Nucléaire iranien: Trump annonce des frappes importantes sur Pickaxe Mountain

Donald Trump a annoncé, le 21 juillet, que l’armée américaine frapperait « assez bientôt » le site souterrain de Pickaxe Mountain, en Iran. Le président a précisé que l’opération viserait ce complexe fortifié situé à un peu plus d’un kilomètre au sud du site nucléaire de Natanz.

Un renseignement israélien à l’origine de l’alerte

Selon des informations relayées par des responsables israéliens et américains, des milliers de centrifugeuses d’enrichissement d’uranium auraient été transférées vers les tunnels de Pickaxe Mountain à l’automne dernier. Ce déplacement serait intervenu après l' »Opération Rising Lion« , menée en juin 2025, durant laquelle des frappes américaines et israéliennes avaient visé les trois principales installations nucléaires iraniennes, dont Fordow, Ispahan et Natanz.

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D’après le renseignement israélien, une partie du stock d’uranium enrichi à 60 % aurait également été déplacée vers ce même site. Cette hypothèse alimente les craintes d’une reconstitution rapide du programme nucléaire iranien, dans la mesure où un nombre limité de centrifugeuses suffirait pour porter cet uranium à un niveau utilisable pour une arme.

Un projet identifié dès 2020

Pickaxe Mountain, aussi appelé Mont Kolang par les autorités iraniennes, n’est pas une découverte récente. Sa construction aurait débuté en 2020, après une explosion ayant endommagé une usine d’assemblage de centrifugeuses à Natanz, un sabotage largement évoqué à l’époque. Téhéran a toujours soutenu que le site servait uniquement à fabriquer des centrifugeuses de nouvelle génération, sans lien avec un usage militaire.

Le sous-sol granitique du site le rend particulièrement résistant aux bombardements aériens, ce qui complique une éventuelle frappe. Des travaux de renforcement des entrées de tunnels et la construction d’un périmètre de sécurité auraient été observés au cours des quinze derniers mois, selon l’Institute for Science and International Security, organisme spécialisé dans les questions de non-prolifération.

Trump minimise l’impact sans le matériel nucléaire

Interrogé sur un possible déplacement de centrifugeuses, le président américain a nuancé la portée de l’information. « Ça ne veut rien dire » sans la matière nucléaire elle-même, a-t-il affirmé, ajoutant que Washington concentrait sa surveillance sur les stocks d’uranium enrichi plutôt que sur les équipements. « C’est là que se joue l’action », a-t-il déclaré à propos du suivi de cette matière.

Cette déclaration fait écho à des propos tenus le 13 juillet sur les ondes de la radio conservatrice animée par Hugh Hewitt, où le président avait déjà évoqué Pickaxe Mountain comme cible possible, la qualifiant de « cible idéale pour un joli gros coup ». Il s’agissait alors de la première fois que Trump désignait explicitement ce site, après avoir fait allusion à plusieurs reprises à une installation souterraine dissimulée dans le granite.

À ce jour, aucune confirmation officielle de frappe n’a été communiquée par le Pentagone. L’Agence internationale de l’énergie atomique n’a pour sa part obtenu aucun accès au site depuis le début de sa construction, ce qui limite toute vérification indépendante de son activité réelle.

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