Pour les réalistes, l’UEMOA a déjà un pas dans la récession. A ce jour, à la considération de l’ensemble des paramètres (prolongement de la pandémique, crise socio-économique, forte baisse de la production industrielle et de l’activité commerciale, des recettes fiscales et douanières respectives des pays…), il est évident que la sous région ne peut faire exception d’une récession qui a déjà frappé les plus grandes puissances, considérées comme des Etats-Continents. Si l’UEMOA décide de suspende son pacte de convergence parce qu’impossible à maintenir par ses temps, c’est parce qu’il est loin d’être cet instrument à effet de levier qu’il devait être.
Opinion
Coronavirus en situation de gestion de crise : solidarité de peur ou solidarité citoyenne ?
La maxime toute romaine, de stratégie militaire nous enseigne : Si vis pacem para bellum, signifiant en Français, si tu veux la paix prépare la guerre. Et le Président de la République française n’a eu de cesse de marteler à ses concitoyens que son pays était en situation de guerre contre le coronavirus 19. Il partait ainsi au combat, par la force des choses, avec le lourd handicap matériel de l’insuffisance de ses troupes, en l’occurrence le matériel médical, mais avec l’atout inestimable de la valeur citoyenne qu’est la solidarité préexistante dans la société qu’il dirige et qui lui a permis, malgré tout, de mettre d’emblée son pays sur pieds de guerre contre ce fléau importun.
Je rêve pour notre monde d'une pandémie de sagesse, de justice et d'amour
L’humanité est en souffrance. Ne le voyez-vous pas ? La pandémie du coronavirus impose une dictature effroyable. L’horreur est indéfinissable et la désolation saisissante. Ne vous en rendez-vous pas compte ? Les morts se comptent par dizaines de milliers, sans hommage et sans sépulture pour beaucoup. Les fours crématoires sont sollicités au maximum de leurs potentialités. Vivre en ce temps de covid-19 appelle au respect strict et sans réserve des mesures prudentielles d’hygiène et de contact. Des célébrités du monde artistique sont annoncées mortes. Le monde politique international est ébranlé par la contamination et même par la mort de ses leaders.
Apivirine : le Bénin aurait pu et peut encore faire comme Madagascar!
Contexte : Le lundi 19 avril 2020, le Président de Madagascar, Andry Rajoelina annonce officiellement un remède de l’Institut malgache des recherches appliquées (IMRA) contre le Covid-19. L’OMS a émis des réserves tout en reconnaissant laconiquement les bienfaits des médicaments « traditionnels » – on ne sait d’ailleurs trop pourquoi une synthèse de molécules secondaires à partir de plantes par un Institut de recherche national serait ‘’traditionnelle’’ et pourquoi une différence sémantique entre ‘’médicament’’ quand c’est l’Occident et ‘’remède’’ lorsqu’il s’agit de l’Afrique – ?
Le Bénin de Talon et la notation de la dette souveraine
Le président et son fidèle ministre des finances parlent beaucoup des agences de notation ( Moodys, S&P, Fitch) et de la notation par ceux-ci des risques des pays et de la dette dite « souveraine ». L’enjeu est pour eux de pouvoir emprunter à des taux bas et flots continus sur les marchés, sans que l’on regarde leurs politiques… voire l’utilisation qui est faite des fonds levés. Ils se vantent de l’émission de 500 millions d’euros sur le marché des eurobonds 2019. Selon le journal Bloomberg, le BENIN avait dans les tiroirs une émission encore plus importante au cours du second trimestre de 2020, ce après avoir émis sur le marché local 780 milliards de francs CFA de bons et OAT sur le seul premier trimestre 2020.
CADHP : Pourquoi la réponse du ministre Orounla est disproportionnée, inapropriée et maladroite
La réponse du ministre porte-parole du gouvernement est disproportionnée, inappropriée et maladroite.
1) Réponse maladroite car ce n’est pas devant les caméras de la télévision qu’il faut s’adresser à la CADHP ou encore se référer au verdict de ladite Cour défavorable à l’État ivoirien de surseoir au mandat d’arrêt international contre Guillaume SORO, pour la simple raison qu’il ne peut se prévaloir de parler au nom d’un gouvernement étranger (Ne sutor ultra crepidam judicet).
Qui pour arrêter le régime Talon ?
Il y a-t-il donc quelqu’un sur la terre des humains pour arrêter le régime de Patrice Talon dans ses nombreux rapports incestueux qu’il n’a de cesse développer avec les institutions républicaines ? La question mérite d’être posée si nous continuons toujours d’être habités par notre désir de demeurer dans cette norme de démocratie prescrite par Antoine de Saint-Exupéry qui enseigne : Une démocratie doit être une fraternité. Sinon, c’est une imposture. Une exigence qui requiert le rejet de ces sempiternelles atteintes inacceptables de ce gouvernement qui s’est encore illustré une énième fois dans son refus à se conformer aux injonctions de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) de mettre à sursis la tenue du scrutin des communales et municipales du 17 mai prochain.
04 ans de Rupture : Les milliards de dettes improductives laissées à nos enfants sans emploi
Dans cette troisième et dernière partie, c’est la politique d’endettement qui est mise en exergue avec pour corollaire la pression fiscale sur les contribuables. Toute chose s’ajoutant à la chape de plomb tombée sur le pays en terme de lois liberticides et de mesures restrictives accentue le climat délétère qui règne dans le pays depuis avril 2016.
04 ans de Rupture : Des infrastructures de prestige au détriment des investissements sociaux
Dans cette deuxième partie notre analyste questionne les choix politiques du gouvernement de la rupture. Après trois ans de quasi silence en terme de réalisations le régime entame dans une sorte d’opacité son programme dit d’asphaltage des voies urbaines. Un programme exécuté tambours battants, au détriment des investissements sociaux en matière d’éducation et de santé.
La moisson de quatre ans de rupture : fruits amers et propagande sur fonds publics
Nous avons assisté au mois d’Avril à une offensive du pouvoir de Mr Talon au sujet du bilan du gouvernement, ce à un an de la fin de son mandat. Nous avons eu droit à des images sorties tout droit des agences de publicité, emballées sous le titre ronflant « le temps des moissons ». Comme si cela ne suffisait, la télévision Talon – car c’est ainsi qu’il faut appeler l’ORTB monopolisé aux fins de propagande gouvernementale- nous infligera le défilé des ministres, chacun se prêtant aux questions obligeantes des journalistes. Pour couronner le tout, c’est un panégyrique de Mr Talon qui nous est imposé à travers une heure de publi-interview avec le préposé à la communication du palais. Pour un gouvernement qui dit ne pas vouloir le culte de la personnalité, bravo.