Au Bénin, le sujet relatif à la loi électorale récemment votée par les députés à l’Assemblée nationale et promulguée par le président de la République est motif de division au sein des hommes de Dieu. Dans certaines chapelles religieuses, des leaders adoptent des postures contradictoires et n’arrivent plus à être unanimes face à la politique. On serait en droit de se poser la question de savoir ce qui est à l’origine de cet état de choses. Les religieux se laissent-ils désormais manipulés ? Qui aurait donc intérêt à diviser ou opposer les confessions religieuses du Bénin ?
Opinion
Yayi et Soglo à Niamey: Talon indifférent à une action au secours de sa gouvernance ?
Dans la crise entre le Niger et le Bénin, deux anciens présidents béninois se proposent comme médiateurs pour tenter d’apaiser la tension. Il s’agit de Nicéphore Soglo et Boni Yayi qui se sont rendus à Niamey lundi pour aller rencontrer les autorités militaires nigériennes à Niamey. Face à cette démarche saluée de toute part, on remarque une certaine indifférence des autorités béninoises traduite par un silence de morgue depuis l’annonce de l’initiative.
La France revoit sa stratégie militaire en Afrique : retrait ou redéploiement tactique ?
La France, autrefois puissance coloniale dominante en Afrique de l’Ouest et du Centre, prévoit de réduire sa présence militaire sur le continent à seulement quelques centaines de soldats. Cette décision fait suite à une série de déconvenues au Sahel et s’inscrit dans un cadre de partenariats rénovés et plus discrets. Cependant, des voix critiques affirment que ce retrait n’est pas simplement une révision stratégique, mais une conséquence de l’opposition croissante des pays africains à la politique française.
Cherté du maïs : que penser des propos de Me Djogbenou ?
Au Bénin en politique, tous les moyens sont bons pour convaincre l’électeur. Lors de la tournée gouvernementale le mardi 05 juin dernier, le président du parti Union progressiste le Renouveau Joseph Djogbénou a surpris plus d’un lorsqu’il tentait de convaincre son auditoire à propos de la cherté du maïs sur les marchés béninois.
Plus d'une centaine de migrants béninois : honte, amertume et sinistre
Plusieurs personnes m’ont interpellé, d’autres sont venus à l’IAJP pour relever notre silence sur la question pendant que notre thème d’année s’illustre à travers ce sinistre humain. Ces compatriotes-là ont raison d’interpeller l’IAJP qui consacre ses réflexions de cette année 2024 à l’Afrique au carrefour d’un thème très significatif : « la coopération internationale et les défis contemporains en Afrique ». Nous sommes au second trimestre de nos activités et nous voilà confrontés à la réalité concrète d’un des maux que nos mots présents ne peuvent exprimer à la hauteur de la tragédie désespérante. Ce débilitant tournant existentiel est la conséquence honteuse d’un dernier espoir déchu.
Gouvernance de Patrice Talon: Les béninois de plus en plus déçus
La déception a gagné le cœur de nombre de béninois au sujet de la gestion faite actuellement du Bénin. Même les plus tenaces, qui croyaient encore en un quelconque miracle pour propulser le Bénin et améliorer la vie de ses citoyens, ont fini par se convaincre qu’ils ne peuvent plus espérer grande chose. Cette déception qui se mesure à la hauteur de l’espoir suscité par l’élection de Patrice Talon en 2016 amène certains béninois à souhaiter que vivement, le temps passe vite pour que ce régime laisse la place à un autre. Et cette appréhension est davantage soutenue par les évènements de ces derniers jours.
Manuel Valls en RDC: mais à quoi joue Félix Tshisekedi?
Manuel Valls, personnalité jadis au cœur du pouvoir français en tant que Premier ministre, se retrouve aujourd’hui impliqué dans une initiative en République Démocratique du Congo (RDC) qui suscite des interrogations. Sa carrière, marquée par des positions tranchées telles que son soutien à la politique de fermeté sur l’immigration et la laïcité, a souvent divisé l’opinion publique en France. Après sa tentative infructueuse de se repositionner dans la politique espagnole, Valls a disparu des feux de la rampe politique européenne, avant de resurgir étonnamment à Kinshasa, où sa présence soulève des questions, notamment sur ses liens présumés avec des intérêts financiers controversés en lien avec l’Afrique.
Cascade de départs autour de Patrice Talon : à qui le tour ?
Nul n’est besoin de rappeler que le spectre de fin de règne du président béninois Patrice Talon, se profile à l’horizon, après huit années de gouvernance. Et les signes avant-coureurs s’amoncellent au fur et à mesure que s’approchent les échéances électorales fatidiques de 2026. En un an, cinq de ses plus proches et fidèles collaborateurs ont été remerciés d’une manière ou d’une autre. Aujourd’hui, la question qui court désormais dans les esprits, est celle de savoir qui sera le prochain sur la liste.
Bénin : Ce que Talon a plus ou moins réussi en 8 ans
Après notre article sur les échecs des réformes politiques sous le régime de la rupture, nous abordons désormais le cas des initiatives marquantes de Patrice Talon qui a pris ses fonctions le 6 avril 2016. Son mandat a été marqué par un certain nombre de réalisations dans divers domaines. Même si, ces dernières années, plusieurs voix, et pas des moindres, ont très souvent dénoncé un recul démocratique et des libertés publiques et individuelles au Bénin sous Patrice Talon, il faut tout de même reconnaitre que quelques avancées ont été enregistrées. Certains secteurs ont connu une évolution, en dépit de quelques problèmes qui s’y posent encore. Globalement, le visage du pays aura été quelque peu modifié en bien, grâce à certaines actions du régime de la Rupture. Les Béninois ont appris et se sont même habitués à serrer leur ceinture. Dans l‘opinion, beaucoup de béninois estiment que Patrice Talon s’est éloigné du social depuis sa prise de pouvoir même si c’est annoncé à grande pompe à chaque fois. Toutefois, les huit dernières années de gestion du pays ont apporté un coup de pouce au développement de certains secteurs. En effet, malgré leur grande déception, les Béninois reconnaissent que sur le plan des infrastructures, le régime de Patrice Talon a fait des efforts remarquables en continuité de ce qu’ont fait ses prédécesseurs. Cotonou, capitale économique du pays a fait peau neuve avec le bitumage de plusieurs rues dans de nombreux quartiers, ce qui facilite la circulation aux populations.
Assemblée Nationale du Bénin : Quelle chance pour la proposition de loi d’amnistie ?
A l’ordre du jour de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2024 qui s’ouvre ce jour 15 avril 2024, il est programmé la proposition de loi d’amnistie du parti d’opposition Les Démocrates. Cette loi se retrouvant au nombre des plus de 25 dossiers inscrits à l’ordre du jour de cette session, avait été rejetée, il y a quelques mois par la commission des lois du Parlement.
Bénin : Paul Hounkpè a-t-il enfin compris la leçon ?
A la faveur d’une activité politique le week-end écoulé à Ouidah, le président du parti Force Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) a dit des mots durs au sujet du nouveau code électoral en vigueur au Bénin. Pour l’ancien chef de file de l’opposition et ancien ministre de Boni Yayi, cette loi est une façon d’obliger les Béninois à faire des choix qu’ils ne veulent pas. Mieux, c’est une remise en cause des acquis de la Conférence de 1990.
Bénin: lesquelles des réformes politiques de Talon ont vraiment fonctionné ?
Il y a huit ans que le président Patrice Talon prenait les rênes de la république du Bénin. Elu dans une euphorie générale après 10 ans de mandat de Boni Yayi, Patrice Talon a annoncé et entrepris de nombreuses réformes à la tête du pays. Sur le plan politique notamment, beaucoup de chantiers ont été ouverts. Mais après un premier mandat et plus de la moitié du second et dernier, lesquelles des réformes entreprises par le chef de l’Etat ont véritablement fonctionné ? C’est la question à laquelle il est difficile de répondre actuellement au regard des résultats obtenus par le régime de la rupture.
Vers la normalisation du non-respect du droit international, l'ONU comme la Société des Nations ?
L’échec de la Société des Nations dans l’entre-deux-guerres, à maintenir la paix et à empêcher la montée des tensions qui conduisirent à la Seconde Guerre mondiale, reste un sombre rappel de ce qui arrive lorsque les institutions internationales échouent dans leur mission première. Cet échec a conduit à la création des Nations Unies, dans l’espoir d’établir un nouveau système mondial plus efficace pour prévenir les conflits et promouvoir la paix. Pourtant, des événements récents suggèrent que même l’ONU peine à faire respecter le droit international, rappelant les limites auxquelles la Société des Nations s’était heurtée.
Bénin: que cache la « purge » dans le dispositif Talon ?
En 2016, lorsqu’il prenait le pouvoir, l’homme d’affaires devenu Président de la République, Patrice Talon promettait une « rupture » avec les anciennes pratiques. Pour atteindre son objectif, le tout nouveau patron du palais de la Marina s’était entouré de fidèles soutiens et de certains ex-partenaires de son prédécesseur, le Dr Thomas Boni Yayi. Après 8 ans de gouvernance, plusieurs soutiens clés ont été débarqués du dispositif d’Etat. Cela amène certains analystes à se demander ce qui se cache derrière cette « purge » dans un contexte où le Président Talon a certifié qu’il sera actif dans la course pour sa succession.
Sénégal : Diomaye Faye inscrit la souveraineté comme principale priorité de gouvernance
Le panafricaniste de gauche Bassirou Diomaye Faye est officiellement installé dans ses fonctions de 5ème président de la République du Sénégal. Il devient le plus jeune président du pays depuis l’indépendance en 1960. L’un des chantiers sur lesquels les Sénégalais et toute l’Afrique attend le nouvel homme fort du pays est ce que lui-même appelle la souveraineté.
« Souveraineté », c’est le mot qui est revenu le plus souvent dans les discours de Bassirou Diomaye Faye ces derniers jours. Dans son programme politique de 80 pages, le mot souveraineté apparait 18 fois. Dans une brève allocution, après sa prestation de serment, le président Faye s’est dit conscient que sa large victoire dès le premier tour de la présidentielle du 24 mars exprimait un profond désir de changement systémique.
Faye – Sonko : Les fruits tiendront-ils la promesse des fleurs ?
Ce mardi 2 avril 2024, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a été officiellement installé dans le fauteuil de président du Sénégal pour les cinq prochaines années. Il devient ainsi le cinquième dirigeant de ce pays succédant à Macky Sall. Le premier acte posé après son investiture est la nomination de son mentor au poste de Premier-ministre. Le pays de Léopold Sédar Senghor est aux mains désormais d’une équipe assez jeune et portée par les jeunes. Cette équipe du Pastef a reçu un soutien massif du peuple sénégalais dans un contexte où, tout avait été mis sur pied pour empêcher leur participation au processus électoral. Le duo formé par Diomaye Faye et Ousmane Sonko aura le défi de réussir là où Abdoulaye Wade et Macky Sall ont échoué.
Reconsidération des relations franco-sénégalaises : Bassirou Faye trace déjà son objectif
Bassirou Diomaye Faye, le nouveau président du Sénégal, a rassuré les partenaires respectés de son pays en affirmant que celui-ci resterait un allié fiable, dans son premier discours depuis le séisme politique déclenché par sa victoire historique au premier tour.
Affaire salaire pour les femmes au foyer: Il faut taire ce débat qui peut nuire à la Femme béninoise
A la faveur de la Journée internationale des Droits de la Femme le 08 mars dernier, la présidente de l’Institut national de la femme du Bénin, Huguette Bokpè Gnacadja, a estimé que la femme au foyer mérite une rémunération pour les travaux domestiques. Cette déclaration qui a suscité de vives réactions dans l’opinion devrait être tue parce qu’elle pourrait fragiliser les femmes béninoises.
La leçon de Sonko et des Sénégalais aux opposants africains
L’élection présidentielle au Sénégal a bouleversé de nombreuses idées reçues, apportant un éclairage nouveau sur le potentiel de changement politique en Afrique. Au cœur de cette transformation se trouve Ousmane Sonko, qui, confronté à son exclusion des listes électorales, a pris la décision stratégique de soutenir Bassirou Diomaye Faye comme son représentant au lieu de choisir comme bien d’autres un boycott pur et simple des élections. Cette manoeuvre, loin d’être un simple coup politique, a incarné une profonde confiance dans la capacité du peuple sénégalais à porter le changement.
Sénégal: un processus électoral tout spécial en cours
Au Sénégal, le conseil constitutionnel a exigé que le scrutin présidentiel se tienne avant le 2 avril, date à laquelle expire le second mandat de Macky Sall, en respect à cette injunction, la date du scrutin a été fixée au 24 mars prochain par le gouvernement. Du coup la campagne électoral a été lancée dans un cafouillage total.
Bénin : Assan Séibou, le « lièvre » du régime de la Rupture
Dans quelques jours, les députés de la 9ème législature entreront de plain-pied dans l’examen de la proposition de la révision de la constitution béninoise. Passera ? Ne passera pas ? Nul ne peut faire un pronostic exact. Cependant, de nombreux indices tendent à faire croire que l’initiateur de cette proposition de loi Assan Séibou est en mission, dans un plan savamment orchestré par le régime en place. Tout le monde ou presque, connaît la fable « Le lièvre et la tortue » de Jean La Fontaine. L’histoire met en scène un lièvre se moquant d’une tortue à cause de sa lenteur. La tortue le défia dans une course pour prouver qu’elle n’est pas si lente. Et nous connaissons tous la morale de cette histoire : rien ne sert de courir, il faut partir à point ! Sauf que le lièvre dont il s’agit ici n’a pas quatre pattes. Il a deux jambes fortes et solides. Il ne songe pas à courir le plus rapidement et le plus longtemps possible. Il a une mission bien précise sur un terrain bien déterminé : l’Assemblée nationale.
Bénin: Assan Séibou confond Patrice Talon
Alors que la classe politique béninoise se divise autour d’un possible changement de la loi fondamentale avant les élections générales de 2026, le chef de l’État avait pour sa part, rappelé son opposition à toute révision de la constitution. Seulement, selon les propos du député Assan Séibou auteur de la proposition de loi, Patrice Talon a été consulté avant le dépôt de la proposition au Parlement. Finalement on se demande si le chef de l’Etat est sincère ou si c’est le député du Bloc républicain qui attribue une certaine position au chef de la majorité présidentielle.
Révision de la Constitution : Quels députés de la majorité oseront braver la volonté de Talon ?
La session qui s’ouvre ce jour au parlement a programmé l’étude de la proposition de loi modificative de la constitution. Malgré la position de chef de l’Etat, qui dit ne pas vouloir qu’on touche à une virgule de la loi fondamentale, la proposition de Assan Séibou n’a pas été retirée. Elle a été d’ailleurs soutenue par d’autres députés et se retrouve à l’ordre du jour de la session actuelle. Du coup on se demande si les députés de la majorité sont en train de braver la volonté de Patrice Talon.