L’Espagne a remporté la Coupe du monde 2026 face à l’Argentine (1-0 après prolongation), dimanche 19 juillet à New York, sur un but de Ferran Torres. Ce sacre, deux ans après le titre européen de 2024, bouleverse la hiérarchie établie avant le tournoi dans la course au Ballon d’or, dont la remise est prévue le 26 octobre à Londres. Sept joueurs se détachent désormais du lot, entre performances collectives et statistiques individuelles glanées sur la scène nord-américaine.
Yamal et Messi, les deux finalistes
Lamine Yamal termine champion du monde à 19 ans, devenant le premier footballeur à décrocher un titre européen puis mondial avant sa vingtième année. Sur le plan statistique, son bilan reste pourtant modeste : un seul but inscrit, contre l’Arabie saoudite en phase de groupes, et aucune passe décisive. L’ailier du FC Barcelone domine cependant un classement technique : sa moyenne de dribbles réussis, supérieure à celle de tous les autres joueurs du tournoi, ressort à 5,8 toutes les 90 minutes, d’après FotMob.
Lionel Messi, de son côté, repart battu de la finale. L’attaquant de l’Inter Miami termine la compétition avec huit buts et quatre passes décisives. C’est sa troisième présence en finale d’un Mondial, un total que seul le Brésilien Cafu avait atteint auparavant. Il consolide au passage son statut de meilleur buteur et meilleur passeur de l’histoire du Mondial toutes éditions confondues.
Mbappé et Olise, doubles records pour la France
Éliminée en demi-finale par l’Espagne (0-2), puis battue 6-4 par l’Angleterre lors de la petite finale, la France termine à la quatrième place. Ce résultat n’empêche pas deux Bleus de s’inviter dans le débat. Kylian Mbappé finit meilleur buteur du tournoi avec dix réalisations, portant son total en Coupe du monde à 22 buts sur trois éditions, un chiffre qui dépasse désormais celui de Messi.
À ses côtés, Michael Olise a livré la meilleure performance de passeur jamais enregistrée sur un seul Mondial : sept offrandes, un total qui efface la marque établie par le Brésilien Pelé en 1970, restée inégalée pendant plus d’un demi-siècle.
Dembélé freiné, Kane troisième avec l’Angleterre
Tenant du Ballon d’or, Ousmane Dembélé achève sa Coupe du monde avec six buts, dont un triplé inscrit face à la Norvège. Son élimination en demi-finale le place dans une liste restreinte : il devient le troisième vainqueur du trophée à sortir du tournoi suivant à ce stade de la compétition, après le Portugais Eusebio en 1966 et le Français Michel Platini en 1986.
Harry Kane referme sa campagne sur une troisième place, obtenue après la victoire contre la France. L’attaquant du Bayern Munich avait auparavant sauvé l’Angleterre en huitièmes de finale contre la RD Congo grâce à un doublé, avant de s’incliner en demi-finale contre l’Argentine. « Je suis dévasté car nous avons travaillé dur pour en arriver là », avait-il déclaré au micro de la BBC après cette défaite. La première étape officielle de la course au Ballon d’or interviendra fin août, avec la publication de la liste des trente joueurs nommés par France Football.

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