L’inflation et la hausse généralisée des prix affectent profondément les économies africaines. Les consommateurs voient leur pouvoir d’achat se détériorer tandis que les entreprises font face à une augmentation de leurs coûts de production. Cette crise du coût de la vie plonge des millions de personnes dans la pauvreté, créant des disparités économiques considérables entre les différentes régions du continent. Les mécanismes qui déterminent ces écarts de prix révèlent des réalités économiques complexes, bien au-delà de la simple inflation.
Economie
Mali : la reprise de Loulo-Gounkoto pourrait rapporter 200 milliards FCFA
Après deux années de tensions et près d’un an d’arrêt total, le complexe minier de Loulo-Gounkoto a officiellement repris ses activités en décembre 2025. Cette relance marque la fin d’un bras de fer entre l’État malien et le géant canadien Barrick Gold, et ouvre la voie à des retombées économiques substantielles pour le pays. Selon les projections, la plus grande mine d’or du Mali devrait générer environ 200 milliards de francs CFA de revenus pour l’État en 2026.
Nigeria : l'exploitation minière chinoise affaiblit l'économie selon une ONG
Le Nigeria détient des ressources minérales considérables : étain, zinc, fer, calcaire, lithium et autres minerais stratégiques qui constituent un potentiel économique estimé à environ 700 milliards de dollars. Pourtant, ce secteur ne contribue que pour moins d’1 % au produit intérieur brut du pays, tandis que le pétrole et le gaz naturel assurent 90 % des revenus. C’est dans cette situation de sous-exploitation que le gouvernement nigérian a accéléré ses efforts de diversification économique à partir de 2022, ambitionnant de transformer ses minéraux en vecteur de croissance. Une ambition rapidement entravée par l’ampleur des activités minières clandestines.
Économie : le Bénin pourrait passer de la 124ᵉ à la 110ᵉ place mondiale d’ici 2040 (CEBR)
Selon une étude du Centre for Economics and Business Research (CEBR), le Bénin pourrait se hisser de la 124ᵉ à la 110ᵉ place dans le classement mondial des économies entre 2025 et 2040, reflet d’une croissance soutenue malgré une situation internationale délicate. Alors que l’économie mondiale se réajuste après plusieurs années de turbulences, une prévision publiée récemment par le think tank britannique Centre for Economics and Business Research montre une trajectoire ascendante pour le Bénin. D’après cette étude, le pays d’Afrique de l’Ouest est en bonne voie de renforcer sa position économique à l’échelle mondiale, grimpant de 14 places dans le classement des économies mondiales. Cette progression attendue intervient dans au moment où les débats sur la compétitivité des économies émergentes sont au centre de l’attention des investisseurs et des décideurs politiques.
Raffineries au Nigeria : la Chine appelée au secours
Dans un pays comme le Nigéria, l’un des principaux producteurs de pétrole du continent africain, les raffineries constituent un maillon essentiel de l’économie nationale. Elles permettent de transformer le pétrole brut en carburants et produits dérivés nécessaires aux ménages, aux transports et aux activités industrielles. Leur fonctionnement conditionne aussi la capacité du pays à limiter les importations de produits pétroliers, à stabiliser les prix sur le marché intérieur et à mieux valoriser ses propres ressources. Lorsque ces installations sont à l’arrêt ou fonctionnent en dessous de leurs capacités, c’est toute la chaîne énergétique qui se trouve fragilisée, malgré l’abondance de pétrole brut disponible.
Afrique : top 5 des pays les plus dépendants des importations
Les importations jouent un rôle central dans le fonctionnement des économies contemporaines. Elles permettent l’accès à des biens essentiels, à des équipements industriels et à des produits de consommation indispensables, tout en générant des recettes en devises pour les États à travers les droits de douane, les taxes et les services liés au commerce extérieur. Dans plusieurs pays, ces flux constituent une source appréciable de revenus budgétaires. Cette réalité ne fait toutefois pas disparaître les déséquilibres lorsque le poids des importations devient excessif au regard de la production nationale, exposant directement l’économie aux variations des prix mondiaux et aux perturbations extérieures.
Fortunes : Mark Zuckerberg dans le top 5 mondial grâce à une percée de Meta
En ce début d’année 2026, Mark Zuckerberg a connu une envolée spectaculaire de sa fortune. En effet, en quelques semaines, celui-ci a gagné pas moins de 19 milliards de dollars pour atteindre quasiment 246 milliards de valeur brutte. Résultat, le propriétaire de Meta est entré dans le Top 5 des plus grandes fortunes.
États‑Unis : la fortune d’Elon Musk bondit à près de 800 milliards de dollars selon Forbes
Alors que la richesse mondiale des ultra‑riches atteint des niveaux historiques, l’entrepreneur américano‑canadien Elon Musk a vu sa fortune personnelle augmenter de manière spectaculaire au début de 2026. Son patrimoine est désormais estimé à près de 800 milliards de dollars, un seuil inégalé. Cette progression fulgurante reflète non seulement l’engouement des investisseurs pour l’intelligence artificielle, mais aussi les dynamiques structurelles qui favorisent une concentration exceptionnelle de richesses à l’échelle mondiale.
Elon Musk franchit les 800 milliards de dollars, une première dans l’histoire
Depuis plusieurs années, Elon Musk domine régulièrement les classements des personnes les plus riches du monde, porté par la croissance spectaculaire de ses entreprises technologiques. Fondateur ou dirigeant de sociétés comme Tesla et SpaceX, il a concentré une part importante de sa richesse dans des activités qui ont transformé les secteurs de l’automobile électrique, de l’exploration spatiale et de l’intelligence artificielle. Cette dynamique patrimoniale se retrouve dans un nouveau jalon : une estimation de fortune personnelle qui dépasse désormais le seuil inédit de 800 milliards de dollars.
Dédollarisation : la Chine avance ses pions avec le yuan
La dédollarisation désigne le processus par lequel des États cherchent à réduire leur dépendance au dollar américain dans leurs échanges commerciaux, leurs réserves de change et leurs transactions financières internationales. Cette stratégie vise à limiter l’influence économique des États-Unis et à se prémunir contre les risques liés aux sanctions américaines ou aux fluctuations du billet vert. Depuis plusieurs années, des puissances comme la Russie, l’Iran ou les membres des BRICS multiplient les accords bilatéraux en devises locales pour contourner le système financier dominé par Washington.