Quatre priorités guideront désormais l’action du Conseil économique et social (CES) du Bénin jusqu’en 2031. Le nouveau président de l’institution, Abdoulaye Bio Tchané, les a présentées sur sa page Facebook ce jeudi 23 juillet, au lendemain de sa prise de fonction.
Une installation officielle la veille à Cotonou
Réunis le mercredi 22 juillet à Cotonou, les membres du CES avaient porté Abdoulaye Bio Tchané à la présidence de l’institution lors de la mise en place de la nouvelle mandature. L’ancien ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale succède à Conrad Gbaguidi, élu premier vice-président et appelé, à ce titre, à exercer aussi les fonctions de médiateur de la République. Pascal Essou complète le bureau au poste de deuxième vice-président. C’est dans la foulée de cette installation que le nouveau président a rendu public le programme de travail de sa mandature.
Quatre piliers pour orienter l’action du Conseil
Dans son discours, Abdoulaye Bio Tchané a précisé que notre action des cinq prochaines années s’articulera autour de quatre piliers fondamentaux. Le premier concerne l’utilité de l’institution, appelée à se pencher sur l’environnement, l’insertion de la jeunesse, l’emploi, la souveraineté alimentaire, la sécurité et l’inclusion sociale. Il a affirmé sur ce point que le Conseil ne se limitera pas à sa vocation consultative.
Le deuxième pilier porte sur la proximité citoyenne, à travers le dialogue social et des missions de terrain destinées à faire connaître aux populations les évolutions légales qui les concernent. Le troisième vise le dialogue entre institutions de la République, avec la volonté de redynamiser l’instance de concertation des présidents d’institutions.
Le quatrième pilier concerne l’ouverture internationale, avec le renforcement des liens avec l’Union des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires francophones (UCESIF), l’Association internationale des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires (AICESIS) et l’Union des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires d’Afrique (UCESA). Sur la méthode, le nouveau président a indiqué vouloir une gestion collégiale, précisant : je m’y engage dès aujourd’hui, en capitalisant sur l’expertise de chacun d’entre vous.
Une institution reconstruite
Le CES trouve son origine dans la Constitution du 28 février 1958. Sa première expérience concrète au Bénin, en 1968, n’aura duré que six mois avant d’être interrompue le 10 décembre 1969. L’institution a ensuite été reconstituée par la loi organique de 1992, avant une réforme adoptée en juillet 2024 visant à renforcer sa visibilité et son efficacité.
Économiste de formation, ancien président de la Banque ouest-africaine de développement et ex-directeur du département Afrique du Fonds monétaire international, Abdoulaye Bio Tchané préside également le Bloc républicain. Il avait renoncé à son mandat de député pour rejoindre le CES au titre du contingent national désigné par le président de la République. Sous les vœux de réussite adressés à cette huitième mandature, le Conseil économique et social entame désormais un nouveau chapitre de son histoire.



