Edito : 3 ans après… et demain ?

Edito : 3 ans après… et demain ?

Trois années. Ce n’est pas encore l’âge de raison, mais dans la vie d’un journal, c’est déjà une victoire. Une victoire sur l’oubli, sur l’incertitude, sur le doute. Une victoire arrachée, parfois à la douleur, souvent à la solitude. Une victoire que nous devons à la mémoire de feu Vincent FOLY, fondateur de La Nouvelle Tribune, et à tous ceux qui ont refusé que son rêve s’éteigne après lui.

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Décès de deux Béninois au Togo: Que font les autorités de Cotonou pour clarifier la situation ?

Décès de deux Béninois au Togo: Que font les autorités de Cotonou pour clarifier la situation ?

La situation politique et sociale tendue qui secoue le Togo a pris une tournure tragique pour le Bénin. Au milieu des incidents récents survenus à Lomé, la capitale togolaise, deux ressortissants béninois ont perdu la vie selon des informations livrées par la Société civile togolaise. Face à ce drame, les regards se tournent désormais vers les autorités de Cotonou. Deux jeunes béninois seraient morts dans les incidents survenus dernièrement à Lomé dans les manifestations de rue. Mais du côté de Cotonou, silence radio jusqu’à ce jour. Les informations disponibles concernant les circonstances exactes de ces décès restent encore floues, mais la nouvelle a rapidement traversé la frontière, plongeant les Béninois et la diaspora béninoise au Togo dans l’émoi. Si la nature précise des incidents à Lomé n’a pas été détaillée publiquement par les autorités béninoises, la mention d’une situation tendue dans le pays voisin laisse supposer que ces pertes tragiques sont survenues dans un contexte de troubles ou d’affrontements. Mais selon les premières informations rendues disponibles à Lomé on parle de noyade. Pour un pays comme le Bénin, qui partage une longue frontière et des liens humains, culturels et économiques profonds avec le Togo, une telle nouvelle est non seulement une tragédie humaine, mais aussi une affaire d’État.

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Limogeage du ministre Akponna : L'ironie d'une dénonciation aux lourdes conséquences

Limogeage du ministre Akponna : L'ironie d'une dénonciation aux lourdes conséquences

Le 21 juin 2025 à Parakou, le ministre Akponna exprimait publiquement son « véritablement triste » constat face aux coupures récurrentes d’eau et d’électricité dans la ville. Sa désolation s’était rapidement muée en une diatribe féroce contre les « siphonneurs du budget national », accusés d’avoir détourné des fonds destinés à améliorer les conditions de vie des populations. Une semaine plus tard, l’ironie du sort frappe : c’est Akponna lui-même qui est limogé de ses fonctions et mis à la disposition de la justice, non pas pour corruption, mais pour justifier les déclarations mêmes qui avaient secoué la sphère politique. Akponna n’est plus ministre de l’énergie, de l’eau et des mines. Ainsi en a décidé le gouvernement de Patrice Talon qui lui a également demandé de se tenir à la disposition de la justice pour justifier ses déclarations. En effet, lors de sa visite à Parakou, le ministre Akponna n’avait pas mâché ses mots. Avec une véhémence peu commune pour un membre de la majorité présidentielle, il avait évoqué les « ressources publiquement mobilisées » pour le Programme d’actions du gouvernement (Pag), fustigeant ceux qui, selon lui, les avaient détournées. Sa référence explicite à « des fils de cette localité, Parakou, qui ont été mis devant la gouvernance en matière d’eau et d’électricité » avait clairement désigné l’ancien ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, Samou Seïdou Adambi, originaire de la région. Les qualificatifs de « aventuriers politiques avec des ambitions démesurées, incapables d’honorer leurs petits mandats » résonnaient comme une attaque directe contre des figures passées du secteur. Akponna avait alors promis que les auteurs présumés de ces détournements « répondront de leur gestion », brandissant même la menace d’une ère nouvelle, où « plus jamais aucun individu ne détournera massivement le fonds public pour venir donner des miettes aux populations et aller se réfugier à l’Assemblée nationale ». Il avait même crédité le ministre conseiller Gbadamassi et son équipe d’avoir « mis au jour ces dysfonctionnements », affirmant que « ce que ces délinquants de la République avaient caché au président Patrice Talon est désormais connu ». Sa sortie s’inscrivait dans la droite ligne des réformes du système partisan voulues par le chef de l’État, censées moraliser la vie publique et empêcher les élus de se soustraire à la justice. Pourtant, la déflagration inattendue n’est pas venue des cibles d’Akponna, mais de lui-même. Son limogeage et sa mise à la disposition de la justice pour justifier ses propres déclarations marquent un tournant dramatique.

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Gestion de l'eau au Bénin: Les droits des consommateurs bafoués

Gestion de l'eau au Bénin: Les droits des consommateurs bafoués

La Société nationale des eaux du Bénin (Soneb), garante de la distribution de l’eau potable à des millions de foyers, est de plus en plus sous le feu des critiques. Des coupures prolongées sur plusieurs jours dans certaines zones, des communiqués intempestifs invitant les abonnés à faire de la rétention d’eau sont devenues fréquents pour de nombreux consommateurs. À cela s’ajoutent parfois des problèmes récurrents de non-distribution des factures. Face à cette série de faits, une question légitime se pose : où se trouve le droit des consommateurs à la Soneb ? On l’appelle source de vie. Mais, s’en procurer dans certaines villes du Bénin requiert un parcours de combattant. Le cœur du problème réside dans la fiabilité de l’approvisionnement. Dans plusieurs localités, les coupures d’eau ne sont plus des incidents isolés, mais des réalités fréquentes qui peuvent durer des jours, voire des semaines. Cette situation est inacceptable dans un pays qui aspire à l’émergence et où l’accès à l’eau potable est un droit fondamental. Les ménages, les entreprises et les institutions publiques sont directement impactés, ce qui entraîne des perturbations majeures dans la vie économique et sociale. Face à ces pénuries, la Soneb a parfois eu recours à des communiqués, suggérant aux abonnés, d’investir dans des citernes de rétention d’eau, à l’instar des détenteurs de forages. Une recommandation qui sonne comme un aveu d’impuissance et un transfert de responsabilité. Comment exiger d’un consommateur, dont la facture inclut déjà le service de distribution, un investissement supplémentaire et conséquent pour pallier les défaillances du distributeur ? C’est une charge additionnelle et injuste pour des budgets familiaux souvent serrés. Au-delà de la quantité, la qualité de l’eau distribuée est également remise en question. Des témoignages font état d’une eau de mauvaise qualité servie directement au robinet. Même si plusieurs fois les responsables de la Soneb ont rassuré les clients sur la qualité de l’eau, cette situation soulève de sérieuses préoccupations sanitaires. Les consommateurs paient pour de l’eau potable, non pour un liquide qui nécessite une filtration ou une ébullition préalable, engageant des coûts supplémentaires et des risques pour la santé.

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Bouleversements annoncés dans le secteur de l'Etfp : Une réforme qui interroge

Bouleversements annoncés dans le secteur de l'Etfp : Une réforme qui interroge

Dans les couloirs du pouvoir béninois, une nouvelle réforme a été annoncée, promettant de remodeler le paysage de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (Etfp). Le Décret n°2025-197 du 23 avril 2025, portant statuts-types des établissements publics d’enseignement et de formation techniques et professionnels, est censé marquer un tournant. Pourtant, à peine publié, il soulève déjà une tempête de critiques. La première flèche décochée par les critiques, et non des moindres, vient du syndicaliste Anselme Coovi Amoussou, Secrétaire général de la CSA-Bénin. Dans une tribune sans concession, il dénonce un « défaut fondamental de méthode » dans l’élaboration de ce décret. Selon lui, cette réforme, bien que « ambitieuse sur le papier », a été concoctée dans un « cercle fermé », sans aucune consultation significative des enseignants, des chefs d’établissements, ou des syndicats. « On ne réforme pas un secteur aussi stratégique en excluant ceux qui le portent au quotidien », martèle Amoussou. Il estime qu’une réforme d’une telle ampleur gagnerait en efficacité si elle reposait sur un dialogue ouvert avec ceux qui vivent les réalités du terrain au quotidien. Pour lui, le manque d’inclusivité pourrait compromettre la mise en œuvre de ce décret, malgré les intentions affichées.

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Bénin: Nourou Dine Saka Saley un talent incompris ou une mauvaise stratégie ?

Bénin: Nourou Dine Saka Saley un talent incompris ou une mauvaise stratégie ?

Dans l’arène politique béninoise, où les alliances et les rejets se font et se défont avec une déconcertante fluidité, le nom de Nourou Dine Saka Saley résonne avec une persistance intrigante. Juriste de formation, intellectuel respecté et figure montante pour certains, il semble pourtant naviguer à contre-courant, pris entre le marteau de la majorité présidentielle qui l’a rejeté et l’enclume d’une opposition qui le regarde avec suspicion, surtout depuis qu’il a osé afficher ses ambitions présidentielles. Est-ce le destin d’un talent incompris, un idéaliste trop en avance sur son temps, ou celui d’un insoumis dont l’ambition démesurée le coupe de ses potentiels alliés ? La question mérite d’être posée. Dès les premières analyses, il est indéniable que Nourou Dine Saka Saley est un homme d’idées. Ses prises de position, ses analyses sur les questions de gouvernance, de développement et de justice, sont souvent d’une profondeur et d’une pertinence remarquables. Il incarne une certaine éthique en politique, un désir de rigueur et de transparence qui tranche parfois avec les pratiques courantes. Ses interventions publiques, ses écrits, témoignent d’une vision claire pour le Bénin, d’une aspiration à une société plus juste, plus équitable et plus prospère. Cette stature intellectuelle, cette intégrité perçue, devraient en faire un atout majeur pour n’importe quel camp politique. Pourtant, le constat est là : la majorité présidentielle lui a fermé ses portes. Ce rejet de la majorité présidentielle est d’autant plus énigmatique que Nourou Dine Saka Saley n’a jamais été un opposant farouche ou un pourfendeur systématique du régime. Il a souvent exprimé des points de vue nuancés, critiques certes, mais toujours constructifs. Certains y voient une incapacité du système en place à intégrer des voix trop indépendantes, trop critiques, même si ces critiques sont formulées dans l’intérêt supérieur de la nation. La logique du « tout ou rien », de l’allégeance inconditionnelle, pourrait expliquer cette mise à l’écart. Un homme d’idées, surtout s’il est pétri d’éthique, peut devenir gênant s’il ne rentre pas dans les rangs. Mais le paradoxe s’épaissit lorsque l’on observe la réaction de l’opposition. Depuis quelques temps, le propre « camp » de Nourou Dine Saka Saley – l’opposition – lui donne également du fil à retordre. Loin d’être accueilli à bras ouverts comme un potentiel leader capable de fédérer, il est confronté à des résistances, voire des hostilités. Cette situation soulève des questions fondamentales sur la dynamique de l’opposition béninoise. Est-elle capable de dépasser les querelles intestines et les ambitions personnelles pour s’unir autour de figures de proue ? Ou bien Nourou Dine Saka Saley, par son profil atypique et son ambition affichée, bouscule-t-il trop les équilibres établis au sein de cette opposition ?

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Suspension provisoire d’Ahouanmenou de la DEN de l'UPR : un écran de fumée

Suspension provisoire d’Ahouanmenou de la DEN de l'UPR : un écran de fumée

(Houngbédji intouchable ?) La crise au sein du parti de la majorité présidentielle Union progressiste le Renouveau (UPR) et l’ancien Parti du renouveau démocratique (PRD) vient de connaître un nouveau rebondissement. Il s’agit de la suspension de Gratien-Laurent Ahouanmenou de la Direction exécutive nationale de l’Union Progressiste le Renouveau (UPR). Si cette sanction est présentée par l’UPR comme la conséquence d’un manquement aux textes du parti, elle s’apparente surtout à un écran de fumée, qui cache un malaise plus profond.

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Droit de place dans les marchés modernes du Bénin : la fin des petits commerçants ?

Droit de place dans les marchés modernes du Bénin : la fin des petits commerçants ?

Un an après l’inauguration en grande pompe des marchés urbains modernes de Cotonou, l’euphorie de la gratuité touche à sa fin. À compter du 1er juillet 2025, les commerçants et commerçantes devront s’acquitter de redevances journalières, hebdomadaires ou périodiques. Cette décision soulève de vives inquiétudes quant à son impact sur le quotidien des petits marchands, en particulier ceux dont le capital de départ est dérisoire. De 100 f Cfa ou au plus 200 f Cfa le jour, avant la construction des marchés modernes, la redevance journalière passe désormais à 600f Cfa et 700f Cfa dans les marchés de Cotonou. L’annonce a été faite par Eunice Loisel, directrice de l’Agence Nationale de Gestion des Marchés (AnaGeM), lors de la célébration du premier anniversaire du marché de Cadjèhoun, le 15 juin 2025. « La redevance sera exigée dès juillet », a-t-elle déclaré. La décision de l’ANaGeM de faire payer les places dans ces infrastructures flambant neuves, construites sous l’impulsion du gouvernement du Président Patrice Talon pour moderniser le commerce local, est justifiée par la nécessité de garantir la propreté, la sécurité et l’entretien constant de ces marchés. Un argument recevable en théorie, mais qui se heurte à la dure réalité économique de beaucoup de commerçants béninois. Pour les marchés urbains modernes de Cotonou, cette somme, multipliée sur le mois, s’apparente pour beaucoup à de la « ciguë », un poison lent pour des activités déjà précaires. Pour des activités à plus fort roulement, comme les poissonneries et les boucheries, une redevance mensuelle de 21 000 F CFA est évoquée pour Cotonou. Bien que leurs marges soient potentiellement plus élevées, cette somme représente également une charge significative. L’autre hic de la décision de l’ANaGeM est que la même redevance est exigée aussi bien à la vendeuse de piment qu’à celle de tissu ou de cosmétique alors qu’on sait que leurs chiffres d’affaires respectifs ne sont pas comparables. L’ANaGeM a également détaillé les coûts pour les marchés modernes régionaux. Pour les marchés à animation hebdomadaire, la redevance s’élèvera à 1 600 F CFA, incluant l’eau et l’électricité. Les marchés à animation périodique (tous les 4 ou 5 jours) verront leur coût fixé à 1 200 F CFA, avec les mêmes services inclus. Si ces montants peuvent sembler raisonnables pour des commerçants ayant un capital conséquent, ils deviennent une contrainte majeure pour ceux qui vivent au jour le jour, avec des bénéfices souvent inférieurs à ces droits de place.

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Fin de l'appui budgétaire des USA à l'Afrique: un casse-tête aux conséquences multiples

Fin de l'appui budgétaire des USA à l'Afrique: un casse-tête aux conséquences multiples

Une nouvelle a secoué les capitales africaines et les chancelleries internationales ces derniers jours. L’annonce récente par les États-Unis de la suspension de leur appui budgétaire direct à plusieurs États africains fait l’effet d’un séisme dans les cercles économiques et politiques du continent. Cette décision marque un tournant majeur dans la politique d’aide au développement américaine et représente un véritable casse-tête pour de nombreux pays du continent qui dépendent encore fortement de ces financements extérieurs. Les conséquences potentielles de cette mesure sont alarmantes et mettent en lumière le résultat d’une gestion souvent non prospective des ressources africaines. L’heure est plus que jamais venue pour l’Afrique d’apprendre à compter sur ses propres forces.

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Rencontre de Talon et les maires et SE : L'occasion manquée

Rencontre de Talon et les maires et SE : L'occasion manquée

 Il y a quelques jours, le chef de l’État Patrice Talon tendait la perche aux maires et Secrétaires exécutifs des communes pour crever l’abcès et panser la plaie des nouvelles réformes de la gouvernance locale. Mais, ils n’ont pas su la saisir afin de tirer les leçons, d’y apporter des corrections nécessaires pour éviter l’échec. Après plus de deux ans de mise en œuvre des nouvelles réformes structurelles du secteur de la décentralisation au Bénin, les leçons ont-elles été tirées ? Pas vraiment !  Née de la volonté du Président Patrice Talon de de renforcer la séparation des pouvoirs politiques de celle des pouvoirs techniques, cette réforme qui consiste en partie, à désigner les Secrétaires exécutifs poursuit son petit bout de chemin. Ceux-ci avaient été tirés au sort par les maires en avril 2022 avec à la clé, 34% de femmes et 66% d’hommes. Le Secrétaire exécutif a un mandat de 06 ans et est l’ordonnateur du budget de la mairie. Pour de nombreux Béninois, cette réforme avait sonné comme une lueur d’espoir au cœur de la gouvernance locale. Les populations, étouffées par des cas de mauvaise gestion financières répétées, avait accueilli cette initiative avec enthousiasme en y voyant, une issue durable à leurs problèmes quotidiens. Et une véritable ferveur populaire s’était emparée du pays traduisant l’attente d’un changement profond. Mais, au fil des mois, la désillusion s’est installée. Les Béninois ont commencé à observer l’initiative avec de moins en moins d’espoir, laissant place à une forme de résignation, voire de méfiance. Dès le départ, le maire de Kpomassé Kenam Mensah avait tiré la sonnette d’alarme. » Il faut nous remettre notre budget « , s’était-il exclamé avec un ton impératif à l’endroit du chef de l’État Patrice Talon, lors d’une rencontre avec les autres maires au Palais des Congrès en avril 2022. Puis, un peu plus calmement et réconciliant, il avait ajouté : « si vous voulez qu’il y ait la paix au niveau des communes, au niveau des conseils et du cabinet des maires, je pense qu’il faut nous retourner notre budget« .  Il ne savait pas s’y bien dire. Ironie du sort, sa commune sera l’une des dizaines de victimes de cette réforme de la gouvernance locale.

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