La crise du monde syndical des trois ordres d’enseignement du Bénin, on peut l’affirmer d’autorité, n’épargne personne. A moins de ne pas être un national du pays. Car, si pour certains, leurs mômes sont au frais et à l’abri des remous sociaux que vit l’école publique -pour les avoir inscrits dans des académies internationales sur place ou à l’étranger- il est évident que pour tous, il y a de la famille, à côté, qui se plaint du blocage de la situation des enfants.
Vincent FOLY
En finir avec les grèves à répétition!
On ne compte plus le nombre de rencontres formelles et informelles, le nombre de débats télévisés, le nombre de marches et sit-in organisés, ici et là, ces trois derniers mois pour résoudre la crise qui secoue l’école publique au Bénin. Avec à chaque fois les mêmes acteurs et quelques autres, les syndicalistes d’un côté, les ministres responsables des ordres d’enseignement en plus du Premier ministre, coordonnateur en chef de toutes les négociations. Sans compter les multiples rencontres initiées par le chef de l’Etat, lui-même, au palais de la présidence avec tel ou tel acteur, à l’exclusion d’autres.
Les enseignants ne sont pas «des douaniers»
Boni Yayi ne finira pas de nous étonner. Alors que tous les ministres, à l’exception de quelques uns sont en tournée d’explication dans ce qu’il est convenu d’appeler «le Bénin profond» pour «faire comprendre aux populations que les enseignants ont tort de poursuivre la grève», voilà que le président de la République, lui-même, son excellence le Docteur Thomas Boni Yayi en visite à Gogounou, (extrême nord du pays) déclare sur un ton traînant et un rien langoureux de prédicateur qu’il affectionne être tant: «les enseignants, je vous aime!».
Lot de consolation pour J.-M Ehouzou
On l’attendait à Abuja, au poste très envié de président de la Commission de la Cedeao, mais c’est à Genève qu’il a été «parachuté», pour ainsi dire, comme… représentant de l’Union Africaine. Jean-Marie Ehouzou, car c’est de lui qu’il s’agit, «servira de courroie de transmission (sic) entre l’Ua et les organisations du système des Nations Unies», selon un confrère, citant des sources diplomatiques. Le même journal précise que le poste de Genève est le plus important, dans le monde, après celui de New York. Et notre confrère d’applaudir, comme l’ensemble des canards qui ont relayé l’information pour s’extasier benoitement de la «grosse promotion» ainsi offerte à notre compatriote.
La Conférence Nationale… :22ans déjà !
19 au 28 février 1990-19 au 28 février2012 :22ans déjà que la fameuse Conférence dite des forces vives de la Nation a ouvert et clôturé ses travaux qui ont sonné le glas du régime honni du Prpb.Son président ,le truculent Prélat Isidore de Souza et quelques uns des membres du bureau ayant conduit les assises ne sont plus de ce monde. Il en est de même de certains de ces illustres participants comme les anciens présidents Justin Tomètin Ahomadégbé et Hubert Coutoucou Maga, le colonel putschiste Maurice Kouandété, l’ancien membre du Hcr puis président de la toute première Haac René Dossa, l’éminente avocate Grâce Adamon d’Ameida.
Erreurs de calculs
Les lampions se sont éteints sur le sommet de l’Union africaine (UA) à Cotonou, le premier de la vie politique béninoise, depuis les indépendances africaines proclamées de 1960. Au-delà des discussions engagées au cours de la rencontre organisée par Boni Yayi, sur son initiative personnelle, en sa qualité de nouveau président en exercice de l’Union, on retiendra que ceux des chefs d’Etat invités et venus dans la capitale économique béninoise, l’ont été dans l’informel. Statutairement, l’instance africaine ne prévoit pas ce type de cadre de concertation.
La conspiration du silence
Des sources avaient indiqué que Boni Yayi, le chef de l’État du Bénin, est préoccupé et embarrassé, depuis la mi-décembre 2011 où, un rapport lui a été transmis, au nom de son pays, par l’ambassadeur américain à Cotonou. Quatre semaines après, l’opinion la plus large aura eu la puce à l’oreille grâce à «La Nouvelle Tribune».
Quand les us et coutumes font et défont le développement
Avec la récente crise ayant opposé les syndicats nigérians au gouvernement de leur pays, la perturbation dans la chaine de production et de distribution du carburant vers les voisins de la sous-région aura eu un impact retentissant qui aggrave la flambée des prix. À la pompe comme le long des rues et trottoirs de nos villes et, surtout dans l’informel, le prix du carburant est devenu insupportable pour les consommateurs, notamment les gagne-petit.
Une présidence pour ratisser large
Notre pays et son président viennent d’être portés à la tête de l’Union Africaine dans un climat de vive tension entretenue autour de la succession de Jean Ping au poste de président de la Commission de l’Union Africaine. Une grande première depuis l’indépendance du Dahomey-Bénin en 1960, qu’il convient de saluer à juste titre. La présidence de l’Union Africaine, ce n’est pas rien, loin s’en faut! C’est d’abord et avant tout une place d’honneur parmi les grands pays de l’Afrique et même du monde…
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