Le Bénin est un Etat organisé. L’une de ses missions, c’est de protéger les citoyens. Pour la pleine jouissance de leurs droits. Pour leur épanouissement humain intégral. Beaucoup de Béninois en sont si convaincus qu’ils réclament tout à l’Etat.Ils attendent tout de l’Etat. Aussi s’abandonnent-ils dans les bras de l’Etat comme le ferait un bébé dans les bras de sa maman.
Opinion
2ème gouvernement de Patrice Talon : Circulez ; il n’y a rien à y voir !
Comme sous le précédent régime, les remaniements à l’ère de la rupture se suivent et se ressemblent : on prend les mêmes, amis et fidèles lieutenants de la première heure, en plus de quelques comparses interchangeables, liés à des coteries ou protégés par des parrains politiques…avec en ligne de mire les prochaines échéances électorales, et on recommence, calculette au poing… C’est un exercice pas toujours très aisé pour les commentateurs et autres analystes politiques que de décrypter un nouveau gouvernement. Sous d’autres cieux, quand une nouvelle équipe gouvernementale est annoncée ou qu’un remaniement doit intervenir, on sait toujours à peu près qui occupera tel ou tel poste ministériel, à quelques exceptions près.
Lundi de service : Trois mois après mon retour au Bénin
Ça fait aujourd’hui trois mois que nous avons posé nos valises au Bénin, après dix huit années d’expatriation… Je me rappelle encore du jour où j’ai reçu nos billets d’avion en aller simple pour le Bénin. Ce fut une énième appréhension, des questionnements, mais surtout une forte excitation à me lancer dans cette nouvelle aventure de « retour au pays ».
Bénin : M. Le président, le mensonge des princes
A peine sommes-nous arrivés au festin, que les tables sont dépouillées, les cuvettes asséchées et les convives déroutés par la foudroyante nouvelle. La rupture prend un autre envol vers un pays lointain. De la rupture nous sommes passés à l’imposture. Ça recommence !!!Un homme de tous les péchés ? Tout ce qui est possible est permis pourvu que le prince se maintienne au pouvoir. C’est un rituel qui s’entretient de crises, tout comme un fétiche se nourrit de sang. Que la république prenne feu, que les hameaux se vident, l’essentiel est que l’on ait atteint son objectif. En réalité, l’équilibre de la vie ne se mesure-t-il pas au nombre de morts ou à la taille de la répression et des exécutions extrajudiciaires ? A la justice du plus fort, ne faut-il pas opposer la volonté générale?
Trou de mémoire ou mémoire trouée
La mémoire est un pouvoir. Est inconsistante, par conséquent, toute accumulation de biens sans référence à un patrimoine mémoriel donné. Un pauvre qui sait d’où il vient, ce qui fait son identité aura plus de marques d’appui dans la vie qu’un riche dont la feuille de route ne porterait aucune borne-repère. C’est le présent en roue libre. Un présent soulagé du passé. Un présent livré en aveugle aux mirages d’un avenir incertain.
Aimé Césaire répond à Macron
«La vérité est que le grand drame historique de l’Afrique a moins été sa mise en contact trop tardive avec le reste du monde, que la manière dont ce contact a été opéré ;c’est au moment où l’Europe est tombée entre les mains des financiers et des capitaines d’industrie les plus dénués de scrupules que l’Europe s’est propagée ; notre malchance a voulu que ce soit cette Europe-là que nous ayons rencontrée sur notre route ; cette Europe-là est comptable devant la communauté humaine du plus haut tas de cadavres de l’histoire ».
L'examen de passage de la "CNPE"
Peut-on soumettre un gouvernement aux épreuves d’un examen de passage ? Comme si on avait affaire à des élèves. Comme on le ferait avec nos étudiants. Affirmatif. On peut bel et bien soumettre un gouvernement aux épreuves d’un examen de passage. Mais au prix d’une inversion symbolique. La salle d’examen serait le pays tout entier. L’examinateur serait le peuple souverain. Les sujets à traiter porteraient sur la gouvernance et la capacité managériale du gouvernement.
Lundi de service: Le premier contact est clé pour toute entreprise de service
On dit souvent qu’on n’a pas toujours une deuxième occasion pour faire la première bonne impression. Et c’est justement pour cela que l’on doit capitaliser sur la première, et se créer d’emblée des conditions favorables pour un premier contact réussi.Ceci est valable pour tous les rapports, qu’ils soient privés ou professionnels, mais encore plus pour les relations commerciales. Quand je suis entrée dans la boutique d’une des grandes marques Béninoises dont je suis extrêmement fière, j’ai été attirée par les sacs cabas en toile.
Bénin : La mésaventure d’un peuple
Quel mal y a-t-il pour un peuple à faire confiance au politique ? J’ai espéré pour mes concitoyens un nouveau départ, une autre manière de faire de la politique. Mais hélas ! A peine ont-ils espéré qu’ils doivent désespérer. Ce qui se fait là, n’est pas la rupture. Il existe des signes d’inquiétudes, de grandes inquiétudes au plan politique et économique. Et si rien n’est fait, ce sera la dictature, peut-être celle du développement comme l’avait préconisé l’autre. Sans comédie intellectuelle, le régime de la vengeance s’est installé. Oui, les mal aisés me diront sans ambages que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possible.
M. Le président : Meurtri dans l’âme, je jure…
Ad imposibilem nemo tenetur. M. le président, à l’impossible nul n’est tenu. Le vivre ensemble est désormais chose mal aisée. « Nettoyez » a-t-il postulé ? Lorsque dans une République, une autorité du rang de ce préfet en vient à de pareilles expressions, le Rubicon est très tôt franchi et les conséquences qui en découlent sont très dangereuses. L’autorité est un serviteur, mieux un homme de paix.