Un Pilatus PC-6 transportant des parachutistes s’est abîmé au sol dimanche 28 juin, quelques instants après avoir quitté la piste de l’aérodrome de Nancy-Essey, à Tomblaine. Le pilote, cinq moniteurs et cinq élèves parachutistes — un groupe de soignants venus s’initier au saut — ont tous péri dans l’accident, qui s’est produit à proximité d’un quartier résidentiel sans faire de victime au sol.
Un bilan historique pour l’aviation légère
Selon le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA), ce bilan de onze morts constitue le pire accident de l’histoire de l’aviation légère française, hors transport commercial et militaire. Les deux précédents les plus lourds dataient de 1988, près de Lens, et de 1997, près de Laon, chacun avec neuf décès. Une double enquête a été ouverte : le parquet de Paris a confié l’analyse technique à la gendarmerie des transports aériens, tandis que les ministres de l’Intérieur et des Transports se sont déplacés sur les lieux.
Un précédent récent dans le Var
L’aviation française avait déjà été frappée moins d’un an plus tôt par un drame comparable : le 30 juillet 2025, deux hélicoptères de l’École de l’aviation légère de l’Armée de terre (EALAT) s’étaient percutés en plein vol d’entraînement dans le Var, tuant leurs cinq membres d’équipage. Cet accident faisait lui-même écho à une collision quasi identique survenue en 2018 au même endroit, avec un bilan identique.
