Pour Poutine, la Russie n'existera plus si elle n'est pas une puissance forte

Plus de vingt-cinq ans après son arrivée au pouvoir, Vladimir Poutine n’a pas varié d’un degré : le 28 juin 2026, devant le congrès du parti Russie unie, le président russe a martelé que « la Russie ne peut être qu’une puissance forte et indépendante, sinon elle n’existera plus » en référence aux tentatives d’affaiblir le pays. Une déclaration prononcée dans un cadre de pression militaire et diplomatique autour du conflit ukrainien.

Une nation forte, le credo inchangé de Poutine

Depuis son accession à la présidence en 2000, Poutine a multiplié les leviers pour placer la Russie au premier rang de l’échiquier mondial. Sur le plan institutionnel, Moscou a activement utilisé son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour bloquer les résolutions défavorables à ses intérêts, notamment sur la Syrie et l’Ukraine. En parallèle, le Kremlin a bâti des structures alternatives à l’ordre occidental : l’Union économique eurasiatique, lancée en 2015, regroupe aujourd’hui cinq États ex-soviétiques, tandis que la Russie, membre fondateur des BRICS depuis 2006 et présidente tournante du groupement en 2024, s’appuie sur ce bloc pour peser sur la gouvernance économique mondiale. C’est dans cette situation que les déclarations du 28 juin prennent tout leur sens : pour Poutine, la sécurité du territoire, l’unité nationale et le développement intérieur constituent les fondements d’une même ambition.

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Devant les députés du principal parti russe, le chef de l’État a décliné cette vision sur plusieurs registres. La sécurité du territoire d’abord : « Nous assurerons sans aucun doute la sécurité du pays et de nos citoyens, ainsi que l’inviolabilité des frontières dans une perspective historique à long terme », a-t-il déclaré. L’unité nationale ensuite : la Russie, selon lui, a toujours triomphé grâce à la cohésion de son peuple, et ceux qui cherchent à la saper échoueront. Enfin, le développement intérieur : démographie, préservation des valeurs traditionnelles et amélioration du niveau de vie figurent parmi les objectifs qu’il juge incontournables pour asseoir cette puissance dans la durée.

L’Occident désigné comme adversaire systémique

Le discours de Poutine a également confirmé le cadre interprétatif dans lequel Moscou analyse le conflit ukrainien. « Incapable d’infliger une défaite stratégique à la Russie », l’Occident aurait choisi de déstabiliser la situation politique intérieure — une stratégie qui, selon lui, échoue. Il a décrit l’Ukraine comme un « bélier » utilisé par les élites occidentales contre la Russie, « sans épargner le peuple ukrainien ».

Cette lecture traduit une posture : depuis le discours de Munich de 2007, où Poutine avait dénoncé publiquement l’unilatéralisme américain, le Kremlin positionne systématiquement la Russie comme un contrepoids à un ordre mondial qu’il juge illégitime. L’économie russe, sous sanctions depuis 2022, atteindrait selon lui « un nouveau niveau », avec la création de nouveaux emplois bien rémunérés.

Face à un Occident qu’il accuse de vouloir « éliminer la Russie en tant qu’acteur mondial », Poutine a conclu sans ambiguïté : une Russie faible n’est pas une option — c’est une disparition. Une équation existentielle qu’il défend et qu’il entend inscrire, selon ses propres termes, « dans une perspective historique à long terme ».

20 réflexions au sujet de “Pour Poutine, la Russie n'existera plus si elle n'est pas une puissance forte”

  1. La Russie est affaiblie avec sa guerre en Ukraine. La Russie n’est plus une puissance militaire, mais plutôt une puissance nucléaire.

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  2. Les forces armées russes se rapprochent de Kramatorsk et de Slaviansk : Bloomberg USA constate l’effondrement de la défense ukrainienne.

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    • « Source Bloomberg, pas (encore) reconnu comme agent du Kremlin » …
      … mai ça va venir, dès que tu dis que les ukrops reculent, tu es catalogué agent du SVR.

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  3. La Crimée a voté à 90% l’adhésion à la Russie.
    Zézésky bombarde la Crimée …

    Et tous ces pro-otaniens demeurés s’imaginent que les Criméens veut être présidés par ce nain de cocaïnomane attardé. C’est câblé comment dans leur tête ?

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    • C’est la version européenne de la démocratie. Bruxelles décide que la Crimée est ukrianienne et la population n’a plu qu’à voter en ce sens
      Sinon, on annule les élections, on les truque, on menace la population…

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  4. Poutine n’avait pas le choix, il devrait frapper !!!

    Ce que je lui reprocher, il ne frappe pas assez fort.

    Il faut frapper Kiev, pour leur ôter l’envie de se battre. La Russie en a les moyens.

    Si Poutine avait réduire en cendre,, tout ce qui est infrastructure à Kiev, il y a longtemps que cette guerre serait terminée.
    Une guerre est une guerre, je ne comprends ce jargon d’opération militaire spéciale.
    Il faut récupérer le Donbas pour assurer la paix dans cette partie. Mais il faut aussi infliger une leçon à Zélensky pour qu’il n’ose plus jamais attaquer la fédération de Russie. C’est sur ce point que je suis en désaccord avec Poutine.

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    • Mettez le Nigeria à la place de la Russie, lançant une opération militaire spéciale contre le Bénin pour venir en aide aux Yoruba des départements de l’Ouémé et des Plateaux soit disant persécutés. Diriez-vous la même chose ?

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    • Poutine est juriste. Pour intervenir en Ukraine, il a invoqué l’article 51 de la Charte des Nations unies, traitant de l’assistance mutuelle avec les « Républiques populaires » de Donetsk (RPD) et de Louhansk (RPL). Conformément à cet article l’intervention est appelée « opération militaire spéciale ».

      Juridiquement parlant, c’est un peu tiré par les cheveux mais ça tient. Il n’empêche que l’Occident collectif réfute la légalité de l’intervention.
      Maintenant Poutine n’allait pas continuer à laisser les Ukrainiens du Donbass se faire tirer dessus sous prétexte qu’ils parlent russe. Zelensky le savait, Biden le savait. Ils ont intensifié les frappes et Poutine est intervenu.
      C’EST DONC BIEN UNE AGRESSION PROVOQUEE.

      Quant à Zelensky, il se raconte que son immunité à été révoquée, qu’il est considéré par le Kremlin comme terroriste et que ses jours seraient désormais comptés

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    • « Il faut frapper Kiev, pour leur ôter l’envie de se battre. La Russie en a les moyens. »

      La décison de taper dur a été prise. La Russie confirme ses préparatifs pour des frappes de missiles massives possiblement sur l’Europe

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  5. Heureusement pour l’humanité que la Russie éternelle existe, et est forte sinon je n’imagine même pas ce que serait l’humanité avec les génocidaires

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    • Je suis désolé de te dire qu’à mon sens, les génocidaires n’en ont pas fini avec leurs giries. Ils préparent quelques crasses d’envergure complètement démentes.

      Un seul exemple : juste avant de démissionner Starmer a envoyé à Odessa un cargo bourré de « tonneaux jaunes et oranges » : du nucléaire et du bio-chimique. Les Russes ont tracé la cargaison jusqu’à Kiev et l’ont détruite avec des Iskander et des Zircon. Des mesures ont montré un pic de radio-activité à Kiev suite à cette frappe.

      Zelensky vient de décréter 40 jours « d’actions asymétriques » : soit des actions terroristes.

      Ca va être sale, très très sale, d’autant que Trump semble approuver … pour le moment

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  6. « L’Occident lorgne sur les ressources naturelles et les matières premières de la Russie depuis très longtemps. »

    Faux, c’est la Chine qui rêve de coloniser par sa population les « espaces vides » de l’est de la fédération. La Russie avait tout pour une collaboration fructueuse avec l’Occident. Malheureusement, Poutine s’est lancé dans une guerre stupide pour recréer l’ancienne Union Soviétique dont il n’a jamais digéré la dislocation. Il pensait faire chanter l’Europe (l’Allemagne surtout) avec son gaz. On se souvient encore de
    ces clips de propagande où les Européens crevaient de froid et bouffaient leurs animaux de compagnie. Mais ça a foiré complètement, la ficelle était trop grosse.

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    • « ’est la Chine qui rêve de coloniser par sa population »
      J’ai arrêté de lire là : la Chine n’a jamais rien colonisé et la Chine est en régression démographique catastrophique

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      • Les chinois sont plus fins que votre brute de Poutine. Ils viennent installer de petits commerces et petites industries puis progressivement s’incrustent sans un coup de canon. C’est déjà en oeuvre à l’EST de la Russie

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    • « La Russie avait tout pour une collaboration fructueuse avec l’Occident.  »
      J’ai quand même lu la seconde phrase : Poutine a proposé de’inmtégrer l’Ocicdent, Clinton s’est foutu de sa gueule

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    • « Poutine s’est lancé dans une guerre stupide pour recréer l’ancienne Union Soviétique dont il n’a jamais digéré la dislocation »

      Poutine a clairement dit « Si vous avez un coeur vous regrettez l’URSS, si vous avez un cerveau vous passez à autre chose »

      Poutien a les deux mais c’est son cerveau qui dirige la Russie

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  7. L’Occident lorgne sur les ressources naturelles et les matières premières de la Russie depuis très longtemps. Les businessmen US l’appellent la « baleine blanche ».

    Des vautours qui agissent au nom de « la paix dans le monde, la démocratie et les droits de l’homme ». Tu parles !
    Au moins, avec Trump, ces discours cauteleux ont disparu

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