Emmanuel Great Okugun : Une voix pour le retour du patrimoine africain

Emmanuel Great Okugun : Une voix pour le retour du patrimoine africain

Au British Museum, où sont conservées des centaines de bronzes du Bénin, pillés au XIXe siècle, le rappeur et activiste nigérian Emmanuel Great Okugun, connu sous les noms de Gee Baller et Yaya Bandé, a conduit une action audacieuse. Brandissant un drapeau nigérian sur lequel était inscrit « Ceci a été volé à l’Afrique. Réparations ! », il a attiré l’attention du monde entier sur l’injustice liée à la rétention d’artefacts africains dans les musées occidentaux. Les vidéos et photos de cette action, publiées sur Instagram, ont provoqué une vague de réactions, devenant un symbole de la lutte pour la restitution du patrimoine culturel africain.

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Guerre de leadership au sein de la majorité présidentielle : Le feu couve sous la cendre

Guerre de leadership au sein de la majorité présidentielle : Le feu couve sous la cendre

(Talon réussira – t – il le pari de la cohésion au sein de sa troupe ?). À moins d’un an des élections générales de 2026, la majorité présidentielle au Bénin, pourtant unie en façade derrière le président Patrice Talon, connaît des fissures. Des tensions latentes et des batailles d’influence entre figures clés menacent la cohésion interne, et interroge la capacité du chef de l’État à maintenir l’harmonie au sein de sa troupe à l’approche de ces échéances cruciales. Tout n’est pas rose au sein de la majorité présidentielle. Même si apparemment tous les acteurs semblent soudés derrière le leadership de Patrice Talon, des frustrations émergent et finiront probablement par se faire voir. En effet, la réforme du système partisan, initiée sous le premier mandat du président Talon, avait pour objectif de rationaliser le paysage politique béninois en regroupant la multitude de formations existantes en de grands blocs. Cette démarche a abouti à la création de plusieurs entités au sein de la majorité : l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) et le Bloc Républicain (BR), Moelle-Bénin et le Rassemblement National. Si cette polarisation a permis une meilleure lisibilité politique, elle a aussi, inévitablement, cristallisé les ambitions et les rivalités de leadership en interne.

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Résurrection annoncée du parti la Renaissance du Bénin: Une mission complexe aux multiples inconnus

Résurrection annoncée du parti la Renaissance du Bénin: Une mission complexe aux multiples inconnus

Le paysage politique béninois est en effervescence. Tandis que le Parti du Renouveau Démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji mène une bataille acharnée pour affirmer sa survie face à l’Union progressiste le Renouveau (Up-R), une nouvelle annonce vient bouleverser les cartes : la volonté de Ganiou Soglo de ressusciter le parti la Renaissance du Bénin (Rb), parti historique fondé par sa mère, Feue Rosine Vieyra Soglo. Cette ambition, nourrie par une dernière volonté de l’ancienne Première Dame, ouvre la voie à une mission complexe et semée d’embûches, dont l’issue dépendra de multiples facteurs. Après le Prd de Me Adrien Houngbédji, c’est le parti la Renaissance du Bénin qui promet de faire son grand come-back. En effet, au lendemain de la Conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990, le Bénin a vu naître une floraison de partis politiques. Parmi eux, le Prd et la RB se sont imposés comme des acteurs majeurs, dominant la scène, particulièrement dans la partie méridionale du pays, entre 1991 et 2006. Sous le leadership charismatique de Me Adrien Houngbédji pour le Prd et de Feue Rosine Vieyra Soglo pour la RB, ces formations ont connu leur période de gloire, incarnant des forces politiques structurées et influentes. Cependant, les années passant, des guerres internes de leadership et un multipartisme effréné (le Bénin a compté plus de 278 partis enregistrés en 2018) ont progressivement miné leur influence. Entre 2006 et 2016, ces géants politiques ont perdu des plumes, affaiblis par des divisions internes et une concurrence exacerbée. L’avènement du régime de Patrice Talon en 2016 et la réforme drastique du système partisan, exigeant le regroupement des partis politiques pour assainir le paysage politique, ont sonné le glas de leur autonomie historique. La RB, déchirée entre l’aile Soglo et l’aile Bada, s’est vue contrainte de se fondre dans l’Union Progressiste (Up) aux premières heures de la réforme. Le Prd, quant à lui, après une tentative infructueuse aux élections législatives de 2019 et une fusion avortée avec le Bloc Républicain (deuxième grand parti issu de la réforme), a finalement fusionné avec l’Up en 2022, donnant naissance à l’Union progressiste le Renouveau (Up-R).

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Affaire Comlan Hugues Sossoukpè : Une arrestation qui soulève plus de questions que de certitudes

Affaire Comlan Hugues Sossoukpè : Une arrestation qui soulève plus de questions que de certitudes

L’interpellation du journaliste béninois Hugues Comlan Sossoukpè, survenue à Abidjan le jeudi 10 juillet 2025, continue d’alimenter l’actualité et suscite une série d’interrogations. Ce journaliste et activiste, connu pour ses publications critiques sur les réseaux sociaux, aurait été arrêté en marge d’une activité officielle organisée par le ministère ivoirien de la Transition numérique et de la Digitalisation. Depuis, les informations se sont enchaînées, sans qu’aucune autorité ivoirienne encore moins béninoise, ne confirme ou ne clarifie les circonstances exactes de cette interpellation. L’Union des journalistes de la presse libre africaine (Ujpla) a réagi deux jours plus tard, dans un communiqué en date du 12 juillet, exprimant sa préoccupation face à cette arrestation dont les contours restent flous. Selon cette organisation panafricaine, Hugues Sossoukpè aurait été remis aux autorités béninoises puis écroué, sans que les motifs de cette procédure ne soient clairement exposés. L’Ujpla indique n’avoir eu connaissance d’aucun éventuel mandat d’arrêt délivré par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), mais précise que cette information émane de sources non officielles. L’organisation a appelé les autorités ivoiriennes et béninoises à « confirmer ou infirmer » l’arrestation et l’éventuelle extradition du journaliste. Une requête qui reste, à ce jour, sans réponse officielle.

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Bénin : Les partis politiques doivent retrousser les manches pour 2026

Bénin : Les partis politiques doivent retrousser les manches pour 2026

Le compte à rebours est lancé pour les élections générales de 2026 au Bénin. Dès ce vendredi 11 juillet 2025, le Code électoral est juridiquement « gelé », marquant le début de la période d’intangibilité électorale. Cette règle, ancrée dans les protocoles de la Cedeao et de l’Uemoa, stipule qu’aucune modification des textes organisant les élections ne peut intervenir dans les six mois précédant le scrutin, sauf consensus unanime et exceptionnel des acteurs politiques. Avec les élections législatives et communales prévues pour le 11 janvier 2026, l’heure est désormais à la préparation et à l’adaptation pour l’ensemble des partis. Il est désormais impossible de réviser le Code électoral du Bénin, sauf consensus unanime et exceptionnel. Cette mesure vise à préserver la stabilité et l’équité des processus électoraux. Elle est conçue pour empêcher des ajustements de dernière minute qui pourraient manipuler le jeu démocratique ou favoriser une partie prenante. Pour le Bénin, membre de ces organisations sous-régionales, le respect de cette disposition est un engagement contraignant. En théorie, cette intangibilité doit rassurer les acteurs politiques et l’électorat sur la constance des règles du jeu, réduisant ainsi les risques de changements unilatéraux. Pour les partenaires internationaux, c’est également un gage de crédibilité essentiel pour des élections apaisées. Cependant, la date butoir du 11 juillet 2025 suscite de vives interrogations au sein de la classe politique et de la Société civile béninoise. Des appels à la réforme du Code électoral ont fusé ces derniers mois et jours. En juin 2024, l’Église catholique s’était notamment élevée pour demander une relecture du texte, pointant du doigt le seuil d’éligibilité et le nombre jugé restrictif de parrainages requis pour les duos présidentiels (28 députés ou maires élus). Ces dispositions excluent de facto les candidatures indépendantes et limitent drastiquement la capacité de l’opposition à présenter des candidats. Il y a quelques jours, l’ancien Garde des Sceaux en exil Valentin Djènontin a de nouveau appelé à la modification de ce code. Et l’opposant Sabi Sira Korogoné de s’exclamer dans une interview, « il faut changer les règles avant 2026 ! (…) ».

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Levée de l'interdiction d'exportation des produits vivriers au Bénin: Quid du soja et de la noix de cajou ?

Levée de l'interdiction d'exportation des produits vivriers au Bénin: Quid du soja et de la noix de cajou ?

Le Bénin vient de marquer un tournant économique majeur avec la levée tant attendue de l’interdiction d’exportation de plusieurs produits vivriers. Annoncée avec une certaine fanfare, cette décision est présentée par le gouvernement comme une mesure clé, visant à accroître les revenus des agriculteurs et à stimuler l’économie rurale. Si l’enthousiasme est palpable parmi les producteurs de maïs, d’igname et de manioc, une question persiste et monte en puissance : à quand le tour des filières du soja et de la noix de cajou, qui, malgré leur potentiel exportateur immense, restent soumises à des restrictions ? L’interdiction d’exportation des produits vivriers avait été mise en place avec l’intention louable de garantir la sécurité alimentaire nationale et de stabiliser les prix sur le marché local. Cependant, cette mesure a parfois eu des conséquences imprévues. Elle a limité la capacité des agriculteurs à bénéficier des prix plus élevés du marché international. Les excédents de production, loin d’être une bénédiction, devenaient parfois un fardeau pour les producteurs. La décision de lever cette interdiction est donc un vent frais pour des milliers d’agriculteurs. Selon le porte-parole du gouvernement, cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de prospérité agricole. « Nous voulons que nos agriculteurs s’enrichissent. La libre exportation leur permettra d’accéder à des marchés plus rémunérateurs, d’investir davantage dans leurs exploitations et d’améliorer leurs conditions de vie », a-t-il déclaré, soulignant l’engagement du gouvernement à soutenir le secteur. Cette mesure est censée encourager une production accrue, moderniser les techniques agricoles et, à terme, renforcer la position du Bénin sur le marché régional et international des produits vivriers. Les producteurs peuvent désormais anticiper des retours sur investissement plus intéressants, ce qui pourrait également inciter les jeunes à s’engager davantage dans l’agriculture.

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L’Union Africaine : Une intégration en quête de véritable indépendance et de progrès

L’Union Africaine : Une intégration en quête de véritable indépendance et de progrès

Le rêve des pères fondateurs d’une Afrique unie et prospère semble s’éloigner chaque jour un peu plus de la réalité. Malgré l’existence d’une pléthore d’organisations régionales et sous-régionales, ainsi que d’une Union Africaine (UA) censée incarner l’unité continentale, le continent peine à décoller et à offrir à ses populations les conditions de vie dignes qu’elles méritent. Le sévère réquisitoire de Fatoumata Sidibé Diara, une analyste des dynamiques africaines, met en lumière cette incapacité flagrante des institutions africaines à propulser le continent vers un développement réel.

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France : la diplomatie en chute libre

France : la diplomatie en chute libre

Pendant longtemps, la diplomatie française a été considérée comme l’un des piliers de la scène internationale, capable de dialoguer avec toutes les parties, de négocier des cessez-le-feu et de proposer des voies de sortie aux conflits. Mais les récents bouleversements géopolitiques révèlent une réalité plus amère : la France n’est plus au centre du jeu. Ni moteur, ni arbitre, elle apparaît de plus en plus souvent reléguée à l’arrière-plan. Ce recul s’observe à travers plusieurs crises majeures où sa voix a perdu en portée.

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Bénin : L'énigme silencieuse de Boni Yayi

Bénin : L'énigme silencieuse de Boni Yayi

À l’approche des échéances électorales cruciales de 2026, la scène politique béninoise, habituellement très animée, est le théâtre d’une nouvelle stratégie de la part d’un de ses acteurs les plus emblématiques : l’ancien Président Thomas Boni Yayi. Loin des déclarations à la presse, des micros tendus et des caméras omniprésentes qui ont jadis marqué son style politique, Boni Yayi semble-t-il, opter pour un activisme silencieux. Il n’émet plus de critiques ouvertes de l’action gouvernementale, mais dans l’ombre, les pions bougent. Depuis plusieurs mois, Boni Yayi se fait rare dans les médias. Aucune interview, aucun communiqué public, aucun commentaire sur les grandes questions nationales. Lui qui, encore récemment, n’hésitait pas à dénoncer ce qu’il qualifiait de dérives, semble avoir tourné la page de la confrontation directe. Pourtant, les observateurs les plus attentifs notent que l’ancien chef de l’État n’est pas en retrait. Bien au contraire. Cette discrétion contraste fortement avec l’image publique de Boni Yayi, dont le verbe haut et les prises de position parfois virulentes ont longtemps rythmé le paysage politique béninois. L’ancien chef d’État, qui a dirigé le Bénin de 2006 à 2016, est connu pour son charisme et sa capacité à mobiliser une foule. Sa relative absence médiatique actuelle soulève des questions et alimente les spéculations quant à la nature de son influence sur la préparation des élections générales de 2026.

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2026 au Bénin : des annonces de micro-candidatures malgré la fermeté des textes électoraux

2026 au Bénin : des annonces de micro-candidatures malgré la fermeté des textes électoraux

Alors que le mandat du Président Patrice Talon approche de son terme, la scène politique voit émerger un phénomène paradoxal : des individus affichent ouvertement leurs ambitions de candidature à la magistrature suprême, et ce, en dépit des réformes électorales rigoristes mises en place ces dernières années. Ces « micro-candidatures » posent la question de l’effectivité des verrous législatifs censés rationaliser le paysage politique et interrogent sur la persistance des aspirations individuelles face à un cadre institutionnel toujours plus contraignant. La fermeté des lois électorales au Bénin ne freine pas l’ardeur de certains individus qui, au lieu de se faire valoir au sein des formations politiques, annoncent à qui veut l’entendre, leur intention de candidature. En effet, depuis 2018, le Bénin a entrepris une série de réformes politiques et électorales majeures, voulues par le régime du président Patrice Talon. L’objectif affiché était de moraliser la vie publique, de renforcer les partis politiques en tant que véritables piliers de la démocratie, et de mettre fin à la prolifération de candidatures « fantaisistes » ou opportunistes qui caractérisaient les scrutins passés. Ces réformes ont notamment abouti à introduire le parrainage des candidats, la caution électorale plus élevée, l’appartenance partisane obligatoire. Ces mesures ont eu un impact immédiat et visible. Lors de l’élection présidentielle de 2021, le nombre de candidatures validées a été drastiquement réduit, ne laissant que très peu de choix aux électeurs et suscitant des débats. L’intention était de s’assurer que seuls les partis robustes et représentatifs puissent présenter des candidats crédibles et porteurs d’un véritable projet de société, soutenu par une formation politique régulièrement constituée. D’ailleurs, après l’expérience de 2021, la réforme a été davantage corsée avec le code électoral en vigueur actuellement et qui visiblement, n’admettra pas plus de trois voir maximum quatre candidats à la prochaine présidentielle de 2026.

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