La filière soja, fleuron de l’ambition agricole et industrielle du Bénin, est au cœur d’une nouvelle controverse. Le parti d’opposition Les Démocrates a récemment interpellé le gouvernement du président Patrice Talon, exigeant des explications claires sur la destination et la valorisation du soja produit sur le territoire national. Le Bénin a fait du soja un pilier de sa production agricole, avec une augmentation significative de la production ces dernières années. Les chiffres officiels montrent une progression de 156 900 tonnes en 2017 à 253 953 tonnes en 2021, et même 400 000 tonnes pour la campagne 2022-2023. Cette croissance est censée alimenter une industrie de transformation locale, créatrice de richesse et d’emplois. Le gouvernement a d’ailleurs mis en place des mesures fortes, comme l’interdiction de l’exportation du soja brut par voie terrestre, et des restrictions générales sur l’exportation du soja et du cajou à l’état brut à partir d’avril 2024, afin de favoriser la transformation sur place. L’objectif affiché est clair : créer une chaîne de valeur ajoutée, fournir des semences aux producteurs, les accompagner et racheter leurs récoltes pour une transformation locale, générant ainsi de l’emploi et de la richesse pour le pays. Le gouvernement a également fixé des prix officiels d’achat du soja aux producteurs pour la campagne de commercialisation, et l’exportation du soja grain est désormais libre par voie maritime, mais assujettie à une taxe douanière. Seulement, selon des propos tenus par le 2ème vice-président du parti d’opposition Les Démocrates, Nouréni Atchadé et le député de la 8ème circonscription électorale Habibou Woroukoubou, le soja produit au Bénin serait autorisé à l’exportation par deux agréments délivrés par l’Etat béninois. Le soja ne serait donc pas seulement transformé au Bénin.
BENIN
Toute l’actualité politique au Bénin décryptée par LNT. Ne ratez pas l’essentiel de l’information béninoise
CRIET : Steve Amoussou condamné, la défense annonce un possible appel
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict dans l’affaire impliquant Steve Amoussou, plus connu sous le pseudonyme de « Frère Hounvi ». Le prévenu a été condamné, lundi 2 juin 2025, à deux ans de prison ferme et un million de francs CFA d’amende.
Bénin : nouvelles opérations policières à Djougou et Ouèssè (stupéfiants)
La lutte contre la commercialisation du chanvre indien se poursuit sur le territoire béninois. Le week-end dernier, plusieurs opérations menées par la Police républicaine ont abouti à des interpellations et à des saisies de produits illicites. À Djougou, une équipe conjointe des commissariats du 3ᵉ et du 1ᵉʳ arrondissement a mené une descente dans le quartier Batoulou.
Bénin : Un ex-fonctionnaire de la présidence risque gros devant la Criet
Un ancien responsable financier de la présidence béninoise fait face à de lourdes accusations dans une affaire de mauvaise gestion présumée de marchés publics. Devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le ministère public a requis sept ans de prison ferme à son encontre.
Route des Pêches au Bénin : la Commission réfute les accusations de non-dédommagement
Une nouvelle controverse secoue le processus de libération foncière dans la zone de Adounko-Togbin Daho, sur l’axe stratégique de la route des Pêches. En cause, un document largement relayé sur les réseaux sociaux, signé de Maître Sadikou Ayo Alao, qui affirme que ni le collectif des propriétaires de parcelles concernées ni ses membres n’auraient reçu d’indemnisation après leur expropriation pour cause d’utilité publique.
Trafic de faux médicaments : un poison qui résiste à la répression
Vendredi 30 mai 2025, une nouvelle descente policière a mis au jour l’ampleur persistante du trafic de médicaments contrefaits dans le plus grand marché du Bénin. Environ une tonne de produits pharmaceutiques illicites ont été saisis lors d’une opération conjointe menée par deux unités de la Police républicaine dans 11 boutiques suspectes, en plein cœur du 6ᵉ arrondissement de Cotonou.
Candidature de Daniel Edah à la présidentielle de 2026 au Bénin : Des incohérences à régler
(et des obstacles à surmonter) Le compte à rebours pour la présidentielle de 2026 au Bénin est officiellement lancé. Alors que le paysage politique se dessine progressivement, une première déclaration de candidature vient d’agiter les sphères : celle de Daniel Edah. Fonctionnaire international, consultant en partenariat, président de l’organisation « Il fera beau », et surtout membre du Cadre de concertation des partis politiques de l’opposition, Daniel Edah a annoncé, le jeudi 29 mai 2025, sa volonté de briguer la magistrature suprême, se positionnant comme porteur d’une vision pour le Bénin.Dans une vidéo postée sur sa page Facebook, Daniel Edah a exposé sa vision : « Je suis candidat avec une vision, celle d’un Bénin économiquement prospère et socialement stable dans une Afrique bien intégrée et en plein essor ». Une déclaration qui, si elle est saluée par certains, soulève néanmoins de nombreuses interrogations et met en lumière les réalités complexes du processus électoral béninois, notamment la question épineuse du parrainage.
Proposition sexuelle et prostitution en ligne : La face cachée des réseaux sociaux
Derrière les selfies et les publications quotidiennes sur les réseaux sociaux se dissimule un monde parallèle. Les applications de rencontres et les réseaux sociaux sont devenus les nouveaux terrains de la prostitution 2.0. Pour comprendre cette réalité cachée, plusieurs utilisateurs de ces plateformes ont accepté de témoigner avec des noms d’emprunt.
Lutte contre les médicaments contrefaits au Bénin : Une tonne environ saisie
Le commissariat spécial de Dantokpa, en collaboration avec le commissariat du 6ᵉ arrondissement de Cotonou, a mené une opération de lutte contre la commercialisation des produits pharmaceutiques contrefaits. Cette action a permis de saisir, au marché Dantokpa, environ une tonne de médicaments contrefaits le vendredi 30 mai 2025.
Crise Bénin-Niger : Cotonou prône l'apaisement malgré les accusations de Niamey
La tension diplomatique persiste entre le Bénin et le Niger, et les récentes déclarations du président nigérien, le Général Abdourahamane Tiani, n’ont fait qu’attiser les flammes. En réponse à ces accusations, le ministre béninois des Affaires étrangères, Olushegun Bakari, a réagi ce dimanche 1er juin 2025, dans un entretien accordé à plusieurs médias locaux, plaidant pour la coopération et l’apaisement.