Des missiles balistiques iraniens ont visé le nord d’Israël dans la soirée du dimanche 7 juin 2026, en réponse aux frappes menées par l’armée israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth. Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont confirmé avoir intercepté l’ensemble des premières salves, tout en prévenant qu’une nouvelle vague de tirs était attendue.
La séquence remonte au matin même : le Hezbollah a tiré des projectiles sur le nord d’Israël, qui a répondu par des frappes aériennes sur le quartier de Dahiyé à Beyrouth, fief du mouvement pro-iranien. Benyamin Nétanyahou et le ministre de la Défense Israël Katz ont justifié l’opération dans un communiqué conjoint. Téhéran a alors annoncé sa riposte, les forces armées iraniennes précisant que les tirs se poursuivraient tant qu’Israël n’arrêterait pas ses attaques sur le Liban.
Un cessez-le-feu fragilisé depuis son entrée en vigueur
Le cessez-le-feu américano-iranien, négocié par le Pakistan et entré en vigueur le 8 avril 2026, avait mis un terme à quarante jours d’opérations militaires conjointes israélo-américaines contre l’Iran. Dès sa signature, Nétanyahou avait indiqué qu’il ne s’appliquait pas au front libanais, une position contestée par Islamabad qui incluait le Liban dans les termes de la trêve. La Bibliothèque du Congrès américain relevait début mai que l’accord tenait à peine, qualifié par Donald Trump lui-même de cessez-le-feu sous « assistance respiratoire ».
Les frappes du 7 juin sur Beyrouth ont été conduites sans préavis et en dépit d’une demande explicite de Washington de ne pas intervenir, selon l’AP. Trump a réagi en déclarant sur Fox News que ces tirs iraniens n’allaient « certainement pas aider » les négociations, qu’il estimait à quelques jours seulement d’un accord définitif.
Des négociations compromises au pire moment
Les médiations américano-iraniennes, reprises après l’échec des pourparlers d’Islamabad en avril, n’ont pas encore abouti à un accord sur les deux points centraux du différend : le programme nucléaire iranien et les missiles balistiques. L’état-major iranien a conditionné la fin des tirs à un arrêt des opérations israéliennes au Liban, liant explicitement les deux fronts.
Trump a sommé Téhéran de « retourner à la table des négociations », tandis que les défenses aériennes israéliennes demeuraient en alerte pour une nouvelle salve annoncée. Aucun bilan de victimes n’avait été officiellement communiqué au moment de la publication de cet article.
