Élections de 2026 au Bénin: Le parti LD fait durer le suspense

Élections de 2026 au Bénin: Le parti LD fait durer le suspense

À l’approche des élections générales de 2026 au Bénin, le paysage politique s’anime, mais l’opposition maintient un suspense. Alors que la majorité présidentielle, avec la désignation du duo de candidats, tente d’imposer son tempo, l’opposition, et notamment le parti Les Démocrates, préfère prendre son temps avant d’annoncer ses prétendants. Cette stratégie, loin d’être un signe de faiblesse, selon certains observateurs, pourrait avoir un impact décisif. La désignation du candidat de la mouvance comme figure de proue de la majorité présidentielle pour 2026, a été accueillie par un déploiement médiatique et politique considérable. Cette stratégie de la majorité présidentielle s’inscrit dans une logique : anticiper, occuper le terrain médiatique tout en observant minutieusement la réaction de l’opposition. Mais depuis l’annonce de cette information, l’opposition maintient son timing et fonctionne selon son calendrier.

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Manœuvres du camp Hounkpè pour présenter un duo candidat: Une illusion pour la FCBE et un piège pour la mouvance

Manœuvres du camp Hounkpè pour présenter un duo candidat: Une illusion pour la FCBE et un piège pour la mouvance

À l’approche de la présidentielle de 2026, la scène politique béninoise est le théâtre d’un ballet de tractations. Au cœur de cette effervescence, la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), autrefois parti d’opposition, semble avoir choisi une nouvelle voie. Dirigée par Paul Hounkpè, la formation politique s’affiche désormais comme membre de la mouvance présidentielle, n’hésitant pas à envisager de présenter son propre candidat à la succession du Président Patrice Talon en accord avec l’UPR. Cette stratégie, soulève bien des questions et révèle une complexité qui pourrait se révéler fatale tant pour la FCBE que pour le camp Talon. La FCBE, qui a longtemps lutté dans l’opposition, semble avoir un désir ardent de retrouver une place au sein de l’échiquier politique. Les déclarations de ses responsables, tels que l’ancien député Idrissou Bako et le maire de Bembéréké, Yaya Garba, confirment une volonté de rompre avec l’opposition. Le retrait du formulaire de parrainage de Yaya Garba, avec la déclaration « Je n’utiliserai pas mon parrainage pour quelqu’un qui ne sera pas président de la République », témoigne de cette nouvelle orientation. Et la confirmation de tout ceci viendra de la signature d’un accord avec l’union progressiste le renouveau dont le contenu n’est pas encore exactement connu. Cependant, les ambitions du camp Hounkpè se heurtent à une réalité brute : l’absence de parrains suffisants. Avec seulement six parrains à son actif, le parti est bien en deçà des vingt-huit nécessaires pour présenter un duo présidentiel. C’est dans ce contexte que la FCBE se tourne vers les autres formations politiques disposant de parrains : le Bloc Républicain (BR) et surtout l’UPR avec qui un accord de gouvernance semble en bonne voie, s’il n’est pas déjà signé. Mais une question cruciale se pose : comment l’UPR, en pleine alliance avec le BR, pourrait-elle accorder ses parrainages à un candidat « cauris » tout en soutenant la candidature de l’actuel ministre des finances, Romuald Wadagni, pressenti comme le dauphin du Président Talon ? L’idée que l’UPR puisse porter deux candidatures distinctes est une chimère. Il est fort probable que les « cauris » devront se contenter d’un rôle de seconds couteaux, leurs parrainages servant à renforcer le ticket de la mouvance présidentielle, plutôt que de propulser un des leurs. Cette main tendue de l’UPR, loin d’être un geste de générosité, apparaît comme une stratégie pour récupérer les derniers bastions de la FCBE et l’intégrer pleinement dans la majorité présidentielle, vidant ainsi le parti de sa substance.

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Désignation du duo candidat au Bénin : L'opposition face à un gros défi

Désignation du duo candidat au Bénin : L'opposition face à un gros défi

Après des mois de spéculation, la désignation par la majorité présidentielle de Romuald Wadagni comme candidat pour l’élection de 2026 a rebattu les cartes. Le camp Talon a choisi un profil, posant un défi de taille à une opposition qui doit maintenant s’organiser et choisir son propre champion. La balle est désormais dans le camp de l’opposition, qui devra non seulement trouver le bon candidat, mais aussi bâtir une stratégie capable de rivaliser avec la machine bien huilée du pouvoir en place. Le choix de Romuald Wadagni, un technocrate de 49 ans, est une manœuvre politique audacieuse de la part de la mouvance présidentielle. Son profil, loin des habituels politiciens, est un atout de poids. Ministre de l’Économie et des Finances depuis 9 ans, il est crédité des réformes économiques, plats de résistance de la gouvernance Talon. Son image de gestionnaire rigoureux a suscité une vague de réactions. Le camp Talon a mis l’accent sur la continuité et l’efficacité, et l’opposition doit désormais trouver une réponse à ce discours. Face à cette candidature, le parti Les Démocrates se retrouve en position délicate. Il doit non seulement choisir un candidat, mais ce dernier doit être à la hauteur du défi. La jeunesse de Wadagni est un argument de poids, et l’opposition pourrait être tentée de lui opposer un candidat d’une génération similaire. Des noms circulent déjà dans les coulisses, mais aucun n’a encore été officiellement annoncé.

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Franc CFA : quand Tidjane Thiam relance le débat sur la monnaie

Franc CFA : quand Tidjane Thiam relance le débat sur la monnaie

En qualifiant le franc CFA de « vestige infantilisant du passé », Tidjane Thiam a ravivé un débat déjà ancien. L’ancien patron du Crédit Suisse a souligné qu’« une nation qui n’a pas le contrôle de sa monnaie n’est pas vraiment souveraine », donnant une portée inédite à un sujet jusque-là surtout porté par des activistes, des intellectuels et des artistes engagés. Si la stabilité économique du CFA est reconnue, son poids symbolique reste au cœur des contestations.

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Histoire du Bénin : Des faits glorieux importants, pourtant peu enseignés

Histoire du Bénin : Des faits glorieux importants, pourtant peu enseignés

(Les écrivains béninois devraient davantage s’intéresser à l’histoire du pays). L’histoire du Bénin est une tapisserie riche et complexe, tissée de faits glorieux qui, hélas, sont souvent relégués aux oubliettes de l’enseignement. À l’ère où le monde moderne nous pousse à regarder uniquement vers l’avenir, il est pourtant crucial de se retourner sur le passé pour comprendre notre identité. Car si les jeunes générations connaissent l’histoire des grands empires occidentaux, peu savent que leur propre sol a été le théâtre d’une résistance farouche, d’une organisation sociale remarquable et d’un courage à toute épreuve. Il est grand temps de réhabiliter ces faits et de rendre justice à ces héros oubliés.

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Conrad Gbaguidi, la violence et l'infidélité : Entre simplification culturelle et gaffe communicationnelle

Conrad Gbaguidi, la violence et l'infidélité : Entre simplification culturelle et gaffe communicationnelle

Depuis quelque temps, une vidéo du président du Conseil économique et social (Ces) suscite de vives réactions sur le cyberespace. Les réactions traduisent un véritable choc de représentations culturelles. Au-delà de la polémique, il m’a semblé pertinent d’en proposer une analyse à travers le prisme de la culture et de quelques théories de la communication. Voici ce qu’a déclaré Monsieur Conrad Gbaguidi : « Désormais c’est fini au Bénin : il ne sera plus possible de frapper une femme simplement parce qu’elle est allée voir dehors. »

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Bénin : Quand la loyauté aux partis devient plus forte que le mandat des électeurs

Bénin : Quand la loyauté aux partis devient plus forte que le mandat des électeurs

Dans le paysage politique béninois, un phénomène récent soulève une question cruciale : est-ce qu’un élu local peut désormais quitter son parti sans risquer sa destitution ? Les récentes affaires de destitution de chefs d’arrondissement et de conseillers communaux à Banikoara et Kandi, après leur démission pour rejoindre Les Démocrates, éclairent les tensions entre la liberté de choix de l’élu et la discipline de parti. Alors que le mercato politique d’avant 2026 s’anime à plein fouet, les élus qui envisage de se faire recruter par LD ont quelque peu à craindre, surtout s’ils sont en position de maire, premier ou deuxième adjoint au maire ou chef d’arrondissement. L’épisode de la cheffe de l’arrondissement central de Banikoara, Suzanne Elise Tama, a marqué les esprits. Ancienne membre du parti Union Progressiste le Renouveau (UPR), elle a été déchue de ses fonctions par un vote de défiance le 4 août 2025. Son « crime » politique ? Avoir démissionné de l’UPR pour rallier le parti d’opposition Les Démocrates, dirigé par l’ancien président Boni Yayi. Sur les 31 élus communaux, 28 ont voté pour sa destitution. Face à la presse, l’élue a affirmé être libérée et avoir agi en réponse à « la demande de sa base », une justification qui met en lumière le dilemme de l’élu entre la loyauté partisane et la fidélité à ses mandants. Quelques semaines après Banikoara, un scénario similaire s’est joué à Kandi. Le 27 août 2025, le premier adjoint au maire, Séidou Abdouwahabou, et quatre chefs d’arrondissement, Imorou F. Moustapha (Kandi 3), Tamou Bagri Gounou Charles (Dowari), Salifou Raoufou (Angaradébou) et Kora Gounou Idrissou (Sam), ont été destitués après avoir démissionné du parti Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE et UPR) pour rejoindre Les Démocrates. Le parti de l’opposition a rapidement dénoncé la manœuvre, la qualifiant de « démocratie à double-vitesse » et de tentative d’ « écraser l’opposition ». Pour leur part, les démissionnaires ont justifié leur choix par une crise de confiance, le conseiller juridique du parti Prosper Adoukonou ayant déclaré que les élus ne peuvent pas « quitter un parti qui les a fait élire et continuer à jouir des prérogatives liées à cette position ».

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Bénin : un parrain démissionnaire conserve- t-il son droit de parrainage?

Bénin : un parrain démissionnaire conserve- t-il son droit de parrainage?

Alors que les élections générales de 2026 se profilent à l’horizon, le débat sur le parrainage électoral refait surface, soulevant des questions juridiques complexes. La loi du 15 octobre 2019 portant code électoral en République du Bénin a instauré un système de parrainage où les candidatures à la présidence de la République doivent être soutenues par un certain nombre de députés ou de maires. Si la stabilité politique actuelle n’a pas encore vu de démissions majeures dans les rangs des élus, la question de savoir si un député ou un maire démissionnaire de son parti d’origine conserve son droit de parrainage et, le cas échéant, pour quel parti, est cruciale. La réforme du code électoral de 2019 a introduit le parrainage comme un mécanisme visant à rationaliser le paysage politique et à renforcer les grands partis. Ce système oblige les candidats à la présidentielle à obtenir le soutien d’un pourcentage donné de l’ensemble des députés et des maires. La question de la démission d’un élu de son parti d’origine est une hypothèse qui, bien que n’ayant pas encore eu de cas d’école au niveau des députés ou maires, est une possibilité future. En effet, un premier adjoint au maire a déjà démissionné, ouvrant la voie à une réflexion sur les conséquences juridiques d’une telle action sur les droits politiques d’un élu.

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Transport interurbain au Bénin : Quand le corridor Glazoué–Dassa devient un piège mortel

Transport interurbain au Bénin : Quand le corridor Glazoué–Dassa devient un piège mortel

Du drame de Baobab Express à Dassa-Zoumè, le 29 janvier 2023, aux tragédies en série de juin, juillet et août 2025 sur l’axe Glazoué–Dassa, les mêmes questions reviennent inlassablement. À chaque accident, elles ressurgissent. Les routes sont-elles adaptées et suffisamment sécurisées ? Les dispositifs de secours sont-ils réellement efficaces ? Les contrôles sont-ils menés avec rigueur ? Les entreprises de transport sont-elles pleinement responsables ? Et les conducteurs, respectueux du code de la route ? Autant d’interrogations qui renvoient à des responsabilités partagées.

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Bénin : Le camp Talon face au défi de la réforme du système partisan

Bénin : Le camp Talon face au défi de la réforme du système partisan

Les réformes politiques au Bénin, portées par le président Patrice Talon, avaient pour ambition de rationaliser et d’assainir un paysage partisan jugé trop fragmenté. L’objectif était de créer de grands blocs politiques structurés, capables de dépasser les querelles personnelles et les transhumances, au profit d’une vision politique cohérente pour le pays. Pourtant, les événements récents semblent mettre à l’épreuve la solidité de cette construction, révélant au grand jour des fractures profondes au sein même du camp présidentiel. Le jeudi 14 août 2025, au siège national de Moele-Bénin à Cotonou, Jacques Ayadji a choisi de rompre le silence pour dénoncer publiquement des pratiques qu’il qualifie de débauchage et de « basses manœuvres ». L’accusation est directe et cible des responsables politiques de premier plan au sein de la majorité présidentielle à laquelle appartient pourtant le parti de l’ancien syndicaliste. Il a cité nommément le député Agoua Edmond, le maire de Tori-Bossito Rogatien Akwaku, ainsi que l’acteur politique Alain Gnancadja, les accusant de cibler spécifiquement son parti. Une telle sortie médiatique, d’une rare franchise, illustre la gravité de la situation et la perte de confiance dans les canaux de résolution internes. « Moele-Bénin est plus attaqué dans la mouvance présidentielle que dans l’opposition », a-t-il regretté, une phrase lourde de sens qui souligne la violence des rivalités à l’intérieur du camp au pouvoir. Les mots choisis par M. Ayadji ne laissent aucune place au doute quant à sa frustration. Il a fustigé le « passé honteux » et la « transhumance politique » de certains leaders, des maux que les réformes du chef de l’État étaient censées éradiquer. Cette situation met en lumière la difficulté de transcender les vieilles pratiques. Malgré la mise en place de deux grandes formations politiques au sein de la majorité présidentielle (le Bloc Républicain et l’Union Progressiste le Renouveau), les réflexes d’anciennes guerres de position subsistent. Pour Jacques Ayadji, le député Edmond Agoua incarne parfaitement ces « manœuvres contraires à l’esprit de la réforme du système partisan ».

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