Le neem est un bel arbre généreux qui pousse généralement de manière spontanée dans les régions tropicales et semi-tropicales mais depuis les découvertes sur ses bienfaits et selon les cultures l’azadirachta indica est progressivement devenu un produit pantropical très cultivé. Certains la jugent des fois invasive grâce à sa capacité de germination rapide même sans entretien. Un arbre monoïque à croissance rapide dont la hauteur peut aller à 20 mètres de hauteur ou plus, voire 40m avec de larges branches étendues qui offrent un ombrage rafraîchissant. Il n’est donc pas étonnant qu’en Inde, le margousier en français ou neem en anglais (azadirachta indica), soit considéré comme un arbre sacré. Ses feuilles de 20 à 40 centimètres de long sont opposées et pennées de couleur vert foncé terminent souvent sans foliole terminale. Ses inflorescences se compose majestueusement de 150 à 250 fleurs et il produit des fruits fruit ressemblant aux olives.
Ayi Mojisola
Goyavier : un arbre et des fruits avec du potentiel
La goyave, psidium guajava de la famille des Myrtacées, est le fruit tropical du goyavier au parfum musqué. Le goyavier est un arbre qui pousse dans les régions tropicales essentiellement (Amériques, îles, Afrique et régions d’Asie). Le goyavier pousse spontanément dans les bonnes conditions tropicales sinon il lui faut un sol fertile régulièrement arrosé et une température chaude. Sa peau varie du vert au rouge. Lorsque la goyave mûrit, sa peau fine granuleuse passe du vert pâle au jaune, parfois piquetée de points noirs. La forme de la goyave évoque tantôt la poire ou la pomme mais en miniature. On l’appelle d’ailleurs goyavier-pomme. Certaines variétés peuvent avoir une peau verte rosée ou rouge. Toutefois sa chair juteuse et acidulée est de couleur crème, rouge, jaune à orange saumon selon le niveau de maturité parsemée de petits grains durs (variant de 100 à 535 graines) qui peuvent certes repousser certaines papilles, méritent l’appréciation des populations dans le monde entier.
Droits des femmes et COVID-19 : un appel à la vigilance
Simone de Beauvoir ne se serait donc pas trompée en rappelant aux femmes à la vigilance et de ne jamais oublier « qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. ». Effectivement, ce ne sont pas des droits acquis et ceci s’observe mieux malgré les temps difficiles de l’humanité voire les crises humanitaires que nous traversons aujourd’hui avec le coronavirus. En effet, le monde a connu déjà un recul de l’égalité entre les hommes et les femmes en 2017 qui a été dénoncé dans le rapport annuel du Forum économique mondial (WEF). Mais aux USA le pays des grandes différences, des droits acquis depuis 1973, se sont vus graduellement écorchés encore plus en 2019 avec le gouvernement Trump où 28 états ont soumis des projets de loi pour restreindre le droit à l’avortement contrairement aux provinces canadiennes. La liberté de choisir des femmes apparaît donc comme le terrain de bataille des grandes politiques conservatrices. Elles se sentent moins en sécurité.
Ananas : le roi des fruits à ne pas négliger
L’ananas ou mananasy à Madagascar ou ope oyinbo en Yoruba ou pineapple en anglais ou abliblé en Ashanti est une herbacée du nom scientifique Ananas sp. de la famille des Bromeliaceae. L’ananas est le nom commun de ce fruit exotique dont l’origine vient du tupi-guarani : naná naná, qui signifie « parfum des parfums ». C’est aussi une plante xérophyte, dont ce nom commun peut désigner plusieurs autres espèces de Bromeliaceae. En effet on compte au moins une trentaine de variétés de l’ananas. Pas très hautes, cette plante tropicale peut atteindre jusqu’à 1,50 m avec de longues feuilles vertes lancéolées de 50 cm à 1,80 m, dentées en général (ou lisses selon l’espèce). Ses longues feuilles vertes qui s’étendent en tous sens, laissent croître une tige au centre au bout de laquelle apparaît un amas de fleurs très éphémères surmontées de feuilles vertes courtes.
Le manguier et sa mangue : Fruits et chlorophylle vertueux
Le manguier est un grand arbre tropical le plus répandu en Afrique et surtout en Afrique de l’Ouest comme en Afrique centrale depuis la Guinée au Bénin et tous les autres régions favorables. Il peut atteindre 20 m de haut et jusqu’à 20 mètres de diamètre. Souvent, ce sont des tas de mangues qui souhaitent la bienvenue de villes en villes africaines. Les plus grands producteurs de mangues et exportateurs sont la Côte d’ivoire, le Mali, le Burkina Faso et le Sénégal car la mangue est d’abord un fruit de commercialisation locale. C’est grand arbre tropical de la famille des Anacardiaceae qui pousse encore sans difficultés à l’état sauvage. Le mangifera indica, avec son feuillage dense vert foncé qui sert d’ombrage rafraîchissant dans les vergers, donne des fruits aromatisés, un parfum exquis dont la forme est d’ailleurs à l’origine du motif cachemire que l’on retrouve aussi sur les tissus « bandana » et autres.
L'Artemisia : Espèces et Apports polythérapeutiques puissants
L’artemisia annua est une variété très cultivée en zone tropicale connue sous le nom d’herbe chinoise, armoise ou d’armoise annuelle. On compte au total 8 espèces d’artemisia. Selon les travaux de Sanner Alexandre (2008) le genre artemisia regroupe de nombreuses espèces dont la production a enrichi le marché des épices (a. dracunculus) ou de liqueurs avec l’absinthe (a. absinthium). Il existe effectivement plusieurs autres espèces d’artemisia dont, l’artemisia annua plus asiatique puis l’artemisia afra spécialement originaire d’Afrique et aux propriétés semblables. Ces plantes artemisia poussent très bien dans des espaces ensoleillés. De la famille des Asteraceaes, cette plante aromatique vivace de son rhizome peut s’élever jusqu’à 1.2m de hauteur. Elle est facile à reconnaître avec sa structure ligneuse à la base, ses feuilles largement incisées et de petits capitules. Sur ses racines rampantes, l’artemisia se développe sous forme de buisson touffu facile à identifier.
Le niébé (haricot), cette remarquable légumineuse unique en son genre
On ne peut se nourrir que de tubercules, de céréales et de feuilles-légumes. Associer et développer la culture des végétaux plus riches en protéines comme les haricots avec leur haute teneur en azote soluble qui peuvent être ingérés aisément durant l’alimentation a été et reste une habitude nutritionnelle des sociétés africaines. Le haricot ou abôbô (Bénin) ou ukunde en swahili, ekunde chez les peuples Nsong au Congo ou haricot dolique ou dolique à œil noir ou niébé, ou haricot kissi, du nom scientifique Vigna unguiculata.
Le cocotier : un palmier élégant réputé pour ses multiples usages
Cocos nucifera est le nom scientifique du cocotier, une espèce de palmier appartenant à la famille des Arecaceae, un élégant arbre souvent géant allant jusqu’à 30m sur un tronc au diamètre irrégulier. C’est une plante ornementale pantropicale qui se développe aisément dans les pays chauds mais ne résiste pas aux températures basses allant vers 10 degrés. Son tronc est décrit plutôt comme un stipe qui va aider les habitués à grimper l’arbre solidement enraciné. En bordure de mer, cette plante monocotylédone est coiffée royalement en hauteur de feuilles pennées qui peuvent atteindre 6 m de longueur. Ces feuilles vertes ont une apparence de mini nervures (25cm) séparées mais, sont divisées par une nervure principale plus rigide qui leur permet de pendre sur les 2 côtés. Elles sont résistantes au vent.
Du bananier à la banane, une panoplie de vertus
Le mot « banane » est emprunté d’un ensemble de vocables bantou du Golfe de la Guinée : banema, banama, benena (Westermann, 1913; Lassoudière, 2010). Le bananier constitue un végétal essentiel du régime alimentaire des pays tropicaux et surtout des pays africains grands exportateurs des variétés de banane comme l’Ouganda et la Côte d’ivoire pour ne citer que ceux-là. En effet, le bananier est une espèce végétale pantropicale, généralement hybride selon les experts de la plante, et issu de la famille des Musaceae. Il peut atteindre jusqu’à 9m de haut et se développe en baies regroupées de plusieurs pseudo-troncs sur un rhizome suffisamment irrigué de racines longues et fines juste sous la surface du sol. Le rhizome peut porter une masse importante et il produit régulièrement de nouvelles tiges.
Le papayer et la papaye, un super "duo"
Le papayer de la famille des caricaceae, porte le nom scientifique de Carica papaya est un arbre à fruits grand de taille jusqu’à 8 m et à feuilles larges en houppier aux formes attrayantes. Il est considéré comme une plante exotique parce qu’il se développe dans les régions tropicales humides et sous-humides et très apprécié pour ses fruits : la papaye ou dipapayi ou melon des tropiques et les vertus thérapeutiques des racines comme de ses feuilles. Sinon, le papayer est simplement considéré comme une plante ornementale. Même si sa durée de vie est de 7 ans maximum, sa fructification marquée par de belles fleurs (femelles, mâles ou hémaphrodites) en revanche, n’excède pas deux années consécutives.