Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi 11 juin, depuis le Bureau ovale à Washington, qu’un accord aurait été conclu avec l’Iran pour mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient, évoquant une signature possible en Europe dans les prochains jours. Du côté israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahou aurait exprimé des réserves nettes sur ce projet d’accord auprès de son gouvernement, selon le quotidien Yedioth Aharonoth.
Trump avait annoncé l’annulation de nouvelles frappes américaines contre l’Iran, justifiant cette décision par l’avancée des discussions avec Téhéran. Il aurait indiqué qu’un « accord-cadre » aurait reçu l’aval du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, prévoyant notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, voie maritime par laquelle transite une part importante du pétrole exporté dans le monde, et l’interdiction pour l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Téhéran, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, aurait toutefois précisé n’avoir pris aucune décision définitive sur ce texte.
Une ligne plus dure affichée par Tel-Aviv
Selon le quotidien Yedioth Aharonoth, citant des propos attribués à Benyamin Netanyahou lors d’une réunion gouvernementale, le Premier ministre israélien aurait fait état à ses ministres d’un échange téléphonique particulièrement tendu avec Donald Trump. Cet échange serait intervenu après la suspension d’une vaste opération militaire israélienne visant la banlieue sud de Beyrouth.
Netanyahou aurait indiqué comprendre la volonté des États-Unis de parvenir à un accord avec l’Iran, tout en estimant qu’un tel accord ne serait finalement pas conclu et qu’Israël n’en subirait pas les conséquences. Il aurait également affirmé : « Nous ne sommes pas subordonnés aux Américains, nous sommes leurs alliés. »
Le chef d’état-major évoque une option militaire autonome
Selon le même quotidien israélien, le général Eyal Zamir, chef d’état-major de l’armée israélienne, aurait déclaré devant le gouvernement que Tsahal serait en mesure de mener seule une opération contre l’Iran si aucune coordination n’était possible avec Washington. Il aurait souligné que l’armée dispose des capacités nécessaires pour conduire une série de frappes « significative et intense », tout en précisant qu’Israël privilégie malgré tout une action coordonnée avec son principal allié américain.
Ces déclarations interviennent alors que Donald Trump avait indiqué ne pas vouloir assister lui-même à une éventuelle cérémonie de signature, confiée le cas échéant au vice-président JD Vance, possiblement dès le week-end suivant son annonce du 11 juin. Aucune date ni lieu n’avaient été officiellement communiqués à ce stade par la Maison Blanche.
