Une crise majeure est à notre porte. Elle est consécutive au scrutin présidentiel de mars 2011. De mémoire de Béninois, jamais tension n’a été aussi vive au lendemain d’une élection. Jamais, autant qu’aujourd’hui, les Béninois n’ont senti la terre se dérober sous leurs pieds, le ciel leur tomber sur la tête.
Opinion
Bénin : scénario à l’ivoirienne ou à la gabonaise?
Comment le Bénin a-t-il pu en arriver là? Comment le laboratoire africain de la démocratie, le pionnier des conférences nationales, des commissions électorales indépendantes et des alternances régulières a-t-il pu se trouver ainsi aux portes de la plus grave crise politique de toute son histoire? Comment comprendre que le cinquième processus électoral présidentiel aboutisse à ce point à un pourrissement et que la crise post-électorale en vienne à couver au pays de Béhanzin?
Crise électorale et législatives: Les dangers qui guettent l’opposition et le pays
Bénin – La crise politique que connaît le pays depuis quelques années, prend un nouveau développement depuis la tenue du premier tour de la présidentielle dans des conditions abjectes. Il faut, ici déjà, mentionner que toutes les parties ont leur part de responsabilité dans ce qui se passe. Mais, dans l’immédiat, il serait intéressant de scruter l’avenir immédiat. Et la boule ne révèle pas des perspectives heureuses.
Frappes en Libye : la guerre salvatrice!
Vive la guerre ! La Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste est depuis quelques heures sous le déluge de feu de la communauté internationale. Attendue et redoutée, espérée et crainte depuis trois semaines, l’opération « Aube de l’Odyssée » vient modifier les rapports de force militaires entre les troupes fidèles au Guide Mouammar Kadhafi et ses adversaires insurgés. Condamné et lâché de toutes parts, le dirigeant libyen qui espérait profiter des divisions au sein de la communauté internationale pour reprendre le contrôle de son pays n’a désormais plus que ses yeux pour regarder se déliter sa puissance… et peut-être bientôt, s’écrouler son régime.
Observateurs d’élections : témoins ou complices?
Bénin – Une fois n’est pas coutume : la présente chronique a cinq ans d’âge. Elle date du 17 mars 2006. Elle n’a pas pris cependant des rides. Elle continue, nous semble-t-il, de s’inscrire dans la brûlante actualité des élections. Puisqu’elle pose la question de l’observation de nos élections, décrypte la mission des observateurs. Qui sont-ils, que veulent-ils, que peuvent-ils ces gens d’ici ou d’ailleurs qui, le temps d’une élection, sillonnent le pays, vont d’un bureau de vote à l’autre, précédés ou suivis de leur titre d’observateurs ?
Bénin : l’intelligence en question
Personne ne le conteste : les Béninois vivent, en ce moment, le scrutin le plus controversé de leur histoire. La vitalité d’une démocratie, pensent certains, s’apprécie à la tension que celle-ci sait entretenir. Aussi soutiennent-ils que la confrontation des êtres et des choses, au milieu des coups et des cris, est préférable au calme stressant des cimetières.
LA LEPI, victime expiatoire de la "béninoiserie"
Par la grâce de Dieu ou par ce génie propre au peuple béninois, nous sommes allés à l’élection présidentielle avec notre LEPI malgré les dysfonctionnements réels dus à la non-mâitrise de cet outil novateur ou aux manœuvres de sabotage d’une partie de la classe politique qui ne veut surtout pas en entendre parler ; malgré l’opiniâtreté du régime YAYI. Les multiples manœuvres tendant à bloquer à un niveau ou à un autre le processus électoral ont toutes échoué, certes ; mais il reste à craindre les violences post-électorales.
Enjeux électoraux : leurre et lueur
Bénin – C’est maintenant formellement établi : les enjeux d’une élection peuvent faire perdre la tête à nombre de personnes. Et dire que ces personnes assument de hautes fonctions, tiennent, en leurs mains, des leviers essentiels dans la direction de leur pays. Qu’on imagine un pilote et son copilote devenir subitement fous. Des dizaines, voire des centaines de passagers qui sont sous leurs responsabilités peuvent entonner, par anticipation, le requiem, cette prière qu’on chante pour les morts dans la liturgie catholique.
La démocratie, la liberté, la loi et Dieu
Où situer ce qui fait la force d’un peuple ? Dans l’acceptation résignée des coups du sort ou dans la capacité volontariste d’agir sur les événements ? Celui qui se résigne est à l’image de quelqu’un qui se tasse sur lui-même. Il est dans une posture défensive. Par contre, celui qui a choisi de faire face à l’adversité, reste debout. Il regarde devant.
Du Niger à la Côte d’Ivoire, par le Bénin
Le Niger s’en sort haut la main. La Côte d’Ivoire n’en finit pas de perdre pied. Et le Bénin ? Gardera-t-il, jusqu’au bout, la tête froide ? La main du Niger, pour signaler la victoire sans bavure de Mouhamadou Issoufou, nouveau Président de la République. Le pied de Laurent Gbagbo que gangrène une crise politique dure et qui dure. Enfin, la tête des Béninois. Ceux-ci attendent dans la fièvre, les résultats du premier tour de l’élection présidentielle.