A l’issue d’un procès qui a duré environ 8h d’horloge, un procès mené en procédure de flagrance devant le tribunal de première instance de Cotonou, et qui a pris fin aux environs de minuit ce vendredi 25 mars, le député Raphaël Akotègnon et les trois autres personnes interpellés lors d’une manifestation de l’opposition ont été purement et simplement relaxés des fins de la poursuite, nonobstant les réquisitions du représentant du ministère public tendant à condamner le député à six mois d’emprisonnement ferme et quatre mois pour ses compagnons. A la fin du procès, le député dira que son arrestation visait à intimider, à faire peur ; mais que même s’il avait été condamné, il y a plusieurs autres Béninois comme lui, qui manifesteraient leur mécontentement.
Opinion
Les sciences au secours de nos élections
Il en est de la politique comme de la guerre. A savoir que la politique est une chose trop sérieuse pour qu’elle soit laissée aux initiatives des seuls politiciens. Les enjeux de la politique sont de nature à brouiller le regard des hommes politiques, à affecter leur opinion et leur jugement. Il est difficile, dans ces conditions, d’attendre du politicien l’objectivité nécessaire. Il lui est tout aussi difficile qu’il montre sens de l’équilibre ou qu’il sache tenir la bonne distance pour une mise en perspective correcte. Le parti-pris est le marigot du politicien.
De l'eau au moulin de la contestation citoyenne
C’est dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 mars que nous avons revu Joseph Gnonlonfoun pour la dernière fois, avant son annonce des grandes tendances du scrutin présidentiel. A l’issue de notre entretien et, une fois sur le chemin du retour, je n’ai pas manqué de partager avec mon confrère et directeur de la publication, Vincent Foly, la frayeur et l’ahurissement qui m’ont animé et qui continuaient d’animer mon corps et d’occuper ma pensée. «Crois-tu qu’il nous a révélé ce que nous avions si bien entendu et filmé de lui, en étant serein?», ai-je demandé à Vincent.
Après élection: le devoir de vérité
Bénin – La vérité comme le piment mûr rougit les yeux mais ne les crève pas. Ainsi parlaient les sages bambara du Mali. Quand se seront tues les clameurs d’une élection ; quand les politiciens auront renoncé à l’invective facile, se taisant si possible au cas où ils n’auraient rien à dire ; quand les divers acteurs se seront retrouvé face à eux-mêmes, devant le tribunal de leur conscience, le service du pays par tous doit passer par un devoir de vérité pour tous.
Le Bénin, un pays normalisé
Plus de dix jours après le scrutin présidentiel du 13 mars dernier et moins d’une semaine après la proclamation des résultats provisoires par le président de la Cour constitutionnelle, le pays tout entier semble pris dans une sorte de torpeur qui frise une attaque d’apoplexie. Les vainqueurs ont le triomphe modeste, pour la simple et bonne raison que tout triomphalisme paraitrait incongru et indécent.
Une crise majeure est à notre porte
Une crise majeure est à notre porte. Elle est consécutive au scrutin présidentiel de mars 2011. De mémoire de Béninois, jamais tension n’a été aussi vive au lendemain d’une élection. Jamais, autant qu’aujourd’hui, les Béninois n’ont senti la terre se dérober sous leurs pieds, le ciel leur tomber sur la tête.
Bénin : scénario à l’ivoirienne ou à la gabonaise?
Comment le Bénin a-t-il pu en arriver là? Comment le laboratoire africain de la démocratie, le pionnier des conférences nationales, des commissions électorales indépendantes et des alternances régulières a-t-il pu se trouver ainsi aux portes de la plus grave crise politique de toute son histoire? Comment comprendre que le cinquième processus électoral présidentiel aboutisse à ce point à un pourrissement et que la crise post-électorale en vienne à couver au pays de Béhanzin?
Crise électorale et législatives: Les dangers qui guettent l’opposition et le pays
Bénin – La crise politique que connaît le pays depuis quelques années, prend un nouveau développement depuis la tenue du premier tour de la présidentielle dans des conditions abjectes. Il faut, ici déjà, mentionner que toutes les parties ont leur part de responsabilité dans ce qui se passe. Mais, dans l’immédiat, il serait intéressant de scruter l’avenir immédiat. Et la boule ne révèle pas des perspectives heureuses.
Frappes en Libye : la guerre salvatrice!
Vive la guerre ! La Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste est depuis quelques heures sous le déluge de feu de la communauté internationale. Attendue et redoutée, espérée et crainte depuis trois semaines, l’opération « Aube de l’Odyssée » vient modifier les rapports de force militaires entre les troupes fidèles au Guide Mouammar Kadhafi et ses adversaires insurgés. Condamné et lâché de toutes parts, le dirigeant libyen qui espérait profiter des divisions au sein de la communauté internationale pour reprendre le contrôle de son pays n’a désormais plus que ses yeux pour regarder se déliter sa puissance… et peut-être bientôt, s’écrouler son régime.
Observateurs d’élections : témoins ou complices?
Bénin – Une fois n’est pas coutume : la présente chronique a cinq ans d’âge. Elle date du 17 mars 2006. Elle n’a pas pris cependant des rides. Elle continue, nous semble-t-il, de s’inscrire dans la brûlante actualité des élections. Puisqu’elle pose la question de l’observation de nos élections, décrypte la mission des observateurs. Qui sont-ils, que veulent-ils, que peuvent-ils ces gens d’ici ou d’ailleurs qui, le temps d’une élection, sillonnent le pays, vont d’un bureau de vote à l’autre, précédés ou suivis de leur titre d’observateurs ?