le fondateur du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) y exprime sa gratitude et lance un appel solennel à la jeunesse.
Wade, qui s’exprime rarement en public depuis la fin de son mandat en 2012, a qualifié son centenaire d’événement « exceptionnel ». Il a dit avoir reçu des messages d’affection venus du Sénégal, d’Afrique et d’autres régions du monde, ajoutant qu’il préférait laisser à d’autres le soin d’évaluer ses douze années à la tête de l’État.
Un hommage appuyé au président Diomaye Faye
L’ancien chef de l’État a tenu à saluer publiquement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui avait placé les célébrations sous son haut patronage. « Le Président Diomaye est venu lui-même avec son gouvernement et ses amis. L’occasion qu’il m’a donnée est importante », a déclaré Wade, selon Le Soleil. La cérémonie officielle s’était tenue le 4 juin au Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose à Dakar, à l’initiative du PDS, après un report lié à la coïncidence avec la fête de la Tabaski.
Un message au contenu politique assumé
Wade a conclu son intervention en reprenant une formule qui avait rythmé sa présidence : « Travailler, encore travailler, toujours travailler. » Il l’a présentée comme un message adressé à l’ensemble de la jeunesse africaine, au-delà des frontières sénégalaises. Le centenaire avait également servi de tribune à Diomaye Faye, qui avait profité de son discours du 4 juin pour appeler à l’unité nationale et à l’apaisement politique, au moment où des tensions persistaient avec le parti PASTEF.
Un colloque scientifique consacré à l’héritage politique et institutionnel d’Abdoulaye Wade s’était tenu le 5 juin au Monument de la Renaissance africaine, réunissant universitaires et chercheurs autour de son bilan à la tête de l’État.



