Le Mali se positionne comme un acteur clé dans l’industrie du lithium en Afrique, bénéficiant de vastes réserves encore peu exploitées. Déjà reconnu pour ses richesses aurifères, le pays attire d’importants investissements étrangers dans le secteur du lithium, essentiel pour la fabrication des batteries utilisées dans les véhicules électriques et le stockage d’énergie. Deux sites majeurs se distinguent : la mine de Goulamina, dont l’exploitation a débuté en décembre 2024 avec une capacité annuelle de 500 000 tonnes de spodumène, et la mine de Bougouni, développée par la société britannique Kodal Minerals en partenariat avec le groupe chinois Hainan Mining.
H. A.
Retrait de la CEDEAO : le budget dépensé par le Niger pour le 1ᵉʳ anniversaire
Le 28 janvier 2024, trois pays de l’Afrique de l’Ouest ont annoncé leur retrait officiel de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour fonder une nouvelle organisation régionale, la Confédération des États du Sahel (AES). Ce retrait a pour objectif de créer un espace de coopération autonome, centré sur des problématiques spécifiques telles que la sécurité et le développement. L’AES a rapidement pris des mesures pour structurer cette nouvelle organisation, en mettant l’accent sur la lutte contre le terrorisme et la déstabilisation causée par les groupes djihadistes, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger. La décision de quitter la CEDEAO a été accompagnée par des rassemblements populaires pour marquer ce changement, avec des activités organisées dans plusieurs localités.
Coton africain : vers une industrie de teinture locale renforcée
L’Afrique est un acteur majeur dans la production de coton, avec des pays comme le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Tchad, le Cameroun et le Nigéria figurant parmi les plus grands producteurs mondiaux. Cependant, la majorité de cette production est exportée sous forme de coton brut, appelé coton-graine, vers des continents comme l’Asie et l’Europe, où elle est ensuite transformée. Bien que l’exportation de coton brut soit une pratique courante, plusieurs pays africains, tels que l’Égypte, le Maroc, le Nigéria et la Côte d’Ivoire, ont commencé à développer des infrastructures pour la teinture et la transformation locale du coton. La teinture de coton, essentielle dans le processus de fabrication textile, confère au tissu ses couleurs et ses qualités esthétiques, tout en ajoutant de la valeur à la production locale.
Afrique : forte diminution de la production d’or de ce pays en 2024
Le secteur aurifère malien, pilier de l’économie nationale, a enregistré une chute significative de sa production en 2024. Après avoir atteint 66,5 tonnes en 2023, la production industrielle d’or est tombée à 51 tonnes, soit une baisse de 23 %. Le Mali, qui occupe la quatrième place parmi les producteurs africains d’or, derrière l’Afrique du Sud, le Ghana et le Soudan, doit faire face à une conjoncture difficile marquée par l’épuisement progressif de certaines mines et des tensions croissantes entre l’État et les compagnies minières. Parmi les principaux acteurs du secteur figurent Barrick Gold, B2Gold, AngloGold Ashanti et Resolute Mining, qui exploitent plusieurs sites, notamment Loulo-Gounkoto, Fekola, Morila et Syama.
Nigeria : la raffinerie de Dangote annonce une bonne nouvelle
Située dans la zone franche de Lekki, à Lagos, la raffinerie Dangote est un projet ambitieux visant à transformer l’industrie pétrolière nigériane. Inaugurée en mai 2023, elle s’étend sur 2 500 hectares et dispose d’une capacité de 650 000 barils par jour, en faisant la plus grande raffinerie d’Afrique et l’une des plus importantes au monde. Son approvisionnement est assuré par un réseau d’oléoducs sous-marins de 1 100 km. Avec un investissement dépassant 20 milliards de dollars, cette infrastructure ambitionne de réduire la dépendance du Nigeria aux importations de carburants raffinés et d’améliorer l’approvisionnement énergétique du pays. En raffinant localement l’essence, le diesel, le kérosène et le carburéacteur, elle pourrait non seulement stabiliser les prix du carburant, mais aussi renforcer la sécurité énergétique du pays.
Sénégal-Mali : un partenariat pour la lutte transfrontalière contre le terrorisme
Le Mali et le Sénégal font face à des défis sécuritaires communs liés au terrorisme et à l’extrémisme violent, bien que leurs contextes respectifs diffèrent. Le Mali, en particulier, est en proie à une insécurité persistante depuis la rébellion touarègue de 2012 et l’implantation de groupes jihadistes comme Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et l’État islamique au Grand Sahara (EIGS). Ces groupes ont exploité les faiblesses de l’État malien pour s’implanter, particulièrement dans le nord et le centre du pays, ce qui a entraîné une détérioration de la situation sécuritaire. Le Sénégal, bien que plus stable, fait face à une menace croissante de radicalisation, notamment à cause de sa proximité avec des zones instables comme le Mali. Il devient un point de transit pour les jihadistes se dirigeant vers la côte atlantique. Bien que les attaques soient rares, le risque d’infiltration de groupes extrémistes reste élevé.
Maghreb : vers une coopération énergétique durable avec le Niger
Le ministre nigérien du Pétrole, Sahabi Oumarou, a récemment entrepris une visite en Algérie dans le but de renforcer la coopération entre les deux pays dans le secteur énergétique. Lors de ce déplacement, plusieurs projets d’envergure ont été abordés, notamment le développement des infrastructures gazières et pétrolières. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des précédentes discussions visant à mettre en œuvre des initiatives communes, telles que l’exploration et la prospection des hydrocarbures. Le renforcement de la collaboration vise à augmenter les liens entre l’Algérie et le Niger, afin de favoriser l’autonomie énergétique de ce dernier tout en consolidant la position de l’Algérie en tant que leader régional dans le secteur.
CEDEAO et Inde : un partenariat économique en expansion
Vartika Rawat, chargée d’Affaires du Haut-commissariat de l’Inde au Nigeria et auprès de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a rencontré le président de la Commission de l’organisation, Dr Omar Alieu Touray, le 6 février 2025 à Abuja. Cette réunion a été l’occasion de discuter du renforcement des relations entre l’Inde et l’Afrique de l’Ouest, en mettant l’accent sur la coopération économique et commerciale, le développement des infrastructures et l’investissement. L’Inde, consciente du potentiel économique de la région, a multiplié ses engagements dans plusieurs secteurs clés tels que l’agriculture, la pharmacie, les technologies et l’industrie manufacturière. Cette dynamique s’accompagne d’un transfert de compétences et de technologies pour favoriser un développement durable et mutuellement bénéfique.
Afrique : le Niger veut un Sahel fort et indépendant
Le Niger a affirmé avec force sa vision d’un Sahel tourné vers la stabilité et le développement. Le ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, a allégué avoir relayé le message du président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) lors de la 79ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, insistant sur la souveraineté du pays et la nécessité pour les nations sahéliennes de prendre en main leur destin. Il a rappelé que le Niger, confronté à d’importants défis sécuritaires et économiques, ne comptait que sur ses propres forces pour assurer son avenir. Loin d’être une région vouée à l’instabilité, le Sahel doit devenir une zone de prospérité où les populations bénéficient pleinement des ressources et des opportunités économiques disponibles.
Retrait français du Sénégal : 162 licenciements prévus au 1ᵉʳ juillet
La France prévoit de retirer ses forces militaires du Sénégal d’ici au 1ᵉʳ juillet 2025, en application de la volonté exprimée par le gouvernement sénégalais de mettre fin à toute présence militaire étrangère sur son territoire. Cette décision entraîne le licenciement de 162 employés locaux sous contrat à durée indéterminée, dont 12 délégués du personnel. Dans un courrier adressé à l’inspecteur régional du travail, les autorités françaises invoquent un cas de force majeure et sollicitent l’accompagnement des institutions locales pour faciliter les procédures nécessaires. Cette mesure suscite de vives inquiétudes chez les employés concernés, qui se retrouvent menacés de précarité sans garantie d’un dispositif de soutien à la reconversion.