La Cour suprême à l’honneur. La plus haute juridiction en matière administrative, judiciaire et des comptes de l’Etat a promis de se cour supremefaire voir et de se faire entendre à l’occasion de la célébration de son cinquantenaire. C’est contraire, pourtant, à ses habitudes. La vieille Dame a brillé, jusqu’ici, par un silence éloquent et une absence souveraine, lors même que tout le monde cherche à flamber de présence à la surface de l’actualité. On ne peut pas dire que les Béninois connaissent leur Cour suprême.
Opinion
Le Laïcat chrétien dans l’église catholique
Le texte ci-dessous est l’exposé de la conférence publique tenue par le professeur Antoine Détchénou, le 16 octobre dernier au Codiam, dans le cadre des rencontres périodiques de l’aumônerie des cadres et personnalités politiques de l’Eglise Catholique sous l’égide de l’aumônier Efoé Julien Pénukou.
Le seul consensus dégagé à la Conférence Nationale : l’abandon du régime du PRPB pour le Renouveau démocratique
La philosophie politique du Renouveau démocratique est archi-connue ; elle n’est d’ailleurs pas spécifique à nous : Etat de droit, démocratie pluraliste, droits et protection de la personne humaine.
Si l’Enfer existe, il est peut-être en Afrique
Le continent africain est l’un des continents les plus religieux, sinon le plus religieux de notre planète. Et pourtant, il est également celui qui ressemble le plus à notre représentation psychique de l’Enfer. Tout est éternellement chaotique et différent de ce qui ce fait ailleurs dans le monde. Epidémie du Sida due à nos irresponsabilités, corruption et guerre civile banalisées, espérance de vie critique.
Reformes fiscales contenues dans le projet de loi de finances gestion 2012 : l’enfer fiscal ou la mort du secteur prive formel au Bénin ?
Dans la loi des finances gestion 2012, le gouvernement béninois a prévu des reformes fiscales avec à la loupe la hausse de certaines taxes existantes et l’institution de nouvelles taxes. L’objectif visé est l’accroissement des ressources internes du pays.
Dis-moi comment on t’appelle
Wadjou, Kossamakan. Voilà deux prénoms yoruba. L’un et l’autre traduisent une certaine idée de progrès. Wadjou, littéralement, veut dire « devant ». Kossamakan renvoie à l’idée d’un accomplissement à force de constance, de régularité et de persévérance. Comme pour signifier que le succès se trouve au bout d’un engagement sans faille.
Pagaille, quand tu nous tiens!
La pagaille. Ce mot résonne bizarrement. Il vibre étrangement. Il renvoie à la grande confusion, au grand désordre qu’il signifie. La pagaille n’a donc rien d’élogieux, encore moins de sérieux. Partout où elle prend pied, elle gifle et griffe outrageusement la sérénité des lieux. Elle laisse tout derrière elle sens dessus dessous. La pagaille n’a rien de valorisant. Elle s’oppose à toute idée de progrès. Elle détruit toute idée de développement.
La liberté dans la vie de l’être humain
La liberté !voila un concept que l’on définit de diverses manières toujours avec un dénominateur commun et fondamental : absence de contrainte extérieure. Qu’il s’agisse de la philosophie, du droit, de la politique, des relations interpesonnelles, cet élément constitutif de la liberté ne fait jamais défaut. Après avoir abordé ce que l’on dit et pense du concept, il sera question de mettre en relief la place qui est véritablement la sienne dans la vie de tout être humain à des niveaux donnés.
A la découverte du Béninois
Préjugé ou abus de langage ? On dit que le Béninois est individualiste. Tout pour lui. Rien pour les autres. Et parce qu’il serait bouffi d’égoïsme, il n’aime s’associer à personne. Il préfère jouer en solo. C’est pourquoi, dit-on encore, quand le Béninois est près du but et qu’il est en passe de marquer le but, il pourrait, contre toute attente, botter en touche.
Le Bénin de tous les paradoxes
Serions- nous, au Bénin, la terre de tous les paradoxes ? On est bien tenté de le croire. Mais, avant toutes choses, qu’est-ce qu’un paradoxe ? C’est une chose qui heurte le bon sens. C’est une proposition qui est à la fois vraie et fausse. Comme on le voit, avec le paradoxe, nous voguons sur les eaux troubles de l’absurde. Bienvenue donc au club du non-sens et de la stupidité. Quelques exemples pour l’illustrer.