La dynamique entre le Golfe et l’Afrique subsaharienne redessine la carte des influences économiques sur le continent. Après vingt ans de présence dominante chinoise et occidentale, les nations arabes intensifient leurs partenariats africains. Cette orientation, menée par les monarchies du Golfe, illustre leur ambition de diversification économique et leur quête d’influence géopolitique. Si la Chine a concentré ses ressources dans les infrastructures et l’exploitation des richesses naturelles, les pays occidentaux conservent leur ancrage historique via l’aide au développement et les investissements privés. Les États du Golfe développent quant à eux une stratégie mixte, mêlant capitaux publics et collaborations commerciales.
Economie
Afrique : un pipeline d'ampleur va bientôt alimenter cette région
L’intégration économique africaine connaît une progression remarquable depuis plusieurs années. Les échanges commerciaux entre pays du continent se multiplient, portés par des initiatives comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Les États africains développent également leurs infrastructures communes : corridors routiers transfrontaliers, chemins de fer modernisés et réseaux électriques interconnectés transforment progressivement le paysage économique du continent.
Afrique du Nord : le chinois BAIC va installer une usine automobile
L’Égypte confirme ses ambitions pour devenir un acteur clé de l’industrie automobile en Afrique, aux côtés de pays comme le Maroc et l’Afrique du Sud. Pour y arriver, Le Caire met les petits plats dans les grands pour attirer de nouveaux investisseurs internationaux dans le secteur des véhicules électriques. Dernier projet en date : le partenariat stratégique signé entre le constructeur automobile chinois Beijing Automobile International Corporation (BAIC) et l’entreprise égyptienne Alkan Auto. Cet accord prévoit la construction d’une usine de voitures électriques de grande envergure, destinée à stimuler la production automobile égyptienne, à la fois pour le marché national et pour l’exportation.
Maghreb: la stratégie de la Chine pour doubler l'Europe
En 2017, le Maroc confirmait sa volonté de rejoindre le projet chinois des nouvelles routes de la soie. Depuis, la Chine a confirmé sa volonté de resserrer les liens avec cet État du Maghreb, soignant ainsi ses relations politiques, diplomatiques et donc, économiques… Car le Maroc est aussi vu comme une porte d’entrée vers le marché européen. Une opportunité indéniable pour Pékin.
Pétrole et gaz au Maghreb : ce géant italien veut passer à la vitesse supérieure
La Libye met en œuvre actuellement une stratégie de relance pour maximiser le potentiel de ses réserves énergétiques. Malgré les défis politiques et économiques, le pays attire toujours des investisseurs de premier plan, à l’image de la compagnie italienne Eni, qui a récemment confirmé la reprise de ses activités de forage dans le bassin de Ghadamès, une zone réputée pour sa richesse en hydrocarbures.
Maghreb: une alliance stratégique pour le Ramadhan dans l'aviculture
Une convention cadre majeure visant à garantir la disponibilité des viandes blanches sur le marché national a été signée lundi sous l’égide du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Youcef Cherfa. Cette initiative stratégique réunit trois acteurs clés du secteur : le Groupe des industries agroalimentaires et logistiques (Agrolog), la Fédération nationale des aviculteurs (FNAV) et la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA).
Maghreb : un leader sidérurgique s'impose sur le marché international
Le complexe sidérurgique Algerian Qatari Steel (AQS) affiche des ambitions à la hauteur de ses performances. L’entreprise projette d’exporter 800.000 tonnes de produits d’ici fin 2024, générant une valeur estimée à 480 millions de dollars, selon les déclarations de Sofiane Chaib Setti, Directeur général-adjoint. Cette projection représente une progression de 100.000 tonnes par rapport aux résultats de l’année précédente.
Europe: nouvelle représailles de la Chine, à quoi s'attendre
Entre la Chine et l’Union européenne, rien ne va pas. En effet, les tensions économiques sont réelles et récemment, Pékin a annoncé son intention de ne pas se laisser faire, en invitant ses constructeurs automobiles de réduire le plus possible leurs investissements dans le Vieux Continent.
Maghreb: la France décroche de nombreux accords
Le rapprochement franco-marocain prend une nouvelle dimension avec la signature de vingt-deux accords majeurs, scellant une alliance stratégique entre Paris et Rabat. Cette série d’accords intervient après la décision française de soutenir la position du Maroc sur la question du Sahara occidental, considérant le plan d’autonomie marocain comme la base sérieuse et crédible pour résoudre ce différend territorial. Cette évolution diplomatique a ouvert la voie à un renforcement sans précédent des liens économiques et industriels entre les deux pays.
Maghreb : ce pays mal noté dans un classement mondial sur le chômage
Le chômage en Afrique atteint de nouveaux sommets, et la Tunisie, au cœur du Maghreb, se retrouve en première ligne d’une crise sociale profonde. Le rapport « World Social Report 2024″ des Nations unies, publié par le département des affaires économiques et sociales du secrétariat de l’ONU, dévoile une augmentation alarmante du taux de chômage dans plusieurs pays africains, avec une attention particulière sur le cas tunisien. Ce pays de la rive sud de la Méditerranée subit une hausse de 2,3 points de son taux de chômage entre 2018 et 2023, un signal fort de la vulnérabilité de son économie face aux turbulences internationales.