(Connectez-vous puis cliquez sur le bouton X pour voir en pleine page)
Abonnés
Journal du 17 Juillet 2023 (pour abonnés)
(Connectez-vous puis cliquez sur le bouton X pour voir en pleine page)
Journal du 14 Juillet 2023 (pour abonnés)
(Connectez-vous puis cliquez sur le bouton X pour voir en pleine page)
Amnesty International épingle 19 pays d'Afrique
Il est autant difficile de lutter contre la corruption que d’être un combattant qui en dénoncent les cas. À l’occasion de la journée africaine de lutte contre la corruption ce mardi, Amnesty International publie un rapport sur la situation dans 19 pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. Dans ces pays, les défenseurs des droits humains qui y combattent la corruption risquent arrestations, harcèlement, placements en détention, lourdes amendes. Certains risquent même la mort. Dans ce rapport, Amnesty s’est intéressé à 31 de ces personnes actuellement menacées.
Selon Liliane Mouan, conseillère sur la corruption et les droits humains à Amnesty International à Dakar. En dépit du fait que la majorité des Etats membres de l’Union Africaine aient ratifié la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, la corruption perdure avec la même intensité en Afrique et prospère dans un climat de restrictions draconiennes des droits humains et de l’espace civique, qui limite la capacité des défenseurs des droits humains à demander des comptes à des acteurs puissants au sujet de la corruption.
« On ne peut pas dire qu’il y ait un pays spécifique où la situation est la plus alarmante. Ce que nous avons constaté, c’est que dans ces pays, les autorités ont adopté des lois répressives pour restreindre l’exercice des droits fondamentaux et utiliser certaines lois existantes pour faire taire les voix critiques, y compris les lanceurs et lanceuses d’alerte, qui jouent un rôle crucial en signalant ces agissements. Parallèlement, les défenseurs des droits humains qui essaient de combattre la corruption sont confrontés à un manque de lois permettant de les protéger, à des institutions judiciaires biaisées et à une culture d’impunité qui laisse justement les pratiques malhonnêtes et les abus de pouvoir impunis », précise Liliane Mouan sur RFI.
Journal du 12 Juillet 2023 (pour abonnés)
(Connectez-vous puis cliquez sur le bouton X pour voir en pleine page)
Pouvoir de la rupture: l’exclusion, le mal qui a détruit le Bénin
En février 1990, le Bénin a choisi la voie de la démocratie pluraliste, des droits de l’homme et de la liberté. Mais des années après, le pouvoir de la rupture a sonné le glas de notre système politique. Les exclusions politiques, sociales, économiques ont déstabilisé notre pays, sa paix légendaire, son vivre-ensemble et son tissu économique. Pour y remédier, la paix, la réconciliation, le pardon et la foi en Dieu demeurent les seules solutions. Le parti Les Démocrates est porteur d’un tel projet d’espoir.
Des souvenirs de la conférence nationale des forces vives de la nation de Février 1990, deux phrases fortes parmi tant d’autres, continuent de résonner dans les oreilles des Béninois d’aujourd’hui. La première émane de Monseigneur Isidore de Souza, président du présidium de ses assises qui affirme : « Plaise au ciel, qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse, qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse et ne nous emporte dans ses flots ». Prédiction et avertissement d’un prélat guidé sûrement par le Saint Esprit cette phrase avait réussi à refroidir les ardeurs, dissuader les élans pyromanes et ramener la paix. Puis à la clôture de cette conférence, le Professeur Albert Tévoédjrè, lui aussi visionnaire, avait, pour conclure son rapport mémorable de clôture, affirmé : « au travail chers amis, nous avons vaincu la fatalité ».
De ses deux déclarations fortes, une même constance : la recherche de la paix et surtout la conviction fortement exprimée de l’érudit d’Adjati qu’on avait conjuré la fatalité. Mais ce fut une illusion puisque vingt six ans après les effluves de la « dictature, de l’injustice, de la corruption, du népotisme, de la confiscation du pouvoir et du pouvoir personnel », tels que dénoncées dans le préambule de la constitution du 11 décembre 1990 semblent revenir au galop. Depuis 2016, le pouvoir de la rupture, en dépit de la promesse de ne pas faire la chasse aux sorcières, a semblé engager une vaste exclusion.
La première opération lancée quelques mois après l’installation du pouvoir de la rupture est la répression des voix politiques discordantes. L’arrestation de Sébastien Ajavon a inauguré cette saison. Progressivement, la peur s’est installée. Cette dernière a engendré une apathie, une fuite de responsabilité des forces vives de la nation, l’immobilisme et silence d’une classe politique soumise à des pressions et contrainte à un silence coupable.
Communications électroniques au Bénin: un secteur qui ne connaît pas la crise
(343,489 milliards de chiffres d’affaires, 6 811 527 de consommateurs, MTN 67,5% de part de marché) Chiffres d’affaire en hausse, accroissement sans cesse du nombre d’utilisateurs, investissements en nette évolution….le secteur des communications présente une embellie remarquable. En dépit de la morosité économique mondiale engendrée par le covid, la guerre russo-ukrainienne et l’inflation galopante, les communications électroniques font dépenser plus les Béninois.
Les communications électroniques constituent un secteur d’avenir. En dépit de la récession que connaissent tous les secteurs dans le monde depuis ces deux dernières, celui des communications électroniques semblent bien se porter et les chiffres en disent long sur la bonne santé de cette filière. Selon le rapport d’activités 2022 de l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques(ARCEP), les chiffres présentent une augmentation de 18,2% par rapport à l’année 2021. « Le marché des communications électroniques affiche au 31 décembre 2022, un chiffre d’affaires estimé à 343,489 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 18,2% par rapport à 2021 », précise le rapport à la page 51.
Journal du 07 Juillet 2023 (pour abonnés)
(Connectez-vous puis cliquez sur le bouton X pour voir en pleine page)
Journal du 05 Juillet 2023 (pour abonnés)
(Connectez-vous puis cliquez sur le bouton X pour voir en pleine page)
Justice au Bénin: la CRIET et les doutes sur son indépendance
Dans un entretien accordé à un média de la place, le Procureur de la Criet Mario Mètonou a battu en brèche, les récriminations de ses concitoyens selon lesquelles « sa » juridiction est un instrument de répression. Pour donner le change, il soutient mordicus que la Criet est « totalement indépendante ». Une déclaration qui est à l’opposée de celle de l’ex-juge de la Criet Essowé Batamoussi.
Que dirons les « détenus politiques » notamment l’ancienne ministre Réckya Madougou, le Professeur Joël Aïvo, les exilés Sébastien Ajavon, Komi Kounché et consorts, si ils ont suivi avec attention, les mêmes déclarations du « Procureur très spécial », Super Mario, comme aiment l’appeler ses compatriotes ? Ceux-ci ne seront certainement pas surpris. Ils ont déjà été « victimes » de « l’indépendance » et de la rigueur de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.
Condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement pour des faits qu’ils n’ont jamais reconnus, certains de leurs avocats ont dû abandonner leurs clients en plein procès pour dénoncer ce qu’ils ont appelé « une parodie de justice ». C’est pour cela que les déclarations du Procureur Mètonou doivent interpeller tout Béninois. En effet, lors de cet entretien à Bip Radio il déclarait : « il n’y a pas eu depuis que je suis là, une seule procédure, une seule poursuite que j’ai voulu engager et j’ai été retenu par un bras politique. Il n’y en a pas une seule ». Et le Procureur spécial d’ajouter que sa juridiction est « totalement indépendante ».
Sauf que ces déclarations sont en totale contradiction avec celles de l’ancien juge à la Criet et actuellement réfugié en France, Essowé Batamoussi. Dans un entretien diffusé par Rfi en avril 2021, il a justifié sa fuite du pays par le fait qu’il ne pouvait pas exercer sa tâche de manière indépendante en raison des pressions politiques. « Toutes les décisions que nous avons été amené à prendre l’ont été sous la pression, y compris celle qui a vu le placement de madame Réckya Madougou en détention (….) Dans ce dossier, nous avons été sollicité par la Chancellerie car, le dossier ne comportait aucun élément qui pouvait nous décider à la mettre en détention», avait-il déclaré.
Journal du 03 Juillet 2023 (pour abonnés)
(Connectez-vous puis cliquez sur le bouton X pour voir en pleine page)
Lutte contre la corruption au Bénin : le système prend l’eau de partout
Le Bénin connaît depuis quelques jours une augmentation des scandales de corruption. Sociétés d’Etat, agences, ministères et même la présidence de la République sont ébranlés chacun par des dossiers rocambolesques. Les cas révélés par la presse et qui pourraient ne pas être les seuls amène plusieurs personnes à penser à l’inefficacité du dispositif mis en place par le gouvernement.
La corruption a vraiment la peau dure au Bénin. Telle l’hydre de Lerne, elle sort toujours une tête lorsqu’on essaie d’en couper une. Aucune batterie d’actions n’a été assez efficace pour éradiquer le fléau. Depuis 1990, tous les gouvernements qui se sont succédés au pouvoir ont essayé vaille que vaille de lutter contre la corruption. Installé depuis Avril 2016, le pouvoir de la rupture a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Le chef de l’Etat a prôné dès sa prise de pouvoir une société de vertu et une gestion rigoureuse des finances publiques.
Pour joindre l’acte à la parole, il met en place un dispositif rigoureux de répression des actes de prévarication en créant une cour spéciale dédiée à cette lutte. Il s’agit de la Cour de Répression des Infractions Economiques et du terrorisme(CRIET). Depuis sa création, cette cour a connu des centaines de dossiers et sanctionné des personnes impliquées. Bien que les peines de prison soient très lourdes et suffisamment dissuasives, elles n’ont pas réussi à arrêter les nombreux cas de malversation qui essaiment le pays. La preuve, depuis plusieurs semaines, les cas de malversations sortent de terre comme des champignons.
Réchauffement des relations bénino-nigérianes: l’ombre du milliardaire Dangoté
Un nouveau vent souffle entre le Bénin et le Nigéria, avec la rencontre des présidents Patrice Talon et Bola Tinubu le vendredi dernier à Paris après plusieurs années de froid. Accusé d’être le principal acteur du clash entre les deux pays, le milliardaire nigérian Aliko Dangoté, aura finalement réussi à jouer en douce, le rôle d’entremetteur pour cette réconciliation. Embrassade, accolade, sourire et regards complices entre le président Patrice Talon et le nouvel homme fort du Nigéria Bola Tinubu. C’est l’image diplomatique forte que les deux hommes ont offert aux photographes et cameramen le vendredi 23 juin dernier en marge du sommet pour un nouveau pacte financier tenu à Paris. Au cours d’un long tête-à tête, les deux chefs d’Etat ont eu des gestes d’affection affichant ce que les Américains appellent une « bromance » (amitié forte). Ils semblent sincères comme larrons en foire.
A l’issue de l’entretien, le président Tinubu déclare : les relations du Nigéria avec le Bénin sont « comme celle de jumeaux siamois, unis par les hanches et soutenus par d’autres pays ». Talon répond : « tout ce qui est interdit au Nigéria sera également interdit au Bénin ». Les dés viennent ainsi d’être jetés pour le retour à la normale des relations entre le Bénin et le Nigéria. Mais, personne ne peut oublier les quatre dernières années de relations glaciales et exécrables entre les deux pays caractérisées par la fermeture unilatérale des frontières terrestres le 20 août 2019 décrétée par le président nigérian sortant Muhammadu Buhari et d’une passe d’arme à fleurets mouchetés. Cet embargo avait été annoncé pour durer 28 jours. Finalement il durera 16 mois. L’impact sera énorme des deux côtés de la frontière. Arrêt du trafic routier, interdiction du passage des camions de marchandises et des personnes. Cambistes et déclarants en douanes au chômage. Blocage de l’économie informelle qui alimentait des millions de personnes. Officiellement, Abuja a évoqué des raisons sécuritaires et la contrebande de certains produits notamment le riz, les tissus wax, la friperie et la protection de son marché, pour justifier la fermeture de ses frontières terrestres. Aliko Dangoté sera désigné, comme celui par qui le malheur de millions de Béninois et Nigérians qui vivent du commerce transfrontalier a commencé.
Journal du 30 Juin 2023 (pour abonnés)
(Connectez-vous puis cliquez sur le bouton X pour voir en pleine page)
Nouvelle ère dans les relations Bénin - Nigéria: Soumission ou réciprocité?
Conflictuelles et tendues pendant l’ère Buhari, les relations entre le Bénin et le Nigéria donnent des signaux d’apaisement avec l’arrivée de Bola Tinubu à Aso Rock. Le président Talon qui en rêvait depuis des lustres se montre « très docile » et très « souple » afin de maintenir de bonnes relations avec le nouvel homme fort d’Abuja.
« Nous sommes prêts à travailler avec vous pour mettre en œuvre des politiques qui protégeront nos économies aux entrées terrestres et maritimes.Tout ce qui est interdit au Nigéria sera également interdit au Bénin ». Cette déclaration du président Patrice Talon après l’audience avec son homologue nigérian à Paris il y a quelques jours sonne comme la nouvelle ligne directrice de la coopération benino-nigériane. Les images affichent deux chefs d’Etat assez complices, s’embrassant avec beaucoup de chaleur et s’affichant sur une photo les mains dans les mains. Longtemps restée en hibernation avec la fermeture des frontières terrestres entre les deux pays, cette coopération trouve une bonne occasion de renaissance avec la réouverture de ces frontières quelques jours après l’arrivée du président Bola Ahmed Tinubu. Pour maintenir cette bonne nouvelle et cette main tendue du nouveau président du Nigéria, le chef de l’Etat béninois entend jouer sa partition.
Et comment ? Depuis la proclamation des résultats de l’élection du président Tinubu, Patrice Talon a multiplié les gestes de décrispation.
Bénin: l’UPR dans l’ivresse de la majorité mécanique
Au cours d’une conférence de presse donnée hier au parlement par le parti Union Progressiste le Renouveau, le parti s’en est pris au parti Les Démocrates qu’il accuse d’abuser de ses pouvoirs et prérogatives. Un discours qui a surpris plus d’un au regard des dernières actualités de l’Assemblée Nationale. Insincérité. Tel est le mot qui résume la conférence de presse du parti UPR. Hier à l’Assemblée Nationale, le parti majoritaire a animé une conférence de presse au cours de laquelle il a chargé le parti Les Démocrates accusant ses députés de privilégier les intérêts et l’auto-promotion au détriment de ceux des populations qu’ils représentent.
Plus loin, la déclaration lue par le président du groupe parlementaire l’honorable Aké Natondé accuse le parti de l’opposition d’abuser de ses droits et de ses prérogatives et enfin de tirer sur la corde régionaliste. Selon plusieurs observateurs de la vie politique béninoise, le discours tenu n’aurait pu être que celui du parti Les Démocrates. En effet, les griefs de l’UPR sont bien ceux dont beaucoup de Béninois les accusent. Pour eux, le parti UPR soutenu par le Bloc Républicain(BR) ne se préoccupe pas de la situation du parlement et abuse de sa majorité.
Journal du 21 Juin 2023 (pour abonnés)
(Connectez-vous puis cliquez sur le bouton X pour voir en pleine page)
Interdiction de la croisade du Dr Kumuyi: Yayi comme bouc émissaire ?
Après son succès franc au Cameroun, le Ghana et le Togo, la croisade de prières du pasteur Kumuyi a été empêchée au Bénin. Si les raisons officiellement évoquées sont la présence de la fièvre Lassa à Porto Novo, certains observateurs estiment que cette interdiction est motivée par des raisons subreptices renforcées par l’implication de Boni Yayi dans cette croisade de prières. Une croisade est une campagne de prières et d’évangélisation qui vise à nettoyer un lieu et des personnes des impuretés qu’ils contiennent. Il faut préciser qu’une croisade chrétienne dans un pays est une occasion pour rapprocher le peuple à la parole de Dieu.
C’est une occasion pour créer les conditions afin de les amener à écouter la parole de Dieu. Au Bénin, la délégation des organisateurs est allée rencontrer le Président Boni Yayi à son domicile afin que ce dernier aide à la promotion de cette croisade qui se tient sur le territoire béninois. Le thème de la croisade du pasteur Kumuyi au Bénin est intitulé : « La libération surnaturelle ». A en croire les organisateurs, ce sera un rendez vous pour le Révérend et Patriarche J C Dr Kumuyi, celui qui a prié pour les peuples dans la sous-région et le monde entier. Il y a deux mois, il était au Togo, Cameroun et Ghana. Son passage n’a jamais été vain. Dans chaque pays, il fait des exhortations et invoque une grande puissance divine qui poussent les participants à la croisade, à sentir la présence de Dieu à leurs côtés. Il transforme le cœur des participants, vide leur chair et dès lors qu’ils acceptent la présence du Très-Haut dans leur vie, ils reçoivent les bénédictions surnaturelles.
Dr Kumuyi est un homme de Dieu. Depuis plusieurs années, il sert Dieu. Tout pays qui le reçoit ne peut que recevoir des bénédictions , des dons dans divers domaines : victoire sur le diable, réussite dans les affaires, santé pour les enfants, la famille… . Un passage du pasteur, c’est une pluie de guérisons qui descend sur tous les participants car Dieu est un Dieu de feu . Il consume tout ce qui lui est désagréable. Il détruit les idoles qui sont au Ciel, sur la Terre et dans le monde invisible. Il fait beaucoup de miracles : les handicapés se lèvent, les aveugles voient, grâce à la puissance de Dieu.
Dr Kumuyi vient pour la deuxième fois au Bénin après 2013 car notre pays était choisi comme le premier pays pour relancer ses campagnes d’évangélisation. Cette croisade sera l’occasion pour remettre la République dans les mains de Dieu. Ainsi, après le Togo en 2022, cette année en 2023, c’est le Bénin pour une deuxième fois.
Fiasco au Bénin
A leur descente au Bénin, la délégation des organisateurs est allée rencontrer l’ancien président Boni Yayi qui s’investit ces derniers temps dans l’évangélisation afin qu’il participe à la mobilisation générale du peuple autour de la croisade de Porto Novo. C’est dans ce cadre que le Président a invité tout le monde et toutes les âmes perdues à la rencontre de Dieu. C’est comme au Nigeria, où l’équipe de Kumuyi est allée rencontrer l’ancien président Babangida afin qu’il aide à la mobilisation du peuple, et ce dernier n’avait pas hésité à demander au peuple du Nigéria d’aller écouter la parole de Dieu en participant à la croisade du Dr Kumuyi pour que les problèmes vitaux de la société trouvent solutions grâce à la puissance de Dieu.
Position ambiguë du BR au Bénin: tantôt de la majorité, tantôt de la minorité
En dépit de son idéologie libérale publiquement exprimée, le Bloc Républicain affiche une instabilité dans sa posture politique. Le parti qui doit desormais chercher son équilibre entre une majorité présidentielle bicéphale et une minorité qui le menace, donne le plus mauvais exemple de l’instabilité politique après les réformes de 2019. Le Bloc Républicain est toujours en quête de stabilité et de cohérence dans sa posture politique. Membre à part entière de la majorité présidentielle qui accompagne le président Patrice Talon depuis 2019, le parti n’a pourtant pas hésité à revendiquer son appartenance à la minorité parlementaire lors des débats et processus de désignation des représentants de l’Assemblée Nationale dans les parlements régionaux et la Haute Cour de justice.
Le parti s’est trouvé un positionnement ambigu et surprenant. Il est de la minorité parlementaire. Pour être plus précis, le parti est de la « minorité de la majorité ». Il n’est pas en fait de la minorité vue comme le courant politique minoritaire au parlement. Non. Il est de la majorité parlementaire c’est-à-dire du bloc des députés majoritaires. Dans le cas d’espèce, cette majorité est constituée par les partis UP LE Renouveau et le BR. Cette majorité contrôle le bureau du parlement avec deux membres sur les sept. Cette majorité parlementaire est, par ailleurs partie intégrante de la majoritaire présidentielle qui soutient le président Patrice Talon et qui est composée aussi des partis satellites comme l’UDBN, Moele Bénin et bien d’autres. Dernier exemple de l’appartenance du BR aux majorités présidentielle et parlementaire c’est la visite rendue au président du parti par son homologue du parti UP le Renouveau. La posture de minorité dans la majorité n’est donc qu’une position conjoncturelle et opportuniste qui veut que le parti se démarque de l’UP le renouveau pour pouvoir bénéficier de prébendes politiques du moment.
Journal du 19 Juin 2023 (pour abonnés)
(Connectez-vous puis cliquez sur le bouton X pour voir en pleine page)
Bénin : Epiphane Quenum dénonce la configuration actuelle de la Cour constitutionnelle
L’ancien député Épiphane Quenum est enfin sorti de son mutisme. Il a été reçu ce dimanche 18 juin 2023 dans l’émission « De vous à nous » sur Peace FM, où il s’est exprimé sur plusieurs sujets d’actualité nationale, notamment la désignation des nouveaux membres de la Cour constitutionnelle et la gestion du parti Union progressiste Le Renouveau (UP Le Renouveau) par le Professeur Joseph Djogbénou.
Épiphane Quenum a rejoint ceux qui expriment leur mécontentement à l’égard de la désignation des membres de la 7e mandature de la Cour constitutionnelle. « Je vous dévoile mon amertume à la désignation des membres de la Cour constitutionnelle. Je crois que cette désignation ne reflète pas du tout la configuration de l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré. L’ancien membre du parti la Renaissance du Bénin et actuel membre de l’UP Le Renouveau, estime que les membres désignés par le bureau de la 9e législature ne représentent pas la composition du parlement.
Journal du 16 Juin 2023 (pour abonnés)
(Connectez-vous puis cliquez sur le bouton X pour voir en pleine page)
Bénin: Quenum et Lafia désavoués par une décision de la CADHP
Le 22 juillet 2019, par un arrêté, les ministres Saka Lafia de l’intérieur et Sévérin Maxime Quenum de la justice rendent public un communiqué dans lequel, ils interdisent la délivrance d’acte d’autorité à 323 citoyens poursuivis devant les tribunaux à l’époque pour diverses raisons. Mais près de quatre ans après, la Cour Africaine des Droits de l’Homme rend un arrêt le 13 juin 2023 à Arusha et demande de rapporter l’arrêté N°023/MJL/DC/SGM/DACPG/SA 023SGGG19. L’un coule ses premiers jours de retraite politique anticipée, l’autre ronge encore ses méninges dans la gestion des affaires courantes liées à l’organisation des élections législatives. Mais tous deux ont la même gêne depuis mardi dernier. Ils ont été désavoués par la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples pour une décision prise au moment où ils étaient tous deux des puissants ministres du gouvernement.
En effet, le 22 juillet 2019, ils sortent un communiqué pour interdire la délivrance d’actes d’autorité à 323 citoyens béninois pour la simple raison qui sont cités dans des dossiers judiciaires et poursuivis devant des tribunaux. Dans le lot, on peut citer Sébastien Adjavon, Komi Koutché, Lehady Soglo… pour ne citer que ceux-là. Tous sont presque des hommes politiques en difficulté avec le pouvoir. Doit-on le rappeler, les actes d’autorité sont : «les extraits d’actes d’état civil, le certificat de naissance, la carte nationale d’identité, le passeport, le laisser-passer, le sauf conduit, la carte de séjour, la carte consulaire, le bulletin numéro 3 du casier judiciaire, le certificat ou l’attestation de résidence, le certificat de vie et de charges, l’attestation ou le certificat de possession d’état, le permis de conduire, la carte d’électeur, le quitus fiscal. La liste des actes ci-dessus n’est pas limitative ».
Equilibre des institutions avant les élections générales en 2026: l’appel de Yayi à Talon
Une semaine après l’installation de la nouvelle Cour Constitutionnelle, Boni Yayi lance une nouvelle revendication politique. Il s’agit de l’équilibre des institutions qui n’est qu’un appel à la recomposition des institutions impliquées dans l’organisation des élections générales en 2026 que sont la Cour Constitutionnelle et la Commission Electorale Nationale Autonome(CENA). C’est une doléance qui a tout l’air d’une revendication politique. Profitant d’une prière musulmane pour la consolidation de la paix à Parakou où il séjourne depuis quelques jours, Boni Yayi a lancé à son successeur. « Je demande à Dieu de toucher le cœur du Président pour qu’un dialogue politique soit organisé. Pour la première fois depuis 1960, les élections générales (présidentielle, législatives, communales) seront organisées en 2026. Par conséquent, nous devons prendre de nouvelles dispositions de manière à aller à l’équilibre des forces qui aspirent à diriger ce pays en 2026. Nous ne voulons pas que le sang coule dans ce pays ».
Boni Yayi a lancé un petit ballon d’essai à Parakou qui ne manquera pas d’avoir des échos dans le landerneau politique les jours à venir. Et pour cause, l’équilibre des institutions est une doléance toute nouvelle qui, à priori, pourrait paraître fantaisiste ou exagérée. En effet, la désignation des membres de ces deux institutions a été faite au regard de la loi. Les méthodes utilisées ont été critiquées par les opposants mais dans l’ensemble, les lois ont été respectées.
Journal du 14 Juin 2023 (pour abonnés)
(Connectez-vous puis cliquez sur le bouton X pour voir en pleine page)
Bénin: la loi sur l’avortement incomplète
Depuis le 20 décembre 2021, le Bénin est entré dans le club très fermé des pays africains ayant légalisé l’avortement. La nouvelle loi autorise l’avortement à la « demande » de la femme enceinte. Pas besoin de l’assentiment de l’auteur de la grossesse, alors même qu’il est généralement admis qu’aucune femme ne peut tomber enceinte toute seule. Pour être tout à fait au complet, le législateur doit revoir sa copie. Le Bénin a succombé depuis plus de deux ans, à la mode en vogue actuellement en Occident qui veut que les femmes aient le droit de disposer librement de leur corps. Une loi a été votée dans ce sens, laissant libre cours à une femme enceinte, d’interrompre volontairement et en toute légalité, sa grossesse, lorsque qu’elle est « susceptible d’aggraver ou d’occasionner une situation de détresse matérielle, éducationnelle, professionnelle ou morale ». Cet avortement est autorisé jusqu’à douze semaines de grossesse.
Journal du 12 Juin 2023 (pour abonnés)
(Connectez-vous puis cliquez sur le bouton X pour voir en pleine page)
Agbénonci, Houssou, Quenum , Hêhomey… La traque des « amis » ?
A trois ans de la fin du quinquennat, le gouvernement chancelle et semble bien perdre sa cohésion d’antan. En moins de deux mois, quatre ministres ont été remerciés. Détail surprenant et intriguant : tous ces ministres sont des intimes ou amis personnels du président. Depuis le 12 Avril dernier, le gouvernement bascule dans un cycle d’instabilité. Ce jour, le chef de l’Etat décide de limoger son ministre de la justice. En fait pour ce limogeage, l’information est partie des médias sans aucun cachet officiel. D’ailleurs le porte parole du gouvernement et le chef de l’Etat ont semblé eux-mêmes démentir ce limogeage avant qu’un remaniement ministériel ne vienne confirmer cela. Le ministre Sévérin Maxime Quenum ainsi que deux autres de ses collègues seront relevés de leurs fonctions. Il s’agit des ministres Jean-Claude Houssou et Hervé Hêhomey. Quelques semaines après, un autre ministre est limogé. Il s’agit du ministre des affaires étrangères Aurélien Agbénonci. Mais chose surprenante, tous ces ministres remerciés pour des raisons non révélées jusqu’à ce jour ont tous des liens plus ou moins étroits avec le chef de l’Etat.
Journal du 09 Juin 2023 (pour abonnés)
(Connectez-vous puis cliquez sur le bouton X pour voir en pleine page)
Restauration de la démocratie au Bénin : les défis de la nouvelle Cour constitutionnelle
Installée hier dans la sobriété, la nouvelle Cour constitutionnelle est attendue sur plusieurs chantiers afin de relever plusieurs défis. En dehors de celui de l’indépendance sur lequel presque tous les Béninois l’attendent, elle aura, la mission combien importante de restaurer la démocratie et de rendre plus crédibles les élections. Les sept sages de la Cour constitutionnelle ont prêté serment hier à la Présidence de la République en présence du chef de l’Etat. Aussitôt, ils ont élu leur président en la personne Dorothée Sossa, ancien ministre de l’Enseignement Supérieur, ancien secrétaire général de l’Organisation pour Harmonie en Afrique du Droit des Affaires (OHADA).
Mais les sept conseillers à la Cour constitutionnelle ont tous le même mal congénital. Tous sont choisis par la même majorité bicéphale qui dirige le pays. Et chacun d’eux a des atomes crochus avec des barrons du régime en place. Face à cette réalité, le premier défi que ces sages doivent relever est celui de l’indépendance de cette Cour. Indépendance vis-à-vis du gouvernement qui, depuis 2016, est accusé par les opposants et des analystes d’affaiblir les institutions de contre-pouvoir. Les conseillers actuels qui ont été désignés presque dans les mêmes conditions que ceux de la mandature finissante de la Cour constitutionnelle ressemblent à s’y méprendre à eux. Ils ont des profils professionnels mélangés avec des profils politiques.