Social Watch ou comment prêcher sans ses compagnons de départ.

Florent COUAO-ZOTTI (couao64.unblog.fr)

Il y a quelques jours, l’ONG Social Watch a publié un communiqué brûlant sur les pratiques en cours au sommet de l’administration publique béninoise. C’est le genre de texte qui fait se dresser les cheveux sur la tête, qui fait sursauter les sensibles du cœur ou fait bondir au plafond les plus grands émotifs.

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CES PLAISANTERIES QUI RISQUENT DE NOUS TUER

 Par Dénis AMOUSSOU-YEYE, professeur à l’UAC
Par tempérament, je ne m’aventure jamais à trouver chez l’autre l’animal que nous habitons tous en nous et qui ne demande qu’une chiquenaude pour se manifester ; alors qu’il y a des choses plus graves. Notre pays est plus que jamais à un carrefour dangereux de son évolution où il se doit de sauter vers l’émergence ou tomber dans la même régression que devant.

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Opinion

{ic_doc}{/ic_doc}Questions internationales la fronde africaine au conseil des droits de l’homme de l’onu

Nul ne doit ignorer que les droits de l’homme constituent pour l’ONU, une préoccupation de premier ordre. Parce que ne pouvant plus accompli convenablement la tâche qui lui a été assignée, la commission des droits de l’homme créée en 1946 par le conseil économique et social, a été remplacée en 2006 par le Conseil des droits de l’homme que l’on veut véritablement performant. Deux sortes de mécanismes permettent le contrôle universel de la situation des droits de l’être humain. D’un côté, les mécanismes conventionnels, résultant des traités ou conventions qui s’imposent aux états parties. De l’autre, les procédures spéciales ou mécanismes spéciaux, comme les rapporteurs spéciaux ou experts indépendants, qui s’appliquent à tout état membre de l’ONU en cas de nécessité. Il importe fondamentalement de mentionner à dessein, qu’aux termes de la charte, la coopération des états ne doit comporter aucune faille.

La récente fronde au sujet de la RDC

L’expert commis au contrôle de la situation des droits de l’homme dans ce pays a présenté un rapport critique, qui constitue en vérité une source d’inquiétude, en raison de la gravité des faits constatés. Face à cette dégradation, le principe du renouvellement du mandat de l’expert à été soulevé, en vue d’aboutir en fin de compte à un modus operandi, visant à améliorer la situation des droits de l’homme en R.D.C. Au lieu de reconnaître honnêtement l’affreuse dégradation dûment constatée par l’expert, le groupe africain, soutenu de façon irresponsable par certains pays du Sud, a préféré organiser avec véhémence une fronde contre un renouvellement de mandat. Il s’agit là d’une solidarité contre nature, totalement inacceptable, parce que violant de propos délibéré certaines dispositions qui prescrivent la coopération sans faille des états avec l’organisation mondiale en matière de droits de l’homme. Et ce n’était pas la première fois ! C’est dire que le phénomène est pratiquement et bassement récurrent. Pas plus tard que l’année dernière, une fronde analogue s’était produite au sujet du gouvernement soudanais, quant à la situation de désastre résultant des violations massives et répétées des droits de l’homme prévalant depuis 5 ans au Darfour. Au cours du débat sur la R.D.C au conseil des droits de l’homme, pendant le mois de mars 2008, ces états africains frondeurs, ont eu à demander pourquoi la nomination de rapporteurs spéciaux ne s’applique qu’au Sud. Une question ridicule, en ce sens que, nommer en rapporteur spécial, thématique ou général pour un pays, est toujours lié à un désastre dans un domaine précis, comme la torture, ou à des infractions graves relatives à l’ensemble des droits de l’homme. Les états africains, du noms certaine, doivent être sérieux. Comment peut-on nommer systématiquement un rapport spécial pour un pays du Nord où ne se produisent pratiquement pas des violations massives et répétées des droits de l’être humain ? Comment peut-on nommer systématiquement un rapporteur spécial pour pays du Nord où la loi fondamentale ne subit pas de tripatouillage, où l’on ne triche pas avec une effronterie légendaire lors des élections pour se maintenir au pouvoir, toutes choses existant au Sud et créant des soulèvements, réprimés avec férocité par des dirigeants qui pensent à tort qu’ils sont indispensables ?

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Des griots en général...

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Questions : qu’est devenu Gaston Zossou, l’éminent haut parleur du gouvernement Kérékou ? Qu’est-il advenu de sa faconde incandescente qui brûlait, sans ménagement, les opposants et tous ceux qui dénonçaient les errements de son chef? Aux dernières nouvelles, on l’aurait vu, le Zogang, dans son ananeraie aux prises avec les ronces. On l’aurait également aperçu dans une église, la mine inspirée, commerçant farouchement avec le Très Haut. En tout cas, il est quelque part, dans les oubliettes du pays, avec, en souvenir, ces jeudis flamboyants où son sens de la mise en scène le disputait à son art du sophisme.

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