Dans la majorité des pays arabes, la consommation d’alcool est bien plus qu’un simple sujet de législation : elle touche à l’identité religieuse, aux mœurs sociales et à la perception de l’ordre public. Dans ces sociétés majoritairement musulmanes, l’interdiction de l’alcool découle directement de la loi islamique, et toute dérogation est souvent considérée comme une concession symboliquement lourde. Là où certains États du Golfe comme les Émirats arabes unis ont desserré l’étau pour répondre à une clientèle internationale, d’autres, comme l’Arabie saoudite, ont toujours campé sur une position stricte. La moindre rumeur de libéralisation provoque aussitôt une onde de choc. C’est précisément ce qui vient de se produire.
Gildas Amoussou
Maghreb : 600 millions $ pour développer un millier de start-ups
Dans une époque où la croissance économique passe de plus en plus par l’intelligence collective, les start-ups deviennent des catalyseurs essentiels du développement. Ces jeunes entreprises, souvent nées d’idées audacieuses et portées par une génération connectée, permettent d’injecter de la souplesse et de l’innovation dans des économies parfois rigides. En plus de proposer des solutions locales à des problèmes complexes, elles créent de nouveaux métiers, attirent les talents et dynamisent des secteurs entiers. Dans le Maghreb, où les défis structurels côtoient une jeunesse pleine de promesses, investir dans les start-ups revient à miser sur l’avenir. L’Algérie, à travers un plan inédit de financement, semble avoir compris l’enjeu.
Maghreb : un leader planche sur le développement durable de l’Afrique
L’Afrique a enregistré des transformations significatives ces dernières décennies. Des pôles urbains modernes ont émergé, les infrastructures routières et numériques se sont densifiées, et plusieurs économies ont franchi des caps de croissance soutenue. Malgré ces avancées, de profondes fragilités structurelles demeurent : une forte dépendance à l’exportation de matières premières, des échanges intra-continentaux limités, une gouvernance économique encore instable, et une vulnérabilité chronique aux fluctuations extérieures.
Armements : 2 pays de l'AES dévoilent des véhicules militaires 100 % locaux
Au cœur d’un Sahel en proie à une instabilité persistante, le Niger et le Burkina Faso s’illustrent désormais par leur volonté de produire leurs propres moyens de défense. Une démarche audacieuse qui dépasse la simple stratégie militaire : elle traduit une ambition politique d’indépendance et une réorganisation de la réponse sécuritaire face à la menace armée. Lors de récentes démonstrations publiques, les deux pays ont révélé des véhicules militaires conçus et assemblés par leurs propres ingénieurs, dans une dynamique collective portée par l’Alliance des États du Sahel (AES).
La Chine frappée par les USA, un géant chinois en difficulté ?
Lorsque le premier vol du Comac C919 a eu lieu en 2017, le monde a assisté avec étonnement à l’entrée fracassante de la Chine dans l’arène de l’aéronautique civile, jusque-là dominée par Boeing et Airbus. Le développement de cet avion, piloté par l’entreprise d’État Commercial Aircraft Corporation of China (Comac), marquait un tournant stratégique : la volonté affichée de Pékin de construire un appareil de classe mondiale, destiné à rivaliser avec les géants occidentaux. Ce projet, financé massivement et promu comme un symbole de souveraineté technologique, montrait une Chine désireuse de briser sa dépendance aux technologies étrangères.
GNL au Maghreb : ce pays premier producteur en Afrique
Depuis des décennies, l’Algérie occupe une place centrale dans le commerce mondial des hydrocarbures. Dotée de vastes réserves naturelles et d’un réseau d’exportation bien établi, notamment vers l’Europe, le pays a construit sa réputation sur la fiabilité de ses livraisons et l’importance de sa production de gaz naturel. À une époque où les flux énergétiques sont de plus en plus fragmentés, l’Algérie reste un acteur incontournable, capable de répondre aux besoins croissants d’approvisionnement tout en adaptant ses stratégies aux mutations du marché mondial.
Rivalités au Maghreb : un leader européen fait son choix
Le différend autour du Sahara occidental continue de polariser les relations entre le Maroc et l’Algérie. Rabat défend un projet d’autonomie qui placerait ce territoire sous sa souveraineté, tandis qu’Alger soutient fermement le Front Polisario, qui revendique l’organisation d’un référendum d’indépendance pour la population locale. Ce conflit, qui nourrit des tensions profondes, freine toute coopération régionale. Si la France a jusque-là manifesté une préférence prudente pour la position marocaine, elle a veillé à ménager ses liens avec l’Algérie. Mais le Royaume-Uni a récemment tranché de manière plus explicite.
Mines en France : l’espoir d’une grande découverte ?
Pendant des décennies, la France a tiré l’essentiel de ses ressources minières de l’étranger, s’appuyant notamment sur les gisements de ses anciens territoires africains pour alimenter son industrie. L’or du Mali, le bauxite de Guinée, l’uranium du Niger : autant de richesses qui ont longtemps alimenté les besoins hexagonaux sans qu’il soit nécessaire d’explorer plus activement les sous-sols nationaux. Mais les équilibres mondiaux changent. La course aux métaux stratégiques s’intensifie, les chaînes d’approvisionnement s’érodent, et l’indépendance en matières premières devient un enjeu crucial. Alors, la France se tourne à nouveau vers ses propres terres, en quête de trésors oubliés. Et c’est en Bretagne, loin des grandes zones minières traditionnelles, qu’un frisson d’espoir traverse aujourd’hui les esprits.
Immolation au Maghreb : un drame évité de justesse
En 2011, le monde arabe basculait après le geste désespéré de Mohamed Bouazizi, jeune vendeur ambulant tunisien qui, humilié et harcelé par la police, s’était immolé devant le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid. Ce geste, fruit d’un profond désespoir face à un système jugé sourd et injuste, avait embrasé les rues tunisiennes avant de faire tache d’huile jusqu’en Égypte, en Libye, en Syrie et au Yémen. Plus qu’un acte individuel, son geste avait cristallisé un malaise généralisé et déclenché une série de soulèvements sans précédent dans la région. Ce 1er juin à Alger, ce spectre s’est presque réveillé. Un homme a tenté de s’immoler par le feu devant le ministère de la Justice, dans une mise en scène consciente, déterminée, mais qui, grâce à une intervention rapide, n’a pas viré au drame.
Maghreb : des tensions au sein des renseignements de ce pays ?
Au fil des décennies, l’Algérie a bâti sa stabilité sur un socle rigide : un appareil militaire omniprésent et un système de renseignement tentaculaire. Après la guerre civile des années 1990, durant laquelle le pays a frôlé l’effondrement, ce sont les forces de sécurité, épaulées par l’armée, qui ont repris la main pour restaurer l’ordre et contenir les menaces internes. Cette emprise, justifiée par l’urgence de la pacification, a peu à peu structuré une gouvernance dominée par les services, avec en toile de fond une méfiance généralisée et des logiques d’auto-surveillance au sommet de l’État. Mais ce modèle, longtemps considéré comme solide, montre aujourd’hui des signes d’essoufflement.