Le Maroc est secoué depuis quelques jours par des manifestations principalement menées par le collectif GenZ212. Ces rassemblements, débutés le 27 septembre, réclament des réformes sociales et politiques, et ont été marqués par des affrontements avec les forces de l’ordre. Le 4 octobre, Abdelkader Bengrina, un proche du président Abdelmadjid Tebboune, a lancé un appel aux Marocains qui a suscité de vives réactions. La situation met en évidence les tensions autour des manifestations et les interventions extérieures perçues.
Maghreb
Algérie - UE : le dialogue reprend entre méfiance et diplomatie
À Bruxelles, des représentants de l’Algérie et de l’Union européenne ont tenté, jeudi, de relancer un dialogue politique en perte de vitesse. Réunis pour la deuxième session de la Commission parlementaire mixte, les élus ont vanté la solidité d’un partenariat qu’ils veulent préserver malgré les crispations. Les échanges, jugés “cordiaux” par les deux délégations, n’ont toutefois débouché sur aucun compromis concret. Les dossiers économiques les plus sensibles, notamment le différend commercial engagé par Bruxelles, ont été laissés de côté. L’enjeu reste de rétablir une confiance mise à mal depuis plusieurs mois.
Algérie : vers la fin de la dépendance en minerai de fer dès 2026
Le groupe public Sonarem prévoit de lancer deux installations de traitement de minerai de fer au cours de l’année 2026, une étape importante pour l’industrie métallurgique nationale. La première installation sera opérationnelle dès avril 2026, tandis que la seconde, développée en partenariat avec Tosyali, sera fonctionnelle au second semestre dans la zone industrielle de Bechar. Construite par le groupe chinois Sinosteel, cette unité pourra produire 2 millions de tonnes de concentré de fer par an. Le démarrage de la mine de Gara Djebilet est présenté comme un levier stratégique pour réduire la dépendance de l’Algérie aux importations. L’annonce a été faite le 4 octobre 2025, lors d’une conférence de presse par Belkacem Soltani, chargé de superviser ce projet majeur.
Maroc : comment les tarifs douaniers de Trump propulsent un géant américain vers le Royaume
Au début de 2025, Donald Trump, revenu à la Maison-Blanche, a rapidement remis sur la table son arme préférée en matière commerciale : les droits de douane. Fidèle à sa politique protectionniste, il a relevé fortement les taxes sur les importations jugées stratégiques. Parmi les pays visés, l’Inde a vu ses exportations de certains produits frappées d’une surtaxe de 50 %, une décision qui bouleverse les chaînes d’approvisionnement de plusieurs multinationales américaines. À l’inverse, le Maroc bénéficie d’un traitement beaucoup plus léger avec une taxe fixée à 10 %, ce qui change la donne pour les industriels en quête de solutions alternatives.
Gazoducs avec le Nigeria: le Maroc prend une avance sur l'Algérie
Depuis plusieurs années, deux itinéraires concurrents cherchent à relier les immenses réserves de gaz nigérian aux marchés européens. D’un côté, l’Algérie défend le tracé transsaharien, reliant le Nigeria au réseau algérien via le Niger, avec la promesse d’un accès direct aux infrastructures déjà en service vers la Méditerranée. De l’autre, le Maroc mise sur une voie atlantique longeant la côte ouest-africaine, traversant plus d’une dizaine de pays avant d’atteindre le royaume chérifien, où le gaz pourrait ensuite être exporté vers l’Espagne. Si le projet algérien reste au stade d’intentions fragiles, l’option marocaine vient de franchir un palier décisif : une société dédiée vient d’être créée pour piloter sa mise en œuvre rapporte The Guardian Nigéria.
Tunisie : un homme condamné à mort pour des posts Facebook critiques envers Kaïs Saïed
Le 1er octobre, Saber Chouchane, 51 ans, père de famille sans emploi stable, a été condamné à la peine de mort en Tunisie pour des statuts publiés sur Facebook critiquant le président de la République, Kaïs Saïed rapporte Reuters. Cette sentence ne pourra pas être appliquée en raison du moratoire sur la peine capitale en vigueur depuis 1991, mais elle suscite une forte attention.
Gaz au Maroc : la Turquie propose ses navires FSRU
La Turquie a officiellement confirmé des négociations avec le Maroc pour la mise à disposition d’unités flottantes de stockage et de regazéification de gaz naturel liquéfié. Cette proposition, révélée jeudi 2 octobre par le ministre turc de l’Énergie Alparslan Bayraktar lors d’un entretien télévisé, repose sur une logique de complémentarité saisonnière entre les deux pays. L’offre turque pourrait inclure non seulement la location des infrastructures FSRU, mais également la fourniture de GNL, répondant ainsi aux besoins énergétiques marocains durant la période estivale.
Liberté économique : 4 pays africain dont un du Maghreb dans le top 100 mondial
L’Institut Fraser a publié son rapport 2025 évaluant 165 pays et territoires sur leur degré de liberté économique. Quatre nations africaines figurent parmi les cent premières, dont une du Maghreb. Le Maroc se positionne à la 94ᵉ place avec un score de 6,38 sur 10. Maurice, les Seychelles et le Cap-Vert complètent cette liste, confirmant le rôle croissant de certaines économies africaines dans l’attractivité régionale. Le rapport repose sur cinq grands critères : rôle de l’État, droits de propriété, stabilité monétaire, ouverture commerciale et régulation.
Maroc : Une compagnie américaine mise sur l'expansion du trafic aérien
Le Maroc renforce ses liens avec les USA dans le transport aérien. Dans quelques jours, la ligne Marrakech – New York opérée par United Airlines passera de trois à quatre vols hebdomadaires, avec la possibilité d’un vol quotidien pendant les périodes de forte demande. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un partenariat signé en mars 2024 entre l’Office national marocain du tourisme (ONMT) et la compagnie américaine. L’enjeu clé est de doubler le trafic aéroportuaire marocain et d’attirer 26 millions de touristes d’ici 2030.
1 000 visas étudiants de plus pour l'Algérie : les 3 raisons qui choquent la France
La décision de l’ambassade de France en Algérie d’accorder 8 351 visas étudiants pour la rentrée 2025 provoque une tempête politique à Paris. Cette hausse de plus de 1 000 visas par rapport à l’année précédente intervient alors que les deux pays traversent leur pire crise diplomatique depuis des années. L’absence de coordination entre le ministère de l’Intérieur et le Quai d’Orsay révèle un dysfonctionnement gouvernemental majeur sur l’un des dossiers les plus sensibles de la politique française.