Les cloches de Noël vont bientôt tinter pour célébrer la venue de l’enfant Jésus que la communauté des humains attend avec beaucoup de ferveur. Notamment, les tout petits. Avec certitude, eux au moins, devraient être dans la fièvre de recevoir le gentil homme barbu (Papa Noël), au couvre-chef et aux mains pleines de cadeaux, celui qui vient annuellement leur distribuer des gâteries.
Vincent FOLY
Droit dans le mur de l’illégalité flagrante
Tribunal d’exception cherchant à affirmer sa légalité sur le dos de la loi, la procédure de comparution des journalistes en «auditions publiques» devant les conseillers de la Haac est une initiative parfaitement illégale. Des arguments de droit qui résistent aux assauts liberticides ne manquent pas pour soutenir ce point de vue. On notera à l’arrivée que la mandature de la Haac initiatrice de l’opération et les actuels conseillers de l’institution qui l’ont ressuscitée tendent à faire reculer le pays sur le terrain du respect de la personne humaine et de la Constitution ou du droit tout court.
En finir avec le conseil de l’Entente !
«Le Conseil de l’Entente», vous connaissez? A cette question banale, on peut être sûr qu’il n’y aura pas beaucoup de gens de la génération des vingt à trente ans pour répondre par l’affirmative. Tellement «la vieille dame» s’est assoupie jusqu’à l’oubli de sa propre existence! «Tiens! Ce machin existe-il toujours?» Si on poursuit le sondage pour demander combien de pays il regroupe et à quoi il sert, très peu de sondés peuvent donner une réponse satisfaisante. Pourtant, ce regroupement d’Etats dont les présidents se sont réunis pour une dizaine d’heures, y compris le temps de route, celui de la cérémonie d’ouverture et de clôture des travaux, a déjà 52 ans d’existence.
Le Benin est de retour !
Ils sont cinq dont une femme sur les dix candidats présentés par le Bénin au dernier concours d’agrégation de droit, de sciences économiques et de gestion organisé par le Cames à Abidjan. Tous jeunes, moyenne d’âge 39 ans. Tous ou presque, nés dans les années 70 et entrés à l’université au début des années 90.
Retombée heureuse
A un universitaire, ami de la rédaction de votre quotidien, j’indiquais que la venue, une fois de plus, du Pape au Bénin était signe de bénédiction. A cet universitaire, enseignant de droit et catholique fervent de surcroit, qui ne semblait pas l’admettre, je réitère par écrit, noir sur blanc, mes mots prémonitoires d’espérance.
Le calvaire des clients de la Sbee
Quand on a vu, aux guichets de la Sbee (Société béninoise d’énergie électrique), agence centrale de Ganhi à Cotonou, ce que tout le monde voit avec plus d’acuité le weekend, on peut difficilement prendre le parti des travailleurs qui s’élèvent contre la suspension décrétée d’autorité, par le président de la République, des primes et indemnités dans les entreprises et offices de l’Etat. Et on a envie de souhaiter que très rapidement, l’entreprise soit privatisée pour que respect et considération dus soient accordés au client-consommateur.
L’insoutenable manque de tolérance!
Si on s’en tient aux nouvelles ébruitées mardi dernier, du Nigeria, la porte d’à côté, on se surprend à retenir et de s’étonner à noter que le comité des chefs d’État de la Cedeao a proposé, suivant des critères prédéfinis, le Bénin à la présidence de sa Commission et que le Burkina Faso, qui ne rentre pas dans ce dispositif légal, s’y opposer. Cette intolérance exprimée du Burkina Faso, il y a 72 heures au sommet d’Abuja, à l’égard de son voisin, se justifie seulement quant au principe selon lequel «les États n’ont que des intérêts. Pas d’amis».
Le ministre Kérékou avait eu raison d’Aplogan
La décision du Tribunal arbitral du Sport (TAS) tant attendue de tous les acteurs intéressés ou non par la crise d’agonie qui secoue la Fédération béninoise de Football (FBF), depuis décembre 2010, avec pour impact la suspension de toutes les activités footballistiques, a été finalement rendue. Les positions antagonistes devraient donc pouvoir se cristalliser autour du droit qui a été ainsi dit.
La drôle de négociation
De longs mois, semaines ou jours durant, le gouvernement béninois, par ses officiels interposés et les travailleurs de l’administration publique, par le biais de leurs représentants dument mandatés, se sont mis autour d’une table. A se regarder, non en chiens de faïence, mais droit dans les yeux, à discuter.
Fin de mission pour le Proconsul de France
Les images du dîner d’adieu offert par Boni Yayi à l’ambassadeur de France en fin de mission largement diffusées par la télévision nationale de service public (l’Ortb) sont parlantes. Nassirou Arifari Bako, le nouveau chef de notre diplomatie qui n’arrive pas encore à rentrer dans le rôle qu’avait magistralement campé Jean-Marie Ehouzou, son prédécesseur, était perdu dans la salle du banquet tout comme le Premier ministre en bras de chemise, style Mandela, pendant que l’ambassadeur et son épouse trônaient à la table d’honneur du chef de l’Etat.