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Suscitations de candidature au Bénin : le rétropédalage du gouvernement
Lancées à moins de trois ans avant la prochaine élection législative, les opérations de suscitation de candidature ont semblé avoir au début le quitus du gouvernement avant d’apparaître comme une faute après les supposées invectives du chef de l’Etat contre son ex ministre de la jeunesse et des sports Oswald Homeky. Le gouvernement souffle le chaud et le froid sur la question de suscitation des candidatures pour l’élection présidentielle de 2026.
Depuis plusieurs mois que ces opérations ont commencé, personne n’a levé son petit doigt pour fustiger cela. Ministres, députés, Directeurs Généraux… tous sont restés silencieux face à l’armada communicationnelle déployée sur le terrain pour susciter la candidature d’une personnalité connue comme un proche collaborateur du chef de l’Etat. Au contraire, les campagnes ont bénéficié de cette complicité du silence de la part des acteurs influents de la majorité présidentielle. La seule voix qui en a parlé n’a eu d’autre choix que de l’approuver.
Journal du 13 octobre 2023 (pour abonnés)
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Journal du 11 octobre 2023 (pour abonnés)
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Journal du 09 octobre 2023 (pour abonnés)
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Démission en cascades de conseillers municipaux: Que se passe-t-il à Porto Novo ?
A l’image des vagues de la lagune de Porto-Novo très agitée par ces temps de crue, l’hôtel de ville n’affiche guère une sérénité. En moins d’un mois, le Conseil municipal a été secoué par les démissions de trois conseillers de leurs partis d’origine pour rejoindre le mouvement OB qui n’est pourtant pas un parti. Une folle saison de coups bas et de transhumance qui n’a pas encore, selon des confidences, livré tous ses secrets. La météo politique n’annonce pas de bons temps pour la ville en ce début du mois d’Octobre.
A l’horizon, des nuages assombrissent le ciel et amènent maints observateurs à prédire une saison orageuse pour la ville. A moins de trois ans des prochaines élections générales, la capitale se montre singulièrement plus agitée que les autres villes du pays où tout semble être bien calme en attendant peut -être la nuit des longs couteaux. Capitale du Bénin, Porto Novo a la réputation légendaire de ville contestataire où quelques fois naissent des frondes politiques et aussi des projets de candidatures à la plus prestigieuse fonction de l’Etat. Elle en donne le ton depuis quelques semaines avec les remue-ménages au conseil municipal de la ville.
Bénin : Koovi dénonce l’attitude ambiguë de Oswald Homéky
La démission de Oswald Homéky de la tête du ministère des sports le vendredi 06 octobre 2023 continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. La dernière réaction est celle de Bertin Koovi, membre du parti Bloc Républicain. Dans une déclaration qu’il a rendue publique le samedi 07 octobre 2023 au sujet de la démission du ministre des sports Oswald Homéky, ce membre de la mouvance présidentielle a affirmé que le président Patrice Talon « est déjà réduit à un lion qui n’a plus de crocs ».
Il s’étonne qu’il ait « fallu 7 ans pour que la conviction du peuple prévale sur le devoir de servir sa patrie ». Bertin Koovi va plus loin dans son analyse de la situation et lâche ces mots: « Plus on va s’approcher de 2026 et plus vous allez voir de la tragédie du genre ». Aussi a-t- il fait savoir que «bientôt, vous verrez que ceux qui sont prêts à tuer quiconque ont le courage de dénoncer des décisions de Talon aujourd’hui, prendre la posture de ses opposants pour se donner une légitimité auprès du peuple naïf ». « Mais le verbe est mal choisi «Démissionner» » a estimé Bertin Koovi qui souligne que c’est tout le problème.
Talon affaiblit, selon Koovi
Le militant du parti Bloc Républicain a expliqué que « quand un ministre qui a fait 7 ans dans un gouvernement se lève et démissionne parce que son chef, le président, lui aurait reproché une posture politique, ça affaiblit le président » Patrice Talon. Pour le président de l’Alliance Iroko, il aurait suffit seulement pour l’ex-ministre des sports de dire : « j’ai demandé au président Patrice Talon de me décharger de la mission républicaine qui est la mienne afin que je puisse aller vers d’autres horizons ». « Quel peuple Patrice Talon empêche d’exprimer aujourd’hui sa conviction », s’est interrogé M Koovi. Puis Bertin Koovi se demande où était le défenseur du peuple lorsque les activistes étaient « pourchassés ».
Nomination d'expatriés au Bénin : le talon d'Achille du gouvernement
La guigne s’acharne contre les expatriés nommés dans l’administration publique béninoise par le régime de la Rupture. Pour la troisième fois, l’un des soi-disant « experts étrangers« , recrutés pour pallier le « désert de compétences » que serait le Bénin, a quitté le pays sur la pointe des pieds. Démontrant du coup, la faiblesse de la conception du gouvernement selon lequel il faut compter sur la coopération extérieure pour relever les défis économiques qui se posent à notre pays.
« Jamais deux sans trois« , dit le proverbe bien étrange français, dont l’origine reste mystérieuse. Il veut tout simplement dire qu’une chose qui s’est produite deux fois, se produira une troisième fois.
Les bonnes nouvelles s’enchaînent, les malheurs se répètent. En tout cas, cet adage semble se vérifier actuellement avec la valse de départ en catimini des expatriés recrutés par le régime de la Rupture pour remplacer les fiers cadres béninois dans la gestion des structures de l’administration publique de leur pays. Il y a une semaine jour pour jour, le vendredi 29 septembre, celui qu’il faut appeler désormais ex-directeur général du Port autonome de Cotonou, le Belge Joris Albert Thys, annonçait devant son personnel réuni sous le drapeau béninois, qu’il quitte son poste pour valoir ses droits à la retraite. Il occupait ce poste depuis le 1er août 2018 en remplacement de son compatriote Christiaan De Block, en vertu d’une convention qui lie le Port autonome de Cotonou à celui d’Anvers en Belgique depuis décembre 2017.
Avant M. Albert Thys, c’est le Canadien Jacques Paradis ex-directeur de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) qu n’a pas fait long feu à la tête de cette entreprise. Il a pris la poudre d’escampette après avoir été limogé en octobre 2021. M. Gérard Zagrodnik, antérieurement directeur des études, projets et planifications de la même entreprise sous M. Paradis a été ensuite nommé directeur général. Il rend le tablier en août dernier à M. Gabriel Dégbégni précédemment ancien coordonnateur de Mca II, suite à une décision du Conseil d’administration de la Sbee. A qui le tour prochainement, sachant bien que depuis son avènement, le régime de la Rupture a procédé à une cascade de nominations d’expatriés dans l’administration publique béninoise ?
Journal du 06 octobre 2023 (pour abonnés)
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Journal du 04 octobre 2023 (pour abonnés)
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