Conrad Gbaguidi, la violence et l'infidélité : Entre simplification culturelle et gaffe communicationnelle

Conrad Gbaguidi, la violence et l'infidélité : Entre simplification culturelle et gaffe communicationnelle

Depuis quelque temps, une vidéo du président du Conseil économique et social (Ces) suscite de vives réactions sur le cyberespace. Les réactions traduisent un véritable choc de représentations culturelles. Au-delà de la polémique, il m’a semblé pertinent d’en proposer une analyse à travers le prisme de la culture et de quelques théories de la communication. Voici ce qu’a déclaré Monsieur Conrad Gbaguidi : « Désormais c’est fini au Bénin : il ne sera plus possible de frapper une femme simplement parce qu’elle est allée voir dehors. »

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Bénin : Quand la loyauté aux partis devient plus forte que le mandat des électeurs

Bénin : Quand la loyauté aux partis devient plus forte que le mandat des électeurs

Dans le paysage politique béninois, un phénomène récent soulève une question cruciale : est-ce qu’un élu local peut désormais quitter son parti sans risquer sa destitution ? Les récentes affaires de destitution de chefs d’arrondissement et de conseillers communaux à Banikoara et Kandi, après leur démission pour rejoindre Les Démocrates, éclairent les tensions entre la liberté de choix de l’élu et la discipline de parti. Alors que le mercato politique d’avant 2026 s’anime à plein fouet, les élus qui envisage de se faire recruter par LD ont quelque peu à craindre, surtout s’ils sont en position de maire, premier ou deuxième adjoint au maire ou chef d’arrondissement. L’épisode de la cheffe de l’arrondissement central de Banikoara, Suzanne Elise Tama, a marqué les esprits. Ancienne membre du parti Union Progressiste le Renouveau (UPR), elle a été déchue de ses fonctions par un vote de défiance le 4 août 2025. Son « crime » politique ? Avoir démissionné de l’UPR pour rallier le parti d’opposition Les Démocrates, dirigé par l’ancien président Boni Yayi. Sur les 31 élus communaux, 28 ont voté pour sa destitution. Face à la presse, l’élue a affirmé être libérée et avoir agi en réponse à « la demande de sa base », une justification qui met en lumière le dilemme de l’élu entre la loyauté partisane et la fidélité à ses mandants. Quelques semaines après Banikoara, un scénario similaire s’est joué à Kandi. Le 27 août 2025, le premier adjoint au maire, Séidou Abdouwahabou, et quatre chefs d’arrondissement, Imorou F. Moustapha (Kandi 3), Tamou Bagri Gounou Charles (Dowari), Salifou Raoufou (Angaradébou) et Kora Gounou Idrissou (Sam), ont été destitués après avoir démissionné du parti Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE et UPR) pour rejoindre Les Démocrates. Le parti de l’opposition a rapidement dénoncé la manœuvre, la qualifiant de « démocratie à double-vitesse » et de tentative d’ « écraser l’opposition ». Pour leur part, les démissionnaires ont justifié leur choix par une crise de confiance, le conseiller juridique du parti Prosper Adoukonou ayant déclaré que les élus ne peuvent pas « quitter un parti qui les a fait élire et continuer à jouir des prérogatives liées à cette position ».

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Bénin : un parrain démissionnaire conserve- t-il son droit de parrainage?

Bénin : un parrain démissionnaire conserve- t-il son droit de parrainage?

Alors que les élections générales de 2026 se profilent à l’horizon, le débat sur le parrainage électoral refait surface, soulevant des questions juridiques complexes. La loi du 15 octobre 2019 portant code électoral en République du Bénin a instauré un système de parrainage où les candidatures à la présidence de la République doivent être soutenues par un certain nombre de députés ou de maires. Si la stabilité politique actuelle n’a pas encore vu de démissions majeures dans les rangs des élus, la question de savoir si un député ou un maire démissionnaire de son parti d’origine conserve son droit de parrainage et, le cas échéant, pour quel parti, est cruciale. La réforme du code électoral de 2019 a introduit le parrainage comme un mécanisme visant à rationaliser le paysage politique et à renforcer les grands partis. Ce système oblige les candidats à la présidentielle à obtenir le soutien d’un pourcentage donné de l’ensemble des députés et des maires. La question de la démission d’un élu de son parti d’origine est une hypothèse qui, bien que n’ayant pas encore eu de cas d’école au niveau des députés ou maires, est une possibilité future. En effet, un premier adjoint au maire a déjà démissionné, ouvrant la voie à une réflexion sur les conséquences juridiques d’une telle action sur les droits politiques d’un élu.

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Transport interurbain au Bénin : Quand le corridor Glazoué–Dassa devient un piège mortel

Transport interurbain au Bénin : Quand le corridor Glazoué–Dassa devient un piège mortel

Du drame de Baobab Express à Dassa-Zoumè, le 29 janvier 2023, aux tragédies en série de juin, juillet et août 2025 sur l’axe Glazoué–Dassa, les mêmes questions reviennent inlassablement. À chaque accident, elles ressurgissent. Les routes sont-elles adaptées et suffisamment sécurisées ? Les dispositifs de secours sont-ils réellement efficaces ? Les contrôles sont-ils menés avec rigueur ? Les entreprises de transport sont-elles pleinement responsables ? Et les conducteurs, respectueux du code de la route ? Autant d’interrogations qui renvoient à des responsabilités partagées.

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Bénin : Le camp Talon face au défi de la réforme du système partisan

Bénin : Le camp Talon face au défi de la réforme du système partisan

Les réformes politiques au Bénin, portées par le président Patrice Talon, avaient pour ambition de rationaliser et d’assainir un paysage partisan jugé trop fragmenté. L’objectif était de créer de grands blocs politiques structurés, capables de dépasser les querelles personnelles et les transhumances, au profit d’une vision politique cohérente pour le pays. Pourtant, les événements récents semblent mettre à l’épreuve la solidité de cette construction, révélant au grand jour des fractures profondes au sein même du camp présidentiel. Le jeudi 14 août 2025, au siège national de Moele-Bénin à Cotonou, Jacques Ayadji a choisi de rompre le silence pour dénoncer publiquement des pratiques qu’il qualifie de débauchage et de « basses manœuvres ». L’accusation est directe et cible des responsables politiques de premier plan au sein de la majorité présidentielle à laquelle appartient pourtant le parti de l’ancien syndicaliste. Il a cité nommément le député Agoua Edmond, le maire de Tori-Bossito Rogatien Akwaku, ainsi que l’acteur politique Alain Gnancadja, les accusant de cibler spécifiquement son parti. Une telle sortie médiatique, d’une rare franchise, illustre la gravité de la situation et la perte de confiance dans les canaux de résolution internes. « Moele-Bénin est plus attaqué dans la mouvance présidentielle que dans l’opposition », a-t-il regretté, une phrase lourde de sens qui souligne la violence des rivalités à l’intérieur du camp au pouvoir. Les mots choisis par M. Ayadji ne laissent aucune place au doute quant à sa frustration. Il a fustigé le « passé honteux » et la « transhumance politique » de certains leaders, des maux que les réformes du chef de l’État étaient censées éradiquer. Cette situation met en lumière la difficulté de transcender les vieilles pratiques. Malgré la mise en place de deux grandes formations politiques au sein de la majorité présidentielle (le Bloc Républicain et l’Union Progressiste le Renouveau), les réflexes d’anciennes guerres de position subsistent. Pour Jacques Ayadji, le député Edmond Agoua incarne parfaitement ces « manœuvres contraires à l’esprit de la réforme du système partisan ».

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Présidentielle de 2026 au Bénin: les partis politiques face aux pièges du parrainage

Présidentielle de 2026 au Bénin: les partis politiques face aux pièges du parrainage

À mesure que le Bénin se rapproche des élections générales de 2026, l’attention se tourne de plus en plus vers le système de parrainage, une mécanique électorale qui, loin de n’être qu’une formalité, recèle de nombreux pièges. Si le parrainage a été introduit pour structurer le paysage politique et donner plus de poids aux partis, il est devenu le nœud de toutes les tractations et le point de toutes les incertitudes. Les partis politiques, qu’ils soient de la majorité présidentielle ou de l’opposition, doivent faire preuve de vigilance pour éviter les écueils d’un système qui met à l’épreuve leur cohésion interne et leur éthique. L’un des premiers pièges, et non des moindres, est de nature purement juridique. Un élu, qu’il soit député ou maire, peut-il se parrainer lui-même ? Le verbe parrainer signifie donner sa caution ou accorder son parrainage à autrui. Or, on ne peut pas se donner une caution à soi-même. Ce point, qui peut paraître anodin, est lourd de conséquences. Pour les élus qui aspirent à la magistrature suprême et qui sont certains d’obtenir la confiance de leur parti, la prudence commanderait de démissionner de leur mandat parlementaire ou de maire. Même si la loi est restée muette sur le sujet, ils laisseraient ainsi leur place à leurs suppléants qui, à leur tour, pourraient les parrainer. Ce geste, bien que radical, permettrait d’éviter toute interprétation ultérieure du Code électoral qui pourrait conduire à l’invalidation de leur candidature et, par ricochet, à celle de leur duo. Ce scénario, qui pourrait survenir une fois la liste provisoire des candidats publiée, mettrait simplement en lumière certaines limites des dispositions en vigueur.

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Talon - Yayi : un dialogue difficile

Talon - Yayi : un dialogue difficile

La relation entre l’ancien président Boni Yayi et l’actuel chef de l’État Patrice Talon, deux figures majeures de la vie politique béninoise, reste marquée par une certaine distance. La rencontre symbolique de 2021 avait laissé espérer un apaisement durable, mais les échanges intervenus depuis ont montré que des divergences persistent. La perception de leurs relations continue de faire l’objet de déclarations contrastées, témoignant d’un dialogue sincère encore difficile à établir pleinement. Qui pour favoriser une médiation entre Patrice Talon et Boni Yayi, dans l’espoir d’une entente durable ? La question reste posée, alors que les deux figures politiques continuent de livrer des messages contrastés sur la nature de leurs échanges. Le président Patrice Talon a récemment affirmé, dans une déclaration publique, entretenir un dialogue régulier avec son prédécesseur. Une version aussitôt contestée par Boni Yayi, qui a tenu à démentir ces propos, soulignant notamment que « mentir est un péché ». Ces prises de position divergentes entretiennent une certaine confusion dans l’opinion sur l’état réel de leurs relations. Cet épisode met en lumière la persistance des tensions entre les deux hommes, reflet d’un clivage plus large au sein de la classe politique béninoise. Depuis 2012, les relations entre Boni Yayi et Patrice Talon ont connu une dégradation progressive, marquée par une rupture de leur alliance initiale et l’émergence d’une opposition politique affirmée.

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Inde : Trump sabote-t-il la relation avec un partenaire privilégié ?

Inde : Trump sabote-t-il la relation avec un partenaire privilégié ?

Alors que les tensions internationales liées à la guerre en Ukraine persistent, la relation entre les États-Unis et l’Inde connaît un tournant inattendu. Le président Donald Trump, déterminé à sanctionner les pays continuant d’importer du pétrole russe, a choisi de cibler un partenaire pourtant stratégique en imposant de nouveaux droits de douane. Une décision qui interroge sur la vision américaine de ses alliances en Asie.

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Législatives 2026 au Bénin : Le seuil des 20 % continue de diviser la classe politique

Législatives 2026 au Bénin : Le seuil des 20 % continue de diviser la classe politique

À l’approche des élections législatives de 2026, une disposition du nouveau code électoral continue de cristalliser les craintes et les débats : la règle des 20% des suffrages valablement exprimés dans chaque circonscription pour participer au partage des sièges. Face aux inquiétudes de l’opposition et des observateurs, le président Patrice Talon a levé le voile sur sa vision de la solution en cas d’impasse, lors de sa récente rencontre avec la jeunesse béninoise. Une proposition qui soulève de nouvelles interrogations et qui ne rencontre pas le consentement du principal parti d’opposition. L’opposition pose une question avec insistance : que se passera-t-il si aucun des partis en lice n’atteint le seuil minimal de 20% ? L’opposition, notamment par la voix de Guy Mitokpè, secrétaire national à la communication du parti Les Démocrates, redoute un scénario de blocage institutionnel qui pourrait conduire à un parlement monocolore, ou pire. Pour le Président Talon, la situation est tout autre. Il défend la réforme électorale comme un moyen de « forcer les Béninois à travailler ensemble ». « Je veux laisser un héritage différent », a-t-il martelé. « Je veux vous forcer à travailler ensemble. Vous voulez faire la politique? Travaillez ensemble. C’est tout ». Selon lui, cette disposition est un garde-fou qui oblige les partis à s’unir, à former des coalitions pour survivre. Il a même affirmé que la survie de grands partis comme l’UPR, le BR et Les Démocrates dépend de ce code. « Si on touche à ça, les partis vont exploser », a-t-il prévenu, « vous vous divisez, vous êtes morts ». Toutefois, la solution qu’il propose pour surmonter le seuil des 20% est jugée « dure ». La loi prévoit en effet que les partis n’atteignant pas individuellement les 20% peuvent s’unir dans une coalition parlementaire déposée au préalable à la CENA. Si l’ensemble des partis de la coalition atteint un seuil de 10% au niveau national, alors le calcul des 20% peut se faire en additionnant leurs suffrages.

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1er Août au Bénin : Boycott de l’opposition et des pays de l’AES invités

1er Août au Bénin : Boycott de l’opposition et des pays de l’AES invités

La célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Bénin, qui s’est déroulée vendredi dernier, a été un événement en demi-teinte. Alors que le défilé militaire et la cérémonie officielle se sont tenus à Cotonou, la fête nationale a été marquée par un double boycott : celui de l’opposition politique et, fait notable, celui des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) qui avaient pourtant été invités et dont les troupes devraient défiler. Cette double absence laisse croire que les divisions internes et les tensions diplomatiques du pays sont encore vivaces. Sur le plan intérieur, le boycott de la fête par les principaux partis de l’opposition politique n’est pas passé inaperçu. En l’absence de personnalités telles que celles du parti Les Démocrates, c’est un message clair de désapprobation qui a été adressé au régime en place. Ce geste s’inscrit dans un contexte marqué par de récentes tentatives de dialogue entreprises par le pouvoir Talon. Pour l’opposition, les revendications restent inchangées : la libération des prisonniers politiques, le retour sécurisé des exilés et une réforme en profondeur du code électoral, jugé trop restrictif.

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